Textuel

  • Nourrie d'une exceptionnelle documentation visuelle et conçue par le spécialiste reconnu, cette histoire mondiale de l'anarchie s'annonce comme le livre de référence.
    C'est un panorama construit en une centaine de séquences de 1848 à nos jours qu'a réalisé Gaetano Manfredonia. De la Russie au Japon en passant par l'Espagne, les Etats-Unis et la France l'auteur livre une série de récits captivants, mettant en scène acteurs et penseurs, étapes historiques majeures, contexte social et politique.

  • Si les «?mauvais garçons?» ont leurs héros, de Gavroche à Joey Starr en passant par James Dean, les «?mauvaises filles?» sont les invisibles de l'histoire.
    Dans cet ouvrage, Véronique Blanchard et David Niget dévoilent ces ombres fugaces qui surgissent au détour d'archives médicales ou judiciaires?: «?vagabonde?», «?hystérique?», «?fille-mère?», «?prostituée?», «?fugueuse?», «?cheffe de bande?», «?punk?», «?crapuleuse?»...
    Par le biais d'une vingtaine de portraits incarnés de «?mauvaises filles?» jugées immorales, de 1840 aux années 2000, ils rendent un visage et une histoire à ces destins orageux. Ils cartographient les lieux qu'elles traversent ou qui les enferment - lieux de perdition (fête foraine, guinguette, bal), de coercition (internat, couvent, prison, asile), de soumission (maison close, foyer familial).
    Étouffées et contraintes depuis des décennies par le poids des normes juridiques, religieuses, médicales, familiales, ces mineures «?incorrigibles et rebelles?» ont néanmoins fini, par leurs résistances, par devenir des actrices du changement social, culturel et politique.
    Alors, déviantes ou dissidentes??

  • On ne naît pas femme, on le devient.
    Des leçons de broderie aux cours d'éducation sexuelle le 20ème siècle est porteur d'une spectaculaire évolution de l'éducation des filles. C'est ce cheminement sociétal, culturel, qui est mis en scène dans cet ouvrage magnifiquement illustré de documents souvent inédits : journaux intimes, cahiers d'élèves? Au-delà d'une plongée nostalgique, ce parcours questionne les avancées comme les obstacles vers une égalité homme femme.

  • Premier panorama illustré et documenté de l'histoire de la justice des enfants:cet ouvrage vient combler une réelle lacune éditoriale. Mauvaises graines, vauriens, voyous, blousons noirs, racailles: les mots changent, la stigmatisation perdure pour qualifier les mêmes jeunes, ceux des classes populaires. Depuis deux siècles les mentalités oscillent entre le choix de punir et la volonté d'éduquer. Les auteurs respectifs de "Mauvaises filles" et d' "Histoire d'une jeunesse en marge" contribuent ici avec leur regard d'historiens à nourrir un débat de société toujours actuel sur le mal être et la délinquance des jeunes.

  • Voici le complément indispensable à La Fabrique des Filles pour comprendre l'histoire du genre. Car dans les désormais fréquents débats sur le genre on parle beaucoup du «formatage» des filles, plus rarement de celui des garçons. Une des meilleures historienes du genre, Anne-Marie Sohn, présente ici l'évolution de l'éducation des garçons depuis 150 ans.

  • 80 récits fascinants mêlent des figures connues comme Romain Gary, le général Leclerc, Jean Moulin, aux magnifiques inconnus, héros de notre histoire, tous compagnons de la Libération. Forgé par le général de Gaulle durant la Seconde Guerre mondiale au creuset du danger, de l'audace et du courage, l'ordre de la Libération est une discrète fraternité qui distingue 1038 individus, 18 collectivités militaires et 5 communes.
    Ses membres sont aussi peu nombreux que leurs accomplissements furent considérables. Les parcours qui composent ce livre donnent à voir la très grande diversité et l'intensité des itinéraires : femmes et hommes, d'origines, de convictions et d'âges variés, membres de la Résistance intérieure ou de la France libre, civils ou militaires, auteurs de ralliements plein de panache ou d'engagements secrets, soldats au grand jour ou combattants clandestins, tombés avant la victoire ou ayant survécu...

  • C'est un Marx profane que Daniel Bensaïd fait revivre. Un Marx libéré de l'icône religieuse qui a putréfié sa théorie du dogme. Un Marx en prise avec les misères matérielles, les servitudes familiales, avec les épreuves de l'amitié comme les passions politiques. 500 documents et une riche correspondance avec Engels, sa mère et ses proches illustrent ce livre.

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  • A travers les 85 photographies d'un album conservé aux Archives fédérales de Coblence, Sarah Gensburger revient sur l'histoire de la spoliation des juifs à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Pris par les Allemands entre 1940 et 1944. ces clichés ont été rassemblés en album en 1948 par les services alliés en charge de la restitution des biens volés aux juifs. Si plusieurs images donnent t voir le séquestre du Louvre et le pillage des collections artistiques, la plupart concernent le travail de tri effectué par des détenus juifs du camp de Drancy. Trois camps annexes ont en effet existé à Paris entre 1943 et 1944, dans lesquels près de 800 internés ont travaillé quotidiennement au conditionnement du contenu de 38000 appartements parisiens.
    La diversité des sites (musée du Louvre, Palais de Tokyo, Gare du Nord, Lévitan, magasins généraux d'Aubervilliers et Bassano) souligne l'emprise de la spoliation sur la capitale. Matelas, postes de TSF, batteries de cuisine, jouets d'enfants, linge de maison... : ces clichés montrent également avec force la pauvreté et la banalité des possessions de l'écrasante majorité des familles juives, ainsi que la normalisation et la nature absolue du pillage.
    Reflet de l'entreprise de destruction totale, par le pillage de leurs biens, de toute trace de l'existence des juifs, ces images constituent, simultanément, une des traces de cette existence même. Elles donnent également la parole à ceux qui en sont les personnages, presque invisibles : les internés des camps annexes de Drancy. Ceux-ci ont en effet peu témoigné de leur expérience. Ce livre-enquête tente de comprendre leur silence.

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  • Une histoire sensible et documentée de la jeunesse en difficulté publiée à l'occasion du 150e anniversaire de la fondation Apprentis d'Auteuil. Du petit vagabond traqué par la police au jeune migrant isolé, ce parcours unique est illustré par plus de 200 documents : archives, photos et fac-similés.

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  • Eminent professeur de médecine légale à Lyon, Alexandre Lacassagne s'est donné pour visée, à la fin du siècle, d'étudier le phénomène criminel sous ses différents aspects : en comprendre l'histoire, la fréquence, mais aussi identifier ses auteurs, saisir leurs personnalités et leurs meurs.
    Il a ainsi constitué une formidable collection de documents et d'objets divers glanés dans les prisons (carnets de tatouages, dessins sur papier à cigarette, poèmes, lettres, chansons, dictionnaire d'argot...) et encouragé les détenus à la rédaction de cahiers et de récits autobiographiques. Ces traces exceptionnelles en disent long sur le quotidien de la détention et sur l'expérience de l'exclusion sociale.
    Mais elles disent aussi la démarche singulière d'un homme qui, en maître d'écriture, a permis à ces prisonniers d'exprimer une multitude d'émotions: un rêve, une crainte, une peur. Ainsi invitait-il ceux qui étaient l'objet de tant d'écrits - des juges et des avocats, des experts, des journalistes, de l'administration pénitentiaire - à être pour la première fois sujets d'écriture et scripteurs de leur propre histoire.

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  • Comment comprendre qu'une génération d'Européens qui clamait chacun dans sa langue " plus jamais ça ! " en 1918 devait subir, vingt ans plus tard, un nouveau conflit mondial ? Près de 500 documents éclairés et commentés par les meilleurs spécialistes, nous permettent d'accéder à ce que vécurent et ressentirent les acteurs et les témoins de cette Etrange Victoire. Les auteurs se sont attachés à montrer, mois par mois, les perceptions du conflit, les espoirs pour un avenir meilleur, les mentalités de ceux qui font la guerre et de ceux qui la subissent. Une société entière s'adresse ici à nous au travers d'archives militaires exceptionnelles et inédites, provenant du service historique de la Défense, de témoignages privés et d'écrits d'artistes, de récits poignants d'adolescents, de notes de Foch et de Pétain, de journaux intimes racontant la vie des villages et des usines, de cartes d'état-major et de cartes postales... " Je ne veux voir que la Victoire ! s'écrie Edmond Rostand en novembre 1918. Ne me demandez pas : "Après ?" Après, je veux la nuit noire... "

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  • Ils ont vu défiler le siècle. Conductrices et conducteurs du métro d'hier et d'aujourd'hui, ils racontent... La mémoire de Paris, les rites et les habitudes des voyageurs, les bruits et les odeurs, la mode et la pub. Témoins de cette fin de siècle, ils sont aussi en première ligne pour observer le nouveau brassage des populations, la chute de certains tabous et la montée de la précarité... De 1900 à nos jours, la voix d'une cinquantaine de conducteurs qui ouvre la célébration des cent ans du métro.

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  • La colère, la honte, le doute, la peur, l'excitation, l'euphorie, la lucidité, le dépassement de soi, la solitude, l'abandon. cette étrange palette des sentiments est celle du vécu résistant qu'a voulu reconstituer l'historien Guillaume Piketty, spécialiste de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale. Il présente dans ce livre richement illustré les archives intimes des combattants de l'ombre : carnets, journaux, lettres de prison invitent à ressentir leurs émotions, leurs réflexions, leur motivations, avec la préciosité et la rareté de documents dont on s'étonne qu'il nous soit parvenus compte tenu des circonstances de leur rédaction. L'intensité qui émane de ces témoignages est saisissante. Tout est dit : la radicalité d'un engagement, la grandeur d'un combat, la force d'une morale. Comment entre-t-on en résistance ? Comment vit-on la clandestinité ? Comment reprendre une vie «normale», sociale, familiale, après ? Bien plus parlants que toute reconstitution ou récit historique, ces écrits intimes méritent d'être partagés par le plus grand nombre.

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  • René Rémond plaide pour une nouvelle laïcité.
    Il découvre dans son histoire des ressources qui pourront relever ce défi : combattre les conceptions asséchées de la laïcité qui construiraient à l'enfermement pour ouvrir l'espace public au dialogue avec les religions. Entraînée sur une voie archaïque, la laïcité s'exposerait au risque de devenir une irréligion et ne répondrait pas à l'évolution de nombreux croyants. Il faut donc définir les frontières sensibles de la foi et de l'Etat.
    Imaginer ce que l'on peut changer en droit français et en droit européen pour mieux délimiter les champs d'application de la laïcité : lieux de culte, école, formation aux religions... Quelles sont les limites de la réglementation du religieux établie par le juridique et par l'Etat ? Comment définir aujourd'hui le religieux ? La laïcité demeure-t-elle une culture nationale ? Est-elle toujours une exception française ? Telles sont les questions que pose Jean Lebrun à René Rémond qui, par le texte et l'image, analyse les valeurs, les symboles, les représentations de la laïcité au travers de ses différentes expériences nationales.

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  • " A quoi bon écrire l'histoire, si ce n'est pas pour aider ses contemporains à garder confiance en leur avenir et aborder mieux armés les difficultés qu'ils rencontrent quotidiennement ? " Préfacée par Jacques Le Goff, la nouvelle édition de cet entretien veut saluer ce message citoyen de Georges Duby. Les gens qui vivaient il y a huit ou dix siècles n'étaient ni plus ni moins inquiets que nous. Angoissés par leur survie mais fascinés par l'étranger, violents mais solidaires, menacés par les épidémies et familiers de la mort, les hommes du Moyen Age vivent les crises les plus tragiques. Peur de la misère, de l'autre, des épidémies, de la violence et peur de l'au-delà. C'est à partir de nos peurs contemporaines que Georges Duby se penche sur celles du Moyen Age, qui singulièrement apparaissent comme les symptômes d'un monde en progrès. Et ce ne sont pas tant les similitudes que les différences qui sont riches d'enseignements. Ainsi, la solitude, qui accompagne la misère actuelle, était inconnue pour nos ancêtres de l'an mil. A l'aube du troisième millénaire qui voit s'épanouir les prédictions les plus alarmistes, transformons " nos inquiétudes scandaleusement manipulées, en espoir et en essor, pour faire du XXIe siècle un siècle de progrès faisant écho à ceux du XIe siècle " ainsi que nous y invite Jacques Le Goff, avec Georges Duby.

  • Au fil de ces entretiens, Alain Corbin restitue les formes d'appréciation de l'espace, de la Renaissance à nos jours.
    Le paysage est, en effet, une manière de lire l'espace, de se le représenter, de le charger de significations et d'émotions. Il est une lecture indissociable de la personne qui le contemple. Il sollicite tous les sens, et se construit selon des systèmes de croyances, de convictions scientifiques et des codes esthétiques. De l'anxiété au désir, de l'aménagement à la conservation, ce parcours illustré dessine l'évolution des postures, des formes de représentation et de maîtrise qui nous unissent au paysage.

  • Georges Mongrédien (1901-1980), historien prolixe, spécialiste de la vie littéraire et du théâtre au XVIIe siècle, fut captif en tant qu'officier durant toute la Seconde Guerre mondiale.
    L'expérience de l'enfermement dans l'oflag XI A (Osterode am Harz) jusqu'à l'été 1941, puis dans l'oflag IV D (Elsterhorst bei Hoyerswerda) jusqu'en février 1945 a suscité en lui le besoin non seulement d'écrire au quotidien, mais aussi celui de reconstituer une véritable vie intellectuelle et artistique au sein même du camp. Mongrédien, avec la complicité de ses codétenus, a ainsi participé à la création d'une université et d'une bibliothèque (le plus de 7000 volumes, monté des expositions dans les baraquements, mis en oeuvre un Comité du Livre, tout en assistant à des soirées musicales et des conférences, alors qu'il éditait le Les Cahiers des captifs d'Osterode.
    Cette évasion littéraire et artistique a surtout donné lieu à la rédaction de nombreux carnets et de "Causeries familières", journaux de bord d'une existence obsidionale. En archiviste de lui-même, Georges Mongrédien a pris soin de conserver les documents représentatifs de cette extraordinaire activité littéraire et culturelle: programmes et photos de théâtre, journaux, menus des soirées de remise de prix littéraires, billets de "croisières" musicales...
    Le fonds d'archives ainsi formé constitue le mémorial inattendu d'une captivité associant sans cesse la souffrance de la réclusion aux remèdes littéraires de la vie collective.

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  • Denis Bruna présente ici une enquête inédite sur le " piercing " au coeur d'images peintes et de textes du XIVe, XVe et XVIe siècles.
    Sur les visages et sur les corps, des anneaux, des pendeloques et des chaînes fixés à travers la chair évoquent une étonnante ancienneté occidentale du piercing contemporain... Longtemps passés sous silence, ces ornements sont réservés à des individus singuliers de l'iconographie chrétienne. Des personnes, qui par leurs actes, leur croyance ou leur origine, étaient désignées comme les ennemis de la foi chrétienne : bourreaux, juges, Noirs, juifs, Sarrasins...
    Semblant apparaître quelques siècles plus tôt, le malaise contemporain à l'égard du piercing suit les flots lents des mentalités. Si aujourd'hui l'idée de l'exclusion persiste, le code social est inversé. Imposé autrefois comme une marque d'infamie, le piercing s'impose aujourd'hui comme un acte volontaire et revendicatif. La marque est devenue une démarque.

  • Après les attentats du 11 septembre, la ville de New York a été envahie par les écrits.
    D'innombrables papiers ont recouvert des murs entiers, des vitrines de magasins, le mobilier urbain. Jour après jour, Béatrice Fraenkel a mené une enquête photographique en visitant les hauts lieux de la catastrophe et en documentant les trajets les plus banals. Elle a tout transcrit, traduit, afin de démêler l'incroyable imbrication des inscriptions, et livrer ici la passionnante analyse de cet " événement d'écriture ".
    La ville devient un espace public à déchiffrer, et ces écrits exposés font saillir sa dimension politique. La nécessité d'écrire aux yeux de tous, et surtout la pulsion de signature qui s'empare de milliers de passants évoque irrésistiblement l'idée d'une cérémonie civique. Chacun en lisant fait circuler la force des encres multicolores, la force des messages répétés encore et encore, la force des signatures accumulées.
    Forces conjuguées du graphique et du lexique, de la main et de l'oeil, nous voici, peut-être, au plus profond de la raison d'écrire.

  • On aime ou on déteste Napoléon, mais ces sentiments reposent bien souvent sur des images trompeuses. C'est un regard radicalement neuf que propose ici Jacques-Olivier Boudon pour faire émerger un autre Napoléon. Pour ce faire, il
    a choisi de déconstruire, en les confrontant, les images qui sont à l'origine de la propagande et du mythe du génie de Napoléon.
    Il s'intéresse aux documents saisis sur le vif : fac-similés de brouillons de lettres ou de Bulletins de la Grande Armée, lettres autographes, manuscrits de jeunesse, mais sait aussi s'écarter des productions commandées par Napoléon lui-même, en privilégiant les caricatures parues dans la presse française et européenne et plus généralement les documents produits par les adversaires de Napoléon. Tout en rendant compte de la prodigieuse activité de l'homme, plus de 400 documents montrent les faiblesses de Napoléon, ses failles éventuelles, ses doutes et ses hésitations.
    La dimension humaine est essentielle, précisément parce qu'elle oblige à sortir de l'image du demi-dieu forgée par la légende. Elle contribue à dégager le personnage d'une vision téléologique qui verrait déjà l'empereur dans le jeune
    garçon parcourant les rues d'Ajaccio, voire dans le capitaine prenant d'assaut Toulon.
    En réalité, le pouvoir de Napoléon Bonaparte se construit pas à pas, dans une certaine improvisation, et toujours avec le concours d'un entourage riche de talents très divers. De même l'expansion militaire qui accompagne l'Empire n'est pas le fruit d'un plan préétabli, mais bien d'une course en avant rendue quasiment inévitable par la persistance de l'opposition anglaise.
    Un itinéraire que Jacques-Olivier Boudon s'attache à éclairer en mettant l'accent sur le contexte bien particulier des années de transition entre le XVIIIe et le XIXe siècle, marquées par la Révolution française.
    Par l'exposé des recherches les plus récentes en matière d'histoire de l'Empire, ce livre souhaite proposer un nouveau point de vue sur Napoléon, loin de toute apologie pour mieux comprendre les passions qu'a suscitées le personnage, dans un sens comme dans l'autre.

  • C'est un de Gaulle avant de Gaulle qu'Alain Larcan a choisi de faire revivre, ajoutant aux figures du soldat et du chef d'Etat celles de l'homme de culture et de l'écrivain.
    Nulle vie, peut-être, n'a été plus aventureuse que celle de Charles de Gaulle : on en trouvera ici les illustrations les plus frappantes. Mais nulle vie, aussi, n'a été plus méditative et plus écrite, des premières lectures d'enfance jusqu'à la rédaction des Mémoires d'espoir. La pensée, le rêve, l'action, indissolublement liés, se sont fécondés mutuellement, le long d'un itinéraire intellectuel sans la connaissance duquel on ne peut comprendre ni les théories militaires, ni les choix politiques, ni l'oeuvre d'historien de l'homme du 18 juin.
    On croit connaître le personnage, sa vie, son caractère, son action. Mais une biographie n'est jamais complète tant qu'elle ne s'attache pas à la formation intellectuelle et morale de celui qui en est l'objet. Alain Larcan, président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle, qui a reconstitué toutes les lectures du Général, en fait dans cet ouvrage la démonstration éclatante.

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