Littérature traduite

  • Un juif berlinois organise la résistance dans la Wehrmacht : Nouv.

    Né à Berlin en 1913, le Juif allemand Martin Monath se réfugie à Bruxelles en 1939 où il rejoint le mouvement trotskiste clandestin. Replié à Paris, il publie le journal Arbeiter und Soldat (Travailleur et soldat) dont le premier numéro paraît en juillet?1943. Martin Monath commence alors un travail d'organisation de cellules clandestines de soldats allemands pour encourager la lutte révolutionnaire contre les nazis.
    À Brest, sur la base navale, ce sont plus de 50 soldats allemands qui participent à la diffusion du journal, dont la Gestapo retrouve des exemplaires parmi la troupe stationnée en Italie. Dénoncés, les soldats sont arrêtés et fusillés. Les trotskistes français qui participent à Arbeiter und Soldat sont également arrêtés, fusillés ou déportés vers les camps de la mort.
    Évadé après avoir été capturé par la police française, Martin Monath est rattrapé et pendu en août?1944 par des nazis en fuite devant l'avancée des armées américaines.
    Un fol espoir animait ces jeunes hommes qui voulaient détruire l'armée nazie de l'intérieur pour projeter sur le monde la lueur de l'internationalisme prolétarien cher à Rosa Luxemburg et à Karl Liebknecht.

  • À partir de sources largement inédites, ce livre montre que Karl Marx a développé une analyse écologique du capitalisme. Ainsi, sa critique de la propriété privée apparaît indissociable de son analyse de la destruction de l'environnement.
    À l'heure où les inégalités explosent et alors que la planète fonce vers l'abîme, Marx indique la source commune de ces problèmes et esquisse la solution :
    Rompre avec le capitalisme pour établir une relation harmonieuse entre les humains et la nature.
    Pour trouver des solutions à la crise climatique globale dans laquelle l'humanité est entrée, il est aujourd'hui plus que jamais indispensable de comprendre l'imbrication entre le système capitaliste et la destruction environnementale.
    Critique éminent du capitalisme, Karl Marx a pourtant mauvaise réputation auprès de nombreux écologistes.
    Il est accusé d'être un penseur productiviste, prônant la maîtrise de la nature par les humains. C'est à cette aune que Kohei Saïto relit les oeuvres majeurs, ainsi que les cahiers scientifiques inédits de Marx et montre que ces accusations sont sans fondement.
    Il nous fait découvrir un Marx qui suit de près les avancées des sciences de la nature et, surtout, de l'agronomie, qu'il intègre méthodiquement dans ses propres travaux.
    Le constat s'impose : l'écologie est un aspect incontournable du projet marxien de la critique du capitalisme. Ainsi, Marx fournit une base théorique riche pour comprendre la crise écologique actuelle et pour la dépasser.

  • Le 9?juillet 1990, Víctor Polay Campos et 47 membres du Mouvement révolutionnaire Túpac ­Amaru (MRTA) s'évadent d'une prison de haute sécurité à travers un tunnel long de plus de 300 mètres.
    Ce tunnel, creusé depuis l'extérieur de la prison, a mobilisé des dizaines de «?taupes?» qui, dans le plus grand secret, ont vécu dans les entrailles de la terre pendant des mois et des mois.
    Peu après l'évasion, le MRTA fait appel au journaliste et écrivain péruvien Guillermo Thorndike pour raconter cette histoire. Journaliste respecté, auteur de récits historiques sur les mouvements révolutionnaires au Pérou, d'enquêtes, écrivain au style très affirmé, l'auteur va livrer un récit puissant de cette aventure.
    À la fois roman vrai de la préparation minutieuse de cette évasion, des efforts hors du commun nécessaires à son aboutissement, mais aussi évocation puissante du Pérou de ces années de conflit et de guérilla, de tortures et de prison, Le Tunnel s'inscrit dans la tradition de la crónica latino-américaine mais aussi dans celle, plus large, de la non-fiction littéraire et du nouveau journalisme. Genre consacré dans les pays anglo-saxons, avec de grands noms comme ceux de Truman Capote, Gay Talese ou encore Tom Wolfe, mais aussi dans toute l'Amérique latine, il commence à s'installer dans le paysage littéraire français.
    Des maquis de la guérilla aux sommets andins, en passant par les rues de Lima et les murs de la prison de Canto Grande, Le Tunnel se veut fidèle à la réalité. Le récit rend hommage à ces hommes et à ces femmes en invitant à une exploration littéraire teintée de réalisme magique de cette histoire de terre, de larmes, de sang, mais aussi d'espoir, de courage et d'amour.

  • Les condamnés, nouvelle inédite en français, raconte l'assassinat du gouverneur militaire allemand d'Ukraine en 1918. Ce récit de fiction de Grigori Smolianski, publié en russe en 1926 dans la revue Krasnaia Nov', constitue le coeur de ce livre.
    Né en 1890, membre du Parti des socialistes-révolutionnaires, puis bolchevik, Grigori Smolianski fut l'un de ces « révolutionnaires professionnels », dont l'essentiel de la vie se déroule sur fond d'une violence généralisée. Il s'engage contre le tsarisme dès 1905, et vit l'époque de violence qui déferle en Russie avec la révolution de 1905 et sa répression, la Première Guerre mondiale, les révolutions de Février et d'Octobre 1917, la guerre civile, et qui se termine par la violence stalinienne.
    Pour écrire l'histoire de son grand-père, Natalia Smolianskaia - sa petite-fille -, nous présente un enchevêtrement de sources, un récit imaginaire et pourtant bien réel (la nouvelle), des fragments de Mémoires et autres archives personnelles, des articles de presse, des archives de police.
    Ces sources sont rassemblées autour du parcours de cet homme qui a consacré une bonne partie de sa vie à un objectif : renverser le pouvoir, en commettant des attentats visant des individus bien précis, porteurs et symboles de divers pouvoirs autocratiques ou dominants.
    Durant les dix dernières années de sa vie, Grigori Smolianski vit enserré dans les mailles d'un autre pouvoir, auquel les révolutionnaires russes ne s'attendaient pas, le pouvoir stalinien. Il sera exécuté en 1937.
    Le livre est aussi une interrogation sur la légitimité de la violence politique qui se déroule dans un contexte historique particulier, car on ne peut abstraire le parcours de ce personnage de la période. C'est ainsi, en partie, que le lit Natalia Smolianskaia dans ses commentaires, dans ses introduction et conclusion, en développant une réflexion historique et philosophique sur cette question. Elle explique les logiques sous-tendant la violence politique qui marque l'histoire russe et la trajectoire de Grigori Smolianski, ce « petit garçon d'un ghetto puant et étouffant », né dans la zone de résidence où étaient confinés les Juifs de l'Empire russe.

  • Lynchage, ségrégation, invasion de l'Ethiopie par l'Italie fasciste, Black Power, autodéfense et auto-organisation des Noirs, ce sont là quelques-unes des questions abordées abordées par C. L. R. James.
    Révolutionnaire caribéen, figure du panafricanisme, marxiste, "Noir européen", C. L. R. James reste un auteur méconnu en France, en dehors des Jacobins noirs, paru en 1938 et constamment réédité depuis.
    C. L. R. James a pourtant été au coeur de nombreuses batailles, des années 1930 aux années 1970, des Caraïbes à Londres en passant par Detroit et Chicago. On trouvera rassemblés dans ce livre les textes qu'il a consacrés à la question noire aux Etats-Unis, des réflexions acérées livrés par un acteur de ces mouvements.
    Réflexions qui aujourd'hui n'ont pas perdu de leur puissance et de leur puissance et de leur actualité : "Chaque fois que le sang doit être versé, les dirigeants de ce pays estiment que c'est aux Nègres de verser le leur. C'est un privilège et un honneur dont ils n'ont jamais privé le Nègre. Ils l'ont privé du droit de vote, ils lio ont refilé les pires boulots, ils l'ont parqué dans les pires taudis, ils l'ont lynché. Mais quand ils veulent que les gens meurent pour la "démocratie", alors soyez sûrs qu'ils viendront chercher les Nègres. Les dirigeants de ce pays se montrent alors déposés à reconnaître aux Nègres tous les droits."

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  • - La vie de Malcolm X par un grand écrivain noir américain - « Ce n'est pas tout ce que vous avez pu me faire qui vous menace. C'est tout ce que vous avez fait à vous-même qui vous menace », James Baldwin.

    Après l'avoir relégué à la périphérie de l'histoire noire moderne pendant des années, les historiens commencent désormais à le considérer comme une figure centrale. Il est devenu une partie intégrante de l'échafaudage qui soutient l'identité afro-américaine contemporaine.

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  • Cet ouvrage inaugure la collection Radical America, consacrée aux conflits sociaux, ethniques, culturels qui traversent les États-Unis, en particulier les luttes afro-américaines. Ce premier volume balaye un siècle de luttes noires, de manière didactique et synthétique.
    On y trouve une analyse lucide des mouvements historiques dirigés contre le racisme aux États-Unis - de la guerre civile et la reconstructions postérieure (analysées en détail dans Une révolution inachevée) au séparatisme de Marcus Garvey et au militantisme de Malcolm X et des Black Panthers, en passant par les prêches de Martin Luther King, et bien d'autres -, riche de leçons pour appréhender les problèmes raciaux contemporains, aux Etats-Unis mais aussi en France.
    Par l'évocation de l'abolitionnisme, des luttes contre l'esclavage, des mobilisations ouvrières noires, ainsi que des liens entre ces mouvements et la gauche américaine, c'est à une contre-histoire révolutionnaire de l'Amérique ainsi qu'à une prise en compte de la complexité de l'articualtion entre race et classe que nous invite l'auteur.

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  • Dans son livre Changer le monde sans prendre le pouvoir, Holloway mène une analyse théorique et politique de ce que portent les mouvements sociaux depuis le milieu des années 1990 - impulsés notamment par la révolte zapatiste en 1994. Holloway montre que ces mouvements luttent pour un changement radical, mais dans des termes qui n'ont rien à voir avec la radicalité des luttes antérieures qui visaient la prise du pouvoir d'Etat. Holloway s'interroge sur la manière de reformuler notre compréhension de la révolution en tant que lutte contre le pouvoir et non pas pour le pouvoir. Après un siècle de tentatives manquées visant à mener des changements radicaux, et ce, autant du côté des révolutionnaires que de celui des réformistes, le concept de révolution est entré en crise.

  • À l'occasion du 200 e anniversaire de la naissance de Marx (1818-1883), la célèbre biographie écrite par Franz Mehring et publiée en allemand en 1918, paraît dans une édition entièrement retraduite, enrichie d'un ample appareil critique et d'études complémentaires, ainsi que d'une biographie politique de son auteur.
    Ce n'est qu'en 1983 que l'ouvrage a été traduit en français et publié pour la première fois. Mais la traduction, l'avant-propos de Jean Mortier portent l'empreinte du recyclage de Marx par l'idéologie sta- linienne.
    Cette première traduction française comportait 600 pages, la nouvelle, commentée et annotée par Gérard Bloch en occupe 1 500.
    Pas de quoi effrayer les lecteurs et les lectrices.
    En effet, la vivacité de l'oeuvre de Franz Mehring est entretenue par Gérard Bloch qui nous fait découvrir de nouveaux paysages en éclairant ceux peints par Mehring.
    Il partage avec Mehring la vaste connaissance du parcours de Marx et possède une vue plus complète des écrits de ce dernier, soit ceux publiés après 1918.
    Il combine exactitude et érudition en donnant ac- cès dans ses notes aux textes originaux de Marx aux- quels Mehring ne fait qu'allusion.
    Il accompagne avec pédagogie les lecteurs et les lectrices sur les tracés allant de Marx et Engels à Mehring et aux débats politiques de l'époque, dont plus d'un s'inscrit dans les temps présents.
    L'oeuvre magistrale de Mehring est désormais disponible dans une édition française complètement nouvelle et augmentée.

  • Ce livre - qui vient s'ajouter à La Révolution mexicaine d'Adolfo Gilly et à La Pensée coloniale de Fernando Matamoros, tous deux publiés dans la colection Coyoacán - envisage le Mexique contemporain dans son contexte historique et international, en partant du cycle de mobilisations sociales fondateur que fut la révolution de 1910-1917. Il dévoile la richesse idéologique et politique de ses précurseurs, en particulier de Ricardo Flores Magón et de ses frères, avant même Emiliano Zapata, sur des questions aussi décisives que les luttes d'émancipation des petits paysans, des peuples indigènes et des femmes, sans oublier celles de l'émigration aux Etats-Unis.
    L'auteur dresse un tableau effrayant du Mexique d'aujourd'hui, où les recettes néolibérales les plus brutales sont imposées par un Etat mafieux, avec l'appui inconditionnel des Etats-Unis, au prix d'une militarisation croissante de la société. Dans le contexte d'une offensive contre certains secteurs de narcotrafiquants, menée la main dans la main avec des cartels rivaux, l'Etat livre ainsi une véritable guerre, dont les civils - jeunes et femmes en particulier - sont les principales victimes.
    Il révèle enfin la puissance des mobilisations en cours, notamment parmi les peuples indigènes, les salariés des mines et de l'électricité, les immigrés aux Etats-Unis, femmes et hommes, dont la détermination n'a d'égal que le courage. Celles-ci puisent dans l'expérience d'un siècle de combats contre l'oppression tout en ne cessant d'inventer de nouvelles modalités de lutte contre les oligarchies économiques et politiques en place et contre la terreur d'Etat. Pour l'auteur de cet ouvrage de référence enfin traduit, la révolution mexicaine n'a pas encore dit son dernier mot.

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  • A l'heure où un projet de loi est discuté au Parlement français, ce livre souligne que «vouloir inverser la charge pénale en libérant les personnes prostituées des poursuites pour les transférer sur les véritables auteurs de la violence prostitutionnelle, les clients prostitueurs, c'est ébranler l'un des piliers les plus résistants du pouvoir masculin». En Suède, en Norvège et en Islande, les féministes ont réussi à faire adopter des lois pénalisant l'achat de services sexuels et le proxénétisme tout en décriminalisant l'activité des personnes prostituées.
    Le modèle nordique reconnaît que ceux qui payent pour du sexe - les prostitueurs - sont responsables de l'existence de ce qui est devenu une véritable industrie mondialisée : la vente de services sexuels. Les auteures dévoilent le rôle et la fonction du lobby favorable à la prostitution d'autrui et déconstruisent la légende selon laquelle le «modèle nordique» porterait préjudice aux personnes prostituées.
    Publiée en norvégien en 2010, puis traduit en anglais en 2011, ce livre décrit le processus politique qui a précédé et fait suite à la promulgation de la loi de 1999 interdisant l'achat de services sexuels. Les auteures analysent les luttes contre la pornographie et la prostitution, en exposant les discussions au sein du mouvement féministe sur l'«oppression sexualisée». Suède, Norvège, puis Islande et Danemark. Les auteures présentent les caractéristiques des mouvements féministes dans les pays nordiques, les différentes analyses sur la prostitution, les services de soutien aux prostituées et tirent un premier bilan des réformes engagées.
    Une large place est donnée à la parole des survivantes de la prostitution.

  • - Marx explore la périphérie du capitalisme et se confronte à la question coloniale et à celle de la race.
    - Une partie essentielle de l'oeuvre du théoricien mise à jour et qui bouscule les représentations classiques du marxisme.
    Selon une présentation trop rapide, Marx n'aurait été que le théoricien du capitalisme des sociétés occidentales. L'auteur du Capital n'a pourtant pas ignoré le reste du monde.
    En effet, son installation à Londres l'a placé au coeur du plus grand empire mondial. Ce poste d'observation l'amènera à prendre en compte les sociétés non-occidentales et le colonialisme auxquels il consacrera une part importante de son travail. L'ouvrage nous dévoile cette part essentielle et toujours actuelle, et souvent ignorée, de l'oeuvre de Marx.

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  • Transformer un militant révolutionnaire en icône n'est- ce pas insulter sa mémoire ? Cinquante ans après la mort de Che Guevara, les marchands de posters et de tee-shirts n'y trouvent rien à redire et la figure du guérillero peut conti- nuer à susciter admiration ou fascination sans que beau- coup n'en connaissent réellement la pensée, les engage- ments ou tout simplement l'itinéraire.
    Samuel Farber, l'auteur de ce livre, n'est pas un idolâtre de Che Guevara. Originaire de Cuba, acteur engagé de la gauche radicale américaine, Sam Farber nous propose une réflexion critique sans concession sur l'itinéraire du gué- rillero.
    Cet ouvrage restitue le parcours du révolutionnaire ar- gentin et non le mythe.
    De sa naissance en Argentine à son assassinat par la CIA en Bolivie le 9 octobre 1967, l'auteur reprend le fil de sa vie. Le jeune étudiant en médecine, dont le voyage à travers l'Amérique latine confrontée à la misère et aux dictatures décide de son engagement politique, entreprend alors de se consacrer à la révolution.
    Ces années de formation sont essentielles pour com- prendre la pensée de celui qui sera bientôt surnommé Che Guevara lorsqu'il rejoint Fidel Castro.
    La révolution cubaine, ses responsabilités dans la ré- forme agraire, son engagement militaire au Congo et enfin l'expédition en Bolivie qui lui sera fatale constituent les temps forts de l'ouvrage.
    Samuel Farber offre également au lecteur une nouvelle approche critique de la pensée de Che Guevara qui éclaire pleinement ses actes et ses choix fortement marqués par un volontarisme autoritaire qui éclipse la question démo- cratique et qui annonce déjà les impasses de la révolution cubaine.
    Un portrait sans concession qui éclaire sous un nou- veau jour une figure exceptionnelle du 20 e siècle.

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  • La peur des miroirs

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    • Syllepse
    • 16 Septembre 2001

    Quelques années après la chute du mur de Berlin, Vlady, un ancien dissident est-allemand, se regarde dans le miroir de l'Histoire.
    Fils d'une communiste juive allemande réfugiée en Union soviétique, il a vécu son enfance à Moscou pendant le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, fidèle parmi les fidèles, sa mère revient avec lui dans ce qui est devenu la RDA. Vlady anime bientôt un cercle clandestin d'étudiants luttant contre le régime au nom d'un " socialisme à visage humain ". Après la chute du Mur et après la réunification de l'Allemagne, sa fidélité à ses convictions va lui coûter son poste de professeur à l'Université.
    Désemparé face à un monde qui semble avoir fait du capitalisme son horizon indépassable, Vlady est en outre amené à défaire douloureusement les plis d'une histoire secrète : celle d'un père qu'il n'a pas connu. Ce père, à la fois si absent et si présent, serait-ce Ludwig, ce Juif polonais, agent secret soviétique en rupture avec le Komintern, assassiné sur ordre de Staline alors qu'il s'apprêtait à rejoindre Trotsky ? Cette quête de la vérité, Vlady la raconte à son fils Karl, jeune social-démocrate modéré et sans flamme.
    Il évoque les espoirs nés de la Révolution d'octobre et leur trahison. Il perce également l'énigme de Gertrude, sa mère : partagée entre son amour pour Ludwig et sa dévotion à Moscou, elle porte en elle un terrible fardeau... Tariq Ali nous offre une impressionnante galerie de portraits où les personnages se mêlent à d'authentiques figures de l'histoire. Ce roman à clefs nous entraîne dans la tourmente du siècle, à Berlin, Moscou, Vienne, Hanoï, Barcelone et Paris.
    Un livre sans frontière entre Histoire et romanesque.

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