Mediapop

  • Avec ce manuel, plongez le regard dans une collection chatoyante de petites annonces à l'intention des « femmes à la poitrine trop petite ».
    Collectés dans la presse des années 60- 70, ces encarts publicitaires sont traités graphiquement pour un rendu sensuel qui met en relief leur érotisme teinté de charlatanisme.
    Voici un panorama des différents procédés pour embellir et gonfler les seins en usage dans la France d'alors. Ouvrage fantaisiste à mettre entre toutes les mains, il réjouira aussi bien les femmes que les hommes sensibles à la poésie du quotidien.

  • "Le carnet était donc aussi à mon insu un pense-bête : le seul endroit où, en dehors de ma mémoire qui a ses défauts et ses trous, ces noms-là étaient inscrits. Celles ou ceux qui les portent sont encore parfois présents à mon esprit. D'autres au contraire dorment à l'abri de mes pensées et ne se réveillent que sous mes yeux. La hiérarchie que cela crée entre ces noms est virtuelle, fluctuante, aléatoire.
    Ils excitent encore l'envie ou le regret, la curiosité ou l'amusement. Ma liste a été constituée de façon quasi aléatoire. L'anonymat des élu(e)s sera respecté, seule étant indiquée, comme sur l'encoche imprimée du carnet d'origine, l'initiale du nom propre."

  • Le 12 septembre 2019, Philippe Pascal disparaissait brutalement, alors que son groupe Marquis de Sade, séparé depuis 1981 et qui venait de se reformer pour une série de concerts, préparait un troisième album inespéré. Pour rendre hommage au chanteur magnétique qu'il rêvait d'approcher à ses débuts, Dominique Ané, connu sous son nom d'artiste Dominique A, nous livre le récit sobre et délicat de leurs rencontres souvent manquées, de ce qui a eu lieu et de ce qui aurait pu avoir lieu. Au fil des pages, ce sont les destins croisés de deux chanteurs liés à deux villes voisines, Rennes et Nantes, que nous raconte l'auteur sans enjoliver ou cacher ses sentiments.

  • « Des fois je rêve d'une ville qui est Mexico, mais qui en même temps n'est pas Mexico. Je veux dire c'est une ville inconnue mais moi je la connais à cause d'autres rêves. » Les détectives sauvages Roberto Bolaño Fasciné par Les Détectives sauvages, roman fleuve de Roberto Bolaño, Julien Allouf décide de partir au Mexique emboîter le pas aux poètes réalviscéralistes dont il a suivi les errances à travers les rues de Mexico tout le long de sa lecture. Il décide de partir vivre (pour de vrai !) leurs aventures, de retrouver les bars qu'ils avaient fréquentés, les bancs, les parcs, les trottoirs qu'ils avaient arpentés... Et, par une suite de heureux hasards, il croise le chemin des poètes infraréalistes qui ont inspirés à Bolaño les personnages de son livre : Peau Divine, Ulises Lima, les soeurs Font...
    Il découvre leurs poèmes, leurs manifestes, leur quête : vivre la vie comme l'art et l'art comme la vie. « Convulsivement ». Et, petit à petit, il abandonne le livre pour se laisser gagner par la vie qui s'offre, un appareil photo à la main...
    Le journal de cette traversée se déploie entres lettres inédites, poèmes, manifestes et photographies et laisse apparaître, en filigrane, un portrait en creux de Roberto Bolaño et de l'infraréalisme, avant garde littéraire qu'il fonda en 1975 avec un groupe de jeunes poètes au coeur de l'effervescence

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  • L'onde allait ainsi se propager du matin jusqu'au soir, et pour quelques jours encore.
    Déjà, la mélancolie commençait à étendre sa toile, dans l'esprit des admirateurs comme dans celui des simples passagers d'une époque libre, insouciante, pour se rappeler à eux longtemps après. Ils se souviendraient alors de ce soir particulier où ils refirent le monde, en rebattant les cartes, en déployant toutes sortes de trésors imaginaires, pour envisager leurs vies d'adultes débarrassées des contraintes. Ils se rediraient alors les mêmes mots, recomposeraient bien des lieux et des visages, la plupart perdus de vue, en repensant aux circonstances dans lesquelles ils apprirent, en ce vendredi 10 avril 1970, que les Beatles venaient de se séparer.

  • Bernard Plossu découvre la Californie en 1966, un an avant le Summer of Love. En pleine période hippie, il fréquente la City Lights Bookstore, croise Joan Baez et ses soeurs, rencontre Henry Miller et photographie sans arrière-pensée ses amis artisans, écrivains et artistes (certaines de ces photographies sont inédites, notamment les images en couleurs de 1966 à Haight-Ashbury). En 1970, attiré par l'Inde, Bernard Plossu se rend à Ceylan puis à Goa. Sincèrement hippie, il vit son époque intensément non sans une certaine naïveté.
    Dans les deux reportages publiés par Rock & Folk en 70 et 71 et intégralement repris ici (textes et photos de Bernard Plossu), il raconte sa quête d'amour et son aspiration à la paix à travers ses voyages et ses rencontres puis ses premières désillusions quand il se rend compte que l'anticonformisme est devenu une mode et que le rêve hippie est en passe d'être recyclé en business lucratif. Quarante ans après, Bernard Plossu revient sur ses années hip, ses débuts dans la photographie, son goût puis son dégoût pour le "grand angle" qu'il finira par abandonner définitivement. Ce livre touchant témoigne d'une époque qui marqua à jamais Bernard Plossu et nous rappelle que pendant quelques années, les hippies crurent sincèrement qu'un monde meilleur et une vie plus proche de la nature étaient possibles.

  • Unis par l'amitié, la proximité intellectuelle, l'activité collective, ils ont nom : Grand Jeu, Die Bru¨cke, Stridentistes, CoBrA, Futuristes, Der blaue Reiter, Gutaï, OBeRIou, OHO, Zero, Dada... Pour esquisser les portraits de ces Grands Turbulents à l'aide d'une photographie et de son exploration, Nicole Marchand-Zañartu a réuni cinquantequatre auteurs, hommes et femmes, écrivain, cinéaste, poète, architecte, chercheur, historien, musicien, philosophe...

  • « Je couche toujours le premier soir et dans mon esprit, c'est souvent pour la vie. » Quand un homme lui plaît, Chloé Mons aime sans mesure. Fondamentalement partante, pour une nuit, pour la vie. Qu'est-ce que la vie de celle qui est à la fois profondément romantique et qui n'a pas froid aux yeux ?
    Qui monte à cru et au grand galop sa propre histoire ? Elle avait trente-six ans quand son mari a disparu. Avec lui, elle a connu l'amour fou. Lui, le chanteur. Après le deuil est venu l'éveil. Le renouveau. Le retour à la vie. Le désir retrouvé. Dix ans de solitude qui sont aussi dix ans de romances éphémères et d'interrogations. Chloé Mons est repartie à la découverte de l'autre. En exploratrice. En aventurière. Chasseuse et chassée. Qu'est-ce que l'existence quand on l'envisage comme une matière infiniment malléable, sans vouloir en perdre l'essence originelle, ni ses valeurs les plus nobles ?
    Ce livre est-il une balade autobiographique qui chaloupe et qui swingue ? Est-ce une réflexion charnelle sur l'époque ? Est-ce un journal ? Tout cela à la fois, le pouls d'une vie et ça bat fort. Dans ce portrait en mouvement, Chloé Mons invente son propre discours amoureux. Celui d'une femme libre.
    Une artiste. C'est une plongée au coeur de sa galaxie intime, un kaléidoscope du vivant livré avec honnêteté, parfois crûment.
    Chaque rencontre qu'elle nous conte apporte sa matière à la pierre angulaire qu'est la grande question : qu'est-ce que l'amour ? Il en faut du cran aujourd'hui, pour nous rappeler haut et fort comme l'amour relève du rock and roll.

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  • Let go

    Chloé Mons

    Chloé Mons a été pendant douze ans la compagne d'Alain Bashung. En 2012, Chloé Mons publie aux Editions Fetjaine / Lamartinière un petit livre « Let Go », qu'elle définit comme un journal de deuil. Dans ce petit livre débordant d'amour, elle dévoile avec beaucoup de réserve et d'élégance les derniers jours du chanteur, décédé le 14 mars 2009.
    C'est une nouvelle version de ce récit accompagné cette fois de photographies que publie Médiapop à l'occasion des dix ans de la mort du chanteur.

  • C'est l'histoire d'un homme qui a grandi dans un petit village perdu au coeur de la forêt de Brocéliande. Un homme vivant chaque jour de sa vie comme si c'était le dernier. C'est l'histoire d'un homme aux mille facettes, photographe, bâtisseur, voyageur, et surtout amoureux fou de rock'n'roll et de vieilles bagnoles.
    Un chevalier des temps modernes venu secouer au tournant des années soixante et soixante-dix les torpeurs d'une ruralité endormie. Où l'on retrouve les charmes de la campagne bretonne, ses terrains de foot cabossés, ses bistrots où le temps n'existe plus, ses légendes immémoriales, comme le poids de traditions cisaillées par les riffs de Keith Richards ou les coups de baguettes telluriques de Keith Moon. C'est l'histoire (illustrée de photos de concerts millésimées et inédites) d'un homme épris d'émotions fortes et de liberté, disparu prématurément sous l'effet d'un cruel et funeste tour du destin. Et c'est aussi l'histoire d'un enfant qui, grâce à cet homme, devint lui-même épris de musiques, d'émotions fortes et de liberté.

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  • Le trou

    Paul Morris

    Le narrateur a dix ans, on l'accompagne pendant cinq saisons. L'auteur croque la brutalité des rapports sociaux, les moeurs d'une époque (internet, jeux vidéos, relatif désoeuvrement des enfants livrés à euxmêmes ; rupture entre les générations en filigrane) à travers le regard d'un enfant malheureux. Mais c'est surtout le monde de l'enfance rendu vivable par la poésie et la présence de la nature que raconte ce livre coup de poing qui nous renvoie à l'inégalité des chances et au mystère de la résilience.

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  • En 1982, au pouvoir depuis un an, cherchant à supprimer le plus grand nombre possible de chômeurs des listes de l'ANPE, les socialistes créent des stages d'insertion sociale et professionnelle. Notre héros a 33 ans et va travailler dans l'un de ceuxci.
    Cela sera son année christique, année entièrement passée en banlieue parisienne, chez les relégués, les abandonnés de la République, et elle sonnera la fin de sa jeunesse.
    En compensation, à côté de ce travail âpre et difficile, il y a sa vie nocturne, rue des Archives à Paris, où il habite, chant païen, expression d'une sensualité toute naïve, des excès à n'en plus finir, l'aura du provocateur, un régime alimentaire assez simple, des Heineken, des Heineken et des Heineken, des corps, soupirer, gémir, lécher, goûter à toutes les peaux, sautiller, mordiller, gambader, mourir et renaître, aimer à nouveau, et ainsi donc, pour lui, 1982 fut à la fois l'année de tous les espoirs, de tous les dangers et celle de toutes les tendresses.
    Eh oui ! Ainsi va la littérature, après tant d'oeuvres inoubliables, telles que L'Aprèsmidi d'un faune, Ecce homo ou Paludes, voici qu'enfin paraît L'année de tous les baisers, livre ô combien revivifiant, joyeux et à tout jamais ensorcelant.

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  • « Vivian aurait 57 ans aujourd'hui.
    Que reste-t-il de lui ? Que reste-t-il des vivants qui ont habité nos vies et qui les ont comblées de leur présence ? Comment faire avec leur mort, avec leur perte et leur absence ? Ne plus évoquer leur existence qu'en secret, la nuit, au coeur de notre solitude ? Parler d'eux à table, trinquer en leurs noms ? Parler en leurs noms, ne plus parler d'eux ? Mettre nos pas dans les leurs, les trahir, les défier, les célébrer, les oublier ?
    On écrit moins ces choses-là qu'on est écrit par elles. » Je suis tombé sur une boîte à chaussure où les photographies de Vivian attendaient.
    Quatre-vingt photos. Ce sont elles qui ont parlé. Elles, qui ont brisé le silence brutal qui a suivi sa mort. Je me suis demandé ce qu'il restait de lui en-dehors des souvenirs flous et des récits imprécis devenant de plus en plus pauvres au fil du temps. Tentant de me raccrocher à quelque chose de concret, de matériel, une preuve de son existence, de son passage sur terre, j'ai retrouvé quelques objets intimes lui appartenant et qui ont survécu, le procès verbal effectué par la gendarmerie à sa mort, les photographies de l'album familial. »

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  • Bernard Plossu parcourt l'Ouest américain de 1966 à 1985. Du Nouveau Mexique à la Californie, via le Nevada, l'Utah, l'Arizona, il photographie les signes, signaux, néons, panneaux et façades sur lesquels apparaissent cowboys et Indiens le long des routes qui traversent le désert. Par dérision, il appelle la série « De Buffalo Bill à Automo Bill ». Sous le regard amusé du photographe, les anciens ennemis, le cowboy, avec ses colts à la ceinture et son chapeau, et l'Indien, avec son tomahawk et sa coiffure en plumes, se livrent désormais une guerre commerciale en étant investis comme enseignes de boutiques rivales. Selon David Le Breton, ces photographies témoignent de la nostalgie inguérissable d'un monde amérindien disparu dont Bernard Plossu a longtemps rêvé. L'ombre des populations indiennes ayant vécu dans sa proximité continue à hanter le désert. Il y a là dans ces rochers et dans la nostalgie de la mesa, l'image possible d'une existence où la fêlure serait atténuée, où une hospitalité serait enfin pensable. Mémoire d'un monde sans séparation mais voué au dépouillement, à l'essentiel, à l'élémentaire.

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  • Faire dépression

    Yves Tenret

    Faire dépression est le grand roman polyphonique que vous attendiez, un choeur de 472 voix diverses, cinq ans de travail, une orgie cérébrale, et rien de plus ni de moins que le quotidien fantastique d'une école d'art aux croisement des XXe et XXIe siècles : quatre directeurs successifs, des dizaines de profs, des centaines d'étudiants, du harcèlement, des trahisons, du sexe, des humiliations, de la drogue, des suicides, des projets insensés, des homosexuels, des échecs féconds, des marginaux béats, des réussites si modestes que personne ne les a jamais même entrevues, des petits-bourgeois dionysiaques, des réacs, beaucoup de barbecues, des branchés futiles et impies, des exhibitionnistes bien membrés, des jeunes femmes belles à se damner, des planqués, des coincés graves, des fêtes démentes, des exploiteurs, des exploités, des perturbés et des perturbateurs.

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  • Fourt

    Yves Tenret

    Au début des années 60, un jour de grève générale, des enfants traversent la Belgique en ravageant tout sur leur passage. Et en particulier le langage.
    Des barbarismes apparaissent et la plupart des petits mots disparaissent.
    Ce récit de la dérive d'une bande de gosses laissés à eux-mêmes est encore plus expérimental que ne l'étaient les textes disparates et aventureux de Funky Boy à propos desquels, dans l'Hebdo, Patrick Morier-Genoud traça ce portrait d'Yves Tenret du temps de sa vie lausannoise : « Il riait fort, grimpait sur les tables pour un oui ou pour un non, n'était ni prévenant ni poli. Et il parlait, parlait et parlait ». Maintenant, il se tait et, pour compenser, a décidé de publier un livre tous les six mois.

  • 1964

    Kai Pohl

    Si les hommes ne se soulèvent pas, à la fin se soulèvera la mer, l'herbe fera éclater les rues, les murs tomberont dans le vent, la rhétorique décorative des puissants leur retombera en acier brûlant sur les pieds.

    Le texte de Kai Pohl, qui porte en titre l'année de sa naissance, peut se lire comme un manifeste poétique. Il lie des cut-ups tirés d'Internet avec des notices biographiques, des voix intérieures et des lambeaux de conversation tirés du monde de l'illusion. Celle-ci, bien réelle, est née du manque de capacité à se le représenter autrement. Ce serait un signe de folie que de réclamer en hiver des raisins mûrs, dit Marc Aurèle, ce qu'Épictète commente ainsi : « la dispute ne porte pas sur tel ou tel objet mais sur la question de savoir si nous sommes fous ou non ». Tout un programme de débusquer les chimères quand elles se cachent dans la normalité partagée.
    Kai Pohl dissèque la confusion de notre rapport au monde devenue camisole. Le lecteur est impliqué dans ce qu'il lit comme co-auteur du texte puisque co-auteur de la réalité de ce monde.

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  • Lorsqu'il écoute The Undertones, The Ramones ou Big Star, Vincent Vanoli imagine des tranches de vie qu'il dessine en prenant soin de traduire plus ou moins fidèlement les paroles. A Brighton où il a vécu quelques temps, il a rencontré Everett True, un émule de Lester Bangs passé par la NME et le Melody Maker. Pour accompagner ses dessins, Vincent Vanoli lui a commandé quelques textes, ainsi qu'à Philippe Dumez, l'auteur de "39 ans 1/2 pour tous", et à ses amis Fabrice Voné et Calou. A leur tour, ils lui ont demandé d'illustrer leurs textes inspirés par Boney M, Thin Lizzy, Hefner ou Hole. De ces échanges, il ressort que si pour Vincent Vanoli le rock, de préférence anglais ou américain, est une source d'inspiration inépuisable, c'est aussi une formidable machine à remonter le temps et à réveiller l'adolescent qui sommeille en chacun de nous.
    Textes de CALOU, Philippe DUMEZ, Everett TRUE et Fabrice VONE

  • Traqueuse de fantômes

    Laure Vasconi

    Du Caire à Rome, d'Hollywood à Babelsberg, de Paramount à Fox, Laure Vasconi a vadrouillé, déambulé, ?âné, rêvé, toujours armée de sa prothèse devenue naturelle, l'appareil photo. Dans des studios plus ou moins en activité, en sommeil, voire en déshérence, elle a observé les coulisses des usines à rêves du XXème siècle, capté l'envers, les plis, l'inconscient du cinéma, saisi le hors champ des ?lms. Dans des locaux le plus souvent déserts, mais parfois peuplés de quelques employés, fourmis invisibles mais indispensables de la grande ruche cinéma, elle n'a eu de cesse de photographier ce que les foules ne voient jamais : la béance du cinéma, la latence entre les ?lms, avant ou après que ceux-ci soient fabriqués.

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  • De la Place de l'Europe au Noumatrouff, d'un squat insalubre à une coloc' surpeuplée, le rap s'est écrit et scandé à Mulhouse avec fraîcheur, passion et originalité.
    Depuis son arrivée dans la Cité du Bollwerk au début des années 90, le genre a gagné en reconnaissance publique, comme l'a prouvé le plateau 100% hip-hop organisé sur la grande scène de la Place de la Réunion pour la Fête de la Musique en 2015. Les membres de La Vieille Ecole, Mat Twice, Asskar, Artcore State of Mind, D-Bangerz ou encore Sphère Primaire témoignent de 25 années de rimes, de scène et d'amitié, qui ont fait du rap l'un des moyens d'expression privilégiés de l'une des villes les plus jeunes et populaires de France.
    Texte de Sylvain Freyburger, photographies de Christophe Schmitt.

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  • Mon avc

    Yves Tenret

    Cette prose est belliqueuse, elle ne flatte pas, elle est pure niaque. Etant essentiellement paresse, je ne développe jamais rien, j'empile, j'entasse, je souffle court. Jeune, entre deux âges, j'étais vieux, radieux et fatigué. Vieux, je suis laborieux, angoissé et infatigable. J'ai été à l'hôpital, j'ai failli y rester, j'en suis revenu. Et à présent, ce n'est plus le passé qui est dramatique mais le futur ! Tout devient angoissant, chier, pisser, dormir et du coup, on se rend compte que pendant soixante-sept ans au moins, on a été insouciant...
    Cigale ? Eh oui ! Merde aux fourmis !

  • Par terre, sur le dos d'une chaise, moulant un petit cul adoré, frimant, se dandinant, s'oubliant, se sublimant?
    Avec lui, on a eu nos époques, celui qui moule, celui qui flotte, le rêche, le doux, le vieux, le neuf, le brodé, le customisé, le velours côtelé, le bourrin, bas de la jambe retournée, le folkeux et le rocker.
    Les vestes, les gilets, les petits, les gros seins, quatre couches dessous, rien dessus, marcel, chemise à carreaux ou à walpé.
    Henri est rock et Kiki trash. Et le jeans, une seconde peau, usé à la corde, old fashion, éternel, une caresse, un oubli, immaculé, crade, unisexe, hyper sexué, je rêêêêêêêve.?

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  • La fin du monde, ça fait un moment qu'on nous l'annonce. Si elle arrive, ce livre sera un bloc de mémoire caché parmi les décombres : et si elle n'arrive pas, il est à partager comme un témoignage, un pavé dans la mare, un pavé dans la vitre. Anthony Ghilas, poète punk rock banni de l'Éducation Nationale et en mouvement constant - stylo au poing et objectif à l'oeil - livre ses portraits, réflexions et récits de voyages entre la France et la Californie avec colère et misanthropie. Les désaxés, les les sans-abris et les Sisyphes modernes qui hantent sa prose sont les derniers représentants de la race humaine. Échappant à l'obscurité, l'auteur trouve les clés de l'optimisme dans la rage, les yeux d'une fille et les rayons de soleil d'une plage de Los Angeles ou d'un boulevard industriel."Je veux juste une toute petite preuve qu'il y a encore de l'énergie dans les interstices de ce qu'ils ont détruit ! Je veux qu'on me dise qui sortira dans les rues pour construire la termitière tatouée quand tout aura été détruit !"Vous ?

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