• Un bourg du finistère, des maisons serrées autour d'une rivière, l'aven, qui s'élargit là en un estuaire.
    Tout près, des chapelles, des calvaires, et surtout le merveilleusement nommé bois d'amour. la côte, la lande et les vallons, les coiffes des bretonnes et les processions. gauguin découvre pont-aven un jour de juillet 1886. au fil de ses rencontres avec d'autres peintres - bernard et sérusier, meyer de haan et filiger, jourdan et moret, chamaillard, slewinski, willumsen - prend forme la grande aventure, amicale, esthétique, et capitale dans l'histoire de la peinture moderne, que raconte ici antoine terrasse.
    Quittant en 1889 pont-aven pour le pouldu, le groupe devient une école, quelque peu buissonnière, un tantinet frondeuse, exaltant la couleur, entre foins et goémons.

    Indisponible
  • L'auteur de ce livre, Michel Terrasse, est peintre lui-même.
    Petit-neveu du Maître, il eut le privilège de voir Bonnard peindre, de peindre avec lui, avec lui de " parler peinture ".
    Claude Roger-Marx disait de Bonnard " qu'il était l'homme le plus secret qu'il ait jamais connu ". Jamais de son vivant - pas même ses plus fervents exégètes, Charles Terrasse, Claude Roger-Marx, George Besson - personne n'eut accès, à travers ses croquis, ses dessins préparatoires, ses réflexions, ses agendas, à l'élaboration intime de l'oeuvre, à ses secrets de fabrication.
    Fruit d'une pratique constante de l'oeuvre et de plus de dix années de recherches, ce livre clair nous montre page après page les sources d'inspiration de Bonnard, les caractéristiques de sa vision, ses méthodes de travail, ses procédés de composition et singulièrement les " trouvailles " picturales, en quoi réside son génie.
    Cela grâce à des croquis, à des dessins (quatre-vingt-quinze pour cent des dessins reproduits dans cet ouvrage sont inédits), grâce aux notes du peintre, à ses propos " Observations sur la peinture ".
    Des notes capitales, parfois même explicitées par des dessins du Maître, sont pour la première fois reproduites, qui réfutent des démonstrations erronées, particulièrement quant aux procédés de composition de Pierre Bonnard.
    Erronée, d'autre part, l'affirmation que Bonnard aurait peint le seul corps de Marthe. Bonnard a peint quatre-vingt-seize Nus d'après d'autres modèles.
    Inconnue, l'utilisation qu'il a faite de la lumière électrique.
    Sait-on que la plupart de ses Natures mortes et de ses Intérieurs les plus colorés sont des spectacles nocturnes captés sous la lumière artificielle ?
    Fruit d'une analyse que seul un peintre pouvait conduire, le livre de Michel Terrasse se révélera indispensable à la connaissance de Pierre Bonnard. Cet ouvrage est une " introduction à la peinture " à travers l'oeuvre d'un peintre dont Henri Matisse disait : " Bonnard est le plus grand d'entre nous.
    ".

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  • Cet ouvrage montre comment la curiosité de ces artistes les porta à expérimenter, en plus de la peinture, tous les domaines artistiques, de la création de meubles à celle de paravents, d'éventails, de tapisseries, de vitraux ou encore de lithographies, d'affiches, d'illustrations de livres et de revues.
    «Comment voyez-vous cet arbre, avait dit Gauguin. Il est bien vert ? Mettez du vert, le plus beau vert de votre palette, et cette ombre plutôt bleue ? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible.» Maurice Denis

  • Les agendas que le peintre Pierre Bonnard tint toute sa vie durant ne sont pas simplement constitués de dessins et d'informations sur le temps qu'il fait ; on y trouve aussi de très nombreuses notes sur sa peinture, la création et ses enjeux. Ces « observations sur la peinture », semées ici comme des notes entre les lignes, confirment l'impression de se trouver dans un sanctuaire de la création. Elles trahissent les hantises de l'artiste, son inlassable recherche des moyens les plus appropriés pour traduire son émotion visuelle, cette « séduction ou idée première » à quoi tout désormais devra être soumis.
    Aucune volonté de didactisme dans ces notes ; aucune règle énoncée qui ne vaille que pour soi-même. Rien de strictement « intellectuel ». Et, cependant, avec l'amour de la vie, toute l'intelligence de la peinture.

    Pour la première fois sont réunis l'ensemble des notes d'un des peintres les plus importants de notre siècle, retranscrites par le petit-neveu de l'artiste, Antoine Terrasse, historien de l'art et l'un des plus grands spécialistes de Bonnard. Cette édition est précédée d'un essai d'Alain Lévêque (auteur de Bonnard, la main légère, Deyrolle éditeur, 1994, repris aux éditions Verdier, 2006), et illustrée de la reproduction d'une dizaine de doubles pages de ces carnets (1927-1946), représentatives des différentes voies empruntées par l'artiste dans ces carnets.

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