• «Au fond quand on parle d'art abstrait, on dit toujours que c'est de la musique. Quand on veut en dire du bien on parle musique. Tout devient musique [...]. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas la musique.» Pablo Picasso.

    Contrairement à cette déclaration volontiers provocatrice, l'observation de l'oeuvre de Picasso dévoile un intérêt considérable pour l'imaginaire musical : des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets russes, les poèmes sonores de l'artiste ou les bacchanales qui colorent après-guerre un nombre infini de toiles, d'oeuvres graphiques, de céramiques et de sculptures, tout son oeuvre est traversé par la musique.

  • Sonia Delaunay

    Cécile Godefroy

    Sonia Delaunay (1885-1979) est surtout connue comme l'épouse du peintre Robert Delaunay. Pourtant le rôle de cette femme artiste fut décisif, alors que se dessine cette révolution majeure qu'est l'abstraction. Dans le contexte de la Grande Guerre, puis durant les années folles et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, elle prendra pleinement part aux recherches picturales sur le « simultanisme » dans un dialogue créatif avec Robert, tout en menant ses propres expérimentations sur une multitude de supports, affiches, reliures, mais surtout textiles et confection de vêtements. Sonia Delaunay prolonge la peinture vers les arts appliqués et la mode dans une volonté de réunir les arts, les rapprochant de la vie de tous les jours. Elle pousse cette démarche plus loin encore par son activité commerciale : elle lance sa marque, ouvre un atelier où elle emploie des ouvrières russes lui permettant de développer sa production et inaugure deux boutiques de luxe à Madrid puis à Paris. L'artiste porte une attention toute particulière à la diffusion de ses oeuvres par ses vitrines extraordinaires qui font de la devanture un art, ainsi que ses projets publicitaires pour Vogue et ses photographies de mode et de décoration intérieure qui lui permettent de susciter l'intérêt et la convoitise d'une clientèle cosmopolite et bourgeoise.
    L'ouvrage, composé de neuf chapitres, éclaire la carrière de l'artiste d'un regard neuf en mettant l'accent sur la dynamique de création qui la fait passer sans cesse de la peinture aux arts appliqués, enrichissant chaque discipline des apports de l'autre.

  • Cet ouvrage clôt l'ensemble des événements ayant eu lieu à l'occasion de « Picasso-Méditerranée ». Son contenu retranscrit les sujets de réflexion exhumés et développés au cours des expositions et des quatre séminaires de la manifestation, et propose des ouvertures plus larges sur le rapport conceptuel qu'entretenait Picasso avec la Méditerranée.
    Les textes, essais transversaux, notices biographiques de lieux et de personnages, focus d'expositions et de sujets thématiques, sont accompagnés d'une illustration généreuse et de cartes blanches commandées à des créateurs contemporains.
    Ces grands ensembles permettent de reconsidérer l'oeuvre de Picasso sous le prisme de la Méditerranée et des lieux emblématiques qui associent cet espace vécu et rêvé à l'artiste.
    « Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui s'est tenue du printemps 2017 à l'automne 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre « obstinément méditerranéenne* » de Pablo Picasso.
    À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans l'oeuvre de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré a offert une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

  • « Au fond quand on parle d'art abstrait, on dit toujours que c'est de la musique. Quand on veut en dire du bien on parle musique. Tout devient musique [...]. Je crois que c'est pour ça que je n'aime pas la musique. » Pablo Picasso.
    Contrairement à cette déclaration volontiers provocatrice, l'observation de l'oeuvre de Picasso dévoile un intérêt considérable pour l'imaginaire musical : des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 1970, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets Russes, les poèmes sonores de l'artiste ou les bacchanales qui colorent après-guerre un nombre infini de toiles, d'oeuvres graphiques, de céramiques et de sculptures, tout son oeuvre est traversé par la musique.
    Cet ouvrage s'attache à explorer cette dimension, en soulignant notamment l'attachement de l'artiste pour les instruments, son intérêt pour la musique populaire et ses diverses manifestations, les ambiances sonores de spectacles auxquels il aimait assister (cirque, fanfare, corrida), le chant de la poésie, ainsi que la dimension rituelle de la musique.

  • Picasso est sans doute le plus grand artiste du xxe siècle, et on ne compte plus les ouvrages qui lui ont été consacrés.
    Celui-ci, édité à l'occasion d'une grande exposition du FHEL en 2017, est constitué des seuls « Picasso de Picasso », soit uniquement à partir des oeuvres qu'il avait gardées toute sa vie auprès de lui dans ses différents ateliers, et dont, à sa mort, sa veuve Jacqueline, puis la fille de cette dernière, Catherine Hutin, héritèrent en partie.
    Pour la première fois à cette échelle, en quelque deux cents numéros - peintures, dessins, céramiques, livres illustrés -, regroupant pratiquement toutes les périodes de production de l'artiste, c'est une rétrospective de l'oeuvre qui est rendue possible ici grâce à cette seule collection particulière.

    Contributions de plusieurs spécialistes :
    Jean-Louis Andral, Elizabeth Cowling, Cécile Godefroy, Bernardo Laniado-Romero, Peter Read et Vérane Tasseau.

    Sur commande
  • Un siècle de sculpture suspendue et abstraite, à travers plus de 50 oeuvres réalisées par 30 artistes de 15 nationalités différentes.
    Cet ouvrage présente un siècle de sculpture abstraite (1918- 2018) sous l'angle inédit de la suspension aérienne. Depuis les sculptures de Marcel Duchamp, Man Ray et Alexander Rodtchenko à la fin des années 1910, en passant par Alexander Calder ou Bruno Munari au début des années 1930, Soto, François Morellet, Daniel Buren, Julio Le Parc dans les années 1950, puis Sol LeWitt ou encore Robert Morris et plus récemment Xavier Veilhan, Ernesto Neto, ou encore Haegue Yang.
    Si nombre de ces oeuvres suspendues demeurent statiques, certaines d'entre elles font écho au principe du « mobile », accrochées au plafond et livrées ainsi aux forces invisibles de l'air. Cette nouvelle esthétique est liée à un regard moderne plus dynamique, ainsi qu'à la remise en question des modalités traditionnelles de présentation des oeuvres et par un accrochage zénithal.
    Ce genre est lié à l'imaginaire cosmogonique, à la conquête de l'air puis, après-guerre, à celle de l'espace, mais aussi à la peur du vide, aux lustres, à la pendaison, à l'escalade, à la chute autant qu'à la lévitation ou encore au flottement.

    Sur commande
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