• Au Loong Yu vit à Hong Kong et a participé activement à la révolte contre le projet de loi sur l'extradition imposé par la Chine.
    Il nous propose une plongée au coeur de cette rébellion qui a débordé sur la question démocratique, notamment sur le droit au suffrage universel.
    Il nous propose de suivre le déroulement des évènements, de découvrir ses acteurs et ses actrices et s'interroge sur l'avenir de ce soulèvement.
    En ouverture, l'ouvrage revient sur les événements de 2019 et les différentes tendances politiques qui traversent la révolte de Hong Kong, en particulier les « localistes » antichinois.
    L'auteur se concentre également sur le rôle-clé joué par la jeunesse, les salarié·es et leurs organisations syndicales.
    Il retrace la montée de la « génération 1997 », qui a constitué l'épine dorsale de la révolte. Et revient sur les temps forts de la protestation : les manifestations, les occupations ou les journées de grève générale les plus importants. Les lecteur·trices peuvent ainsi comprendre ce qui s'est passé réellement sur le terrain et prendre connaissance avec précision ce que les manifestant ·es ont dit et fait.
    Au Loong Yu analyse également la nature de la révolte. Profond mouvement démocratique pour la liberté ou réaction de droite, voire raciste contre les Chinois, comme certains l'affirment ?
    Le chapitre intitulé « Événements » nous propose un récit de la montée du mouvement puis de son reflux.
    Les modes d'organisation et d'action des différents courants protestataires sont également abordés.
    Enfin, Au Loong Yu explore la politique du Parti communiste chinois à l'égard de l'île, les luttes de fractions en son sein, la nature de ce régime et les raisons de sa volonté de domestiquer les Hongkongais.
    Il revient également sur la gestion de la pandémie de Covid-19.

  • - Comment la bureaucratie chinoise a épousé le capitalisme - Luttes sociales et écologiques dans le plus grand atelier du monde - Où va la Chine ?
    Au moment même où l'Union soviétique s'écroulait, la Chine se jetait dans les bras du capitalisme. Le régime bureaucratique chinois ouvrait ses frontières aux investissements étrangers, privatisait des pans entiers de l'économie et maintenait son régime coercitif d'une main de fer.
    Licenciements et nouvelle pauvreté sont devenus le lot quotidien de centaines millions de Chinois qui ne sont pas restés pas sans résister. Entre stalinisme et business, quelle est la vraie nature de ce régime chinois ?
    Avant 2020, la Chine sera devenue la première économie mondiale. Ces trente dernières ont vu des bouleversements colossaux transformer ce pays essentiellement paysan. Désormais la majorité de la population chinoise vit dans les villes. Alors que la chute de l'URSS avait vu la disparition du Parti communiste et l'effondrement de sa mainmise sur la société, la classe bureaucratique chinoise au pouvoir a fait le choix risqué d'entamer un « grand bond en avant » vers le capitalisme tout en maintenant le régime d'État-parti unique.
    Ces évolutions ont profondément transformé la société. Au sommet, des fortunes colossales se sont accumulées et la corruption est devenue endémique, en bas l'exploitation que ce soit dans les entreprises privées ou d'État s'est intensifiée, les dégâts sociaux et écologiques sont innombrables.
    La couche dirigeante, âpre au gain, a organisé l'entrée de capitaux étrangers à son plus grand profit. Elle a méthodiquement pillé les biens de l'État et détourné des fonds publics pour accumuler des richesses.
    L'écrasement à Tiananmen en 1989 du mouvement démocratique initié par le mouvement étudiant, vite rejoint par des centaines de milliers de travailleurs dont certains fonderont un syndicat indépendant, a permis à la couche dirigeante bureaucratique chinoise, profitant de la démoralisation de la société civile née de l'écrasement du mouvement pour la démocratie, de procéder à des contre-réformes économiques et sociales qui ont changé les bases mêmes de la République populaire de Chine.
    Cette sombre période se clôt. Grèves et révoltes individuelles se multiplient. Un mouvement social se fait jour. La Chine est la veille de nouveaux bouleversements.
    L'ouvrage revient sur ces transformations et dresse un bilan détaillé de ces années.
    Après avoir étudié les réformes mises en oeuvre par Deng Xiaoping, il se penche sur les contradictions qui agitent la bureaucratie chinoise et le capitalisme bureaucratique auquel elle a donné naissance.
    Il analyse également, à partir de cas concrets, les différentes formes de résistance sociale qui secouent, parfois violemment, les entreprises chinoises d'État ou privées et la campagne face aux spoliations des terres.
    Enfin, il revient sur la politique du Parti communiste chinois à l'égard du Tibet et dénonce sa politique d'assimilation forcée du peuple tibétain.

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