Remue Menage

  • Des clubs privés londoniens à la Ligue du LOL, de la Sillicon Valley à Wall Street, Martine Delvaux s'intéresse aux regroupements d'hommes qui ensemble se relaient le pouvoir et font en sorte de le conserver. C'est dans les récits et les représentations qui défilent sur nos écrans qu'elle cherche à mieux les voir, à analyser leur mécanique. L'armée, les fraternités, les cabinets d'avocats, les firmes d'architectes, le Bureau ovale, tout y passe.
    Je veux faire surgir le boys club pour ce qu'il est : une organisation des corps, une chorégraphie qui est un rouage du patriarcat, la mécanique qui permet à la domination masculine de s'actualiser chaque minute de chaque jour de notre vie.

  • Luxure, nom féminin : comportement de quelqu'un qui se livre sans retenue aux plaisirs sexuels.

    Les codirectrices de Libérer la colère poursuivent leur relecture libre et féministe des péchés capitaux en s'attaquant cette fois à une bête redoutable : le sexe. Qui a dit que la libération sexuelle des années 1970 avait vraiment «libéré» notre sexualité ? Est-ce que le devoir conjugal n'appartient qu'à la génération de nos grands-mères ? Comment se fait-il que le fossé orgasmique soit encore si profond?

    De l'asexualité au BDSM, du polyamour au consentement enthousiaste, ces textes culottés réclament haut et fort une nouvelle révolution sexuelle, une réinvention de nos rapports intimes. Si le privé est politique, la sexualité est la clé de voûte de véritables rapports égalitaires. Nous réclamons le droit à la jouissance complète de nos vies. Si dans Libérer la colère nous disions être des féministes frustré·e·s, nous constatons dans Libérer la culotte que nous sommes aussi mal baisé·e·s.

  • Le documentaire Petite fille en 2020 nous aura rappelé que la question des jeunes trans gagnerait à être mieux connue du grand public. Longtemps, les identités trans et non binaires chez l'enfant ont été comprises comme une pathologie du développement à mettre en veilleuse, voire à corriger plus tard.

    À l'image des personnes homosexuelles qui ont subi ces mêmes violences, un·e enfant qui exprime une identité de genre non conforme n'est absolument pas malade. Défendant l'approche dite « transaffirmative », qui repose sur une vision non binaire du genre, non pathologisante, respectant l'autodétermination et l'expertise des personnes sur leur vie, cet ouvrage pluridisiciplinaire entend fournir des fondements théoriques et pratiques sur le sujet, dans le but d'accompagner et d'améliorer la qualité de vie de ces enfants souvent vulnérables.

  • La question de la reconnaissance du travail invisible des femmes dans les familles et dans la société fait du surplace depuis au moins 40 ans. Où en sommes-nous aujourd'hui face à ces enjeux soulevés par les féministes durant la décennie 1970, et comment s'expriment-ils dans différentes communautés ou milieux, des travailleuses du sexe aux proches aidant·e·s ? Quels sont les nouveaux aspects de l'invisibilité de ce travail "considéré féminin", et, plus généralement, où en sont les revendications en matière de reproduction sociale ?

    Ce recueil entend dresser un état des lieux de la question et des mobilisations à mener, avec des actrices directement au coeur de ces enjeux.

  • L'école enseigne-t-elle l'hétérosexualité ? Dans la cour de récréation comme en classe, les jeunes ont tôt fait de comprendre quels corps et quels comportements sont admissibles. Ce livre passe au crible une culture scolaire qui contribue à reconduire des normes de genre et de sexualité, souvent à son insu. Il montre comment les programmes, les manuels et les pratiques enseignantes peuvent maintenir les élèves dans l'ignorance quant à leur identité et leurs désirs, voire alimenter la violence.

    Dressant un portrait actuel de l'éducation à la sexualité en France et au Québec, il propose des pistes d'intervention afin de rendre les contenus scolaires véritablement inclusifs et anti-oppressifs.

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  • Des corps féminins en rangées. Ils se meuvent en synchronie. Ils ne se distinguent que par le détail d'un vêtement, d'une courbe, d'une teinte de cheveux. Les filles en série sont des filles-machines, des filles-marchandises, des filles-ornements. Toutes reproduites mécaniquement par l'usine ordinaire de la misogynie. Mais cette figure est double : à la fois serial girls et serial killers de l'identité qu'on cherche à leur imposer. Casseuses de party, ingouvernables, elles se mettent à courir.

    Entre aliénation et contestation, les filles en série résistent. Cet essai percutant se déploie comme une chaîne qui se fait et se défait, depuis les Cariatides jusqu'aux Pussy Riot.

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