Arts et spectacles

  • Le 12 avril 2015, Freddie Gray, habitant de Balti- more, meurt des suites d'une arrestation brutale par la police de Baltimore. En temps normal, Freddie Gray serait devenu une victime anonyme de plus du racisme, de l'inégalité et de la brutalité qui animent une grande partie de la société américaine. Au lieu de cela, sa mort déclencha une révolte qui mit en pièces l'illusion selon laquelle quelque chose était en train d'être fait contre l'épidémie de violences et d'abus po- liciers dans le pays. Le « soulèvement de Baltimore » comme l'appellent ses protagonistes va être documen- té de l'intérieur par un jeune photographe, habitant de West Baltimore, l'épicentre du soulèvement. Des scènes de vie quotidienne aux révoltes, comme l'écrit Keeanga-Yamahtta Taylor dans sa préface, « le regard sensible de Devin Allen a capturé ces dynamiques qui façonnent la communauté à Baltimore, mais il a livré un récit visuel qui peut relater l'histoire de milliers de communautés noires à travers les États-Unis. Du salon de coiffure en passant par l'introspection capturée sur les visages de la jeunesse du quartier, l'appareil photo d'Allen parvient à dépeindre la vie de façon unique et apporte une perspective sur le soulèvement de Balti- more que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Et à travers cela, il donne une signification plus profonde encore au slogan du mouvement : « Black Lives Matter ».

    Sur commande

  • L'histoire du capitalisme est celle de la conquête du monde par les centres (Europe, États-Unis, Japon) et la soumission des périphéries (Asie, Afrique et Amérique latine). À partir de ce constat historique dont la prégnance contemporaine est indéniable, l'ouvrage aborde des questions fondamentales pour l'élaboration d'une conception crédible du socialisme du 21e siècle et d'une stratégie capable de produire des avancées vers sa réalisation. Des voies nouvelles sont à inventer, des alternatives se dessinent qui alimentent les discussions des mouvements sociaux, notamment au sein du mouvement altermondialiste: colonialismes externes et internes, révolutions technologiques, "capitalisme cognitif", crise de la démocratie représentative, alignement libéral et atlantiste du projet européen, nature du capitalisme des oligopoles. Pour Samir Amin, "l'avenir est toujours ouvert" et face aux défis planétaires, la voie capitaliste, bien qu'en "révolution permanente" est obsolète et sénile. Ce n'est pas le seul horizon possible !

    Sur commande

  • Fol art

    Guegan Y

    • Syllepse
    • 16 Janvier 2003
  • Michèle Firk (1937-1968) fut l'une des figures les plus attachantes de cette époque de rêves et de luttes qui enflamma la France il y a une quarantaine d'années.
    D'abord militante du PCF, elle rejoint les réseaux d'aide au FLN algérien qu'elle contribue à reconstituer après les arrestations et le procès Jeanson. Elle rejoint ensuite les révolutionnaires d'Amérique latine: après un séjour à Cuba, elle gagne le maquis du Guatemala, où elle participe, notamment, à la tentative d'enlèvement de Gordon Mein, ambassadeur US. Au moment où la police frappe à sa porte, elle se suicide pour ne pas risquer de parler.
    Journaliste, ancienne élève de l'Institut des hautes études cinématographiques, elle participe notamment à la vie de la revue Positif où elle fera connaître plusieurs cinémas du tiers-monde, dont le cinéma cubain. Elle n'est pas devenue cinéaste. Elle s'est consacrée entièrement à l'activité militante. À un moment où les problèmes d'impérialisme et de capitalisme - on dit aujourd'hui l'Empire, les actionnaires - sont plus que jamais d'actualité, ce livre évoque avec chaleur le souvenir et le combat de Michèle Firk: "Chers camarades, ne permettez pas que l'on fasse de moi autre chose que ce que je suis et veux être: une combattante révolutionnaire.
    "

    Sur commande

  • Si, en Mai 68, les salles de cinéma continuent de projeter des films comme si de rien n'était, quelques cinéastes et beaucoup de spectateurs se posent, loin du corporatisme de la " profession ", la question de la fonction sociale, politique et esthétique du cinéma.
    Quel est le rapport du cinéma aux conceptions du monde qui lui sont extérieures, aux idéologies qui traversent et divisent la société ? Comment articuler politique et cinéma sur un autre mode que sur celui de la représentation ? Comment penser le travail cinématographique -qui relève aussi du jeu et du plaisir- dans sa relation avec l'exploitation du travail ? Comment la vie imaginaire peut-elle enrichir la vie réelle sans se substituer à elle ? Comment faire un cinéma qui ne participerait pas à la reproduction de la société que l'on refuse ? Quels moyens se donner pour que le cinéma devienne un des leviers de la transformation de la société ?
    Le cinéma influencé par Mai 68 est pour l'essentiel un cinéma de l'après-coup et se construit tout au long des années 70.
    On se propose ici d'en dégager les principales lignes de force et de présenter quelques démarches et trajectoires exemplaires. Non qu'elles soient nécessairement abouties mais parce qu'elles abordent frontalement les questions que l'on vient d'évoquer.
    Ce livre propose au lecteur de renouer le fil interrompu d'une réflexion théorique et pratique toujours vivante et ouverte. Il s'adresse à un lecteur d'aujourd'hui et d'abord à celui qui ne se satisfait pas de la façon dont il vit dans la société où il vit.

  • Dans la tradition de la photographie sociale et de l'enquête sociologique, ce livre revient sur ce soulèvement avec deux objectifs. Celui de faire comprendre par l'image les multiples facettes d'une révolte inédite dans l'histoire des luttes sociales en France. Celui aussi de donner la parole à ses protagonistes afin qu'ils évoquent leur engagement.
    180 photos pour saisir la force de ce mouvement C'est au moyen de la puissance des images que les auteurs nous invitent à une compréhension de cette révolte, en documentant visuellement toutes les dimensions de l'organisation et de la vie des Gilets jaunes.
    Le noir et blanc de la photographie restitue la force du combat collectif, tandis que le texte permet de comprendre la durée et l'ampleur de la révolte?: le rôle déterminant des femmes, la façon dont les groupes tentent de neutraliser leurs divisions, les attitudes face à la répression policière, ou encore les manières d'entretenir la fraternité et la croyance en «?un autre monde possible?».
    Histoire visuelle d'un soulèvement, ce livre est aussi l'histoire de Sassia, Patrick, Anne-Marie, Manu, et de tant d'autres anonymes qui ont grandi, travaillé et élevé leurs enfants dans des espaces qui subissent de plein fouet les effets du capitalisme néolibéral.
    En suivant plusieurs Gilets jaunes dans leur vie quotidienne, en se faisant les témoins de leurs galères, leurs doutes, leurs espoirs, les auteur·es se font aussi les passeur·euses de la parole de ces hommes et ces femmes entré·es en révolte.
    Les courts portraits sociologiques qui jalonnent le livre, souvent complétés par des prises de vues au domicile ou avec les familles des Gilets jaunes, permettent ainsi d'incarner ce mouvement, d'en montrer la diversité et surtout de le rendre sensible à un large lectorat.

  • « Il nous était apparu nécessaire de réfléchir sur la place que les "ouvriers", les "travailleurs", "ceux d'en bas" occupent aujourd'hui, et depuis plus d'un siècle, dans la production cinématographique et de répondre à quelques questions : "Quelle représentation donne le cinéma du monde du travail ?", "Quelle place est donnée à leurs luttes ?"»

empty