• Soixante ans après Lolita, roman phare de Vladimir Nabokov écoulé à 50 millions d'exemplaires dans le monde, Christophe Tison donne la parole au personnage principal de cette oeuvre subversive : Lolita. Ému et fasciné par cette jeune fille dont il partage l'expérience - victime d'une relation abusive qu'il a racontée dans Il m'aimait, succès de librairie paru en 2004 chez Grasset - il a rédigé le journal de Lolita pour offrir une voix à l'adolescente. D'un monument, Christophe Tison a tiré un chef d'oeuvre. Dans une langue ciselée, il nous plonge dans les pensées lucides et futiles de Dolorès, nous fait ressentir l'ambivalence de sa situation.
    Ce roman bénéficie du soutien de la Fondation Nabokov et de Maurice Couturier, universitaire spécialiste de Nabokov, traducteur officielle de Lolita.

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  • Un homme envoie un sms à sa maîtresse, au lendemain de leur première nuit. Mais par habitude, il expédie ce message à sa femme, qui est en voyage, sans portable et loin de tout réseau. Sa femme dont il est pourtant très amoureux. Elle aura le sms en rentrant, en se reconnectant. Et inévitablement, elle le quittera. Il a treize jours pour trouver une solution, treize jours pour tenter de comprendre cette énigme : pourquoi trompe-t-on ceux qu'on aime?

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  • «Les amants ne se rencontrent nulle part / Ils sont l'un dans l'autre, toujours.» Un homme, que sa femme vient de quitter, reçoit un jour ce message d'une parfaite inconnue qui vit en Californie et avec qui il est «ami» sur les réseaux sociaux. Elle est mariée, mais lui assure qu'elle n'a jamais aimé. Une correspondance s'installe et devient de plus en plus brûlante. Tellement qu'ils se rejoignent en secret à Los Angeles. D'abord cachés dans les canyons et dans le désert, ils s'installent ensuite à L. A. et sont de plus en plus imprudents... Ils devront se battre plus qu'ils ne ne le prévoyaient pour vivre leur passion, leur rêve. Parce qu'elle a un rêve pour elle et lui. Un rêve fou, d'amour et d'avenir, un rêve de couple, dans lequel il se laissera emporter. Comme ils seront peu à peu emportés par la folie et la violence de cette ville.
    Ce roman vrai, qui est aussi le portrait d'une héroïne hors norme, pose cette question universelle : qu'est-ce qu'être pris dans le rêve d'une femme ou d'un homme? Dans le rêve de l'autre d'un avenir à deux?

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  • « Je ne pouvais pas parler, je n'y avais même jamais pensé tellement tout cela était de ma faute, tellement joeétais compromis et depuis si longtemps. Et puis, au fond, je l'aimais bien, Didier. Depuis plusieurs années, je m'étais habitué à lui. A sa présence, à ses cadeaux et à son amour des enfants ».
    Le narrateur est aujourd'hui un adulte. Pendant toutes ces années, il a caché - par honte, par impuissance, par culpabilité - avoir été la victime d'un ami de la famille, Didier, qui pratiqua sur lui des attouchements sexuels permanents, jusqu'à l'adolescence. Mais tout n'est pas si simple. Et si la victime n'avait pas que du dégoût pour son bourreau... Et si le pédophile aimait l'enfant qu'il abîme pour le reste de sa vie d'homme oe

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  • « Je m'appelle Christophe, et je suis le centre du monde. Je travaille à la télévision. C'est moi qui pourris vos week-end et vos soirées. C'est moi qui vous empêche de lire des livres et de baiser avec votre femme ou votre mari en vous tenant éveillés jusqu'à deux heures du matin devant un programme inepte.
    Oui, mon métier c'est de fabriquer, avec le temps qu'il fait, votre seule conversation commune, le seul point brillant qui unisse les hommes. Je suis votre plus petit commun dénominateur. La seule vie, la seule expérience que vous partagez tous. J'ai remplacé la Messe, la Bible et Monsieur le curé. Du coup, vous vous autorisez à en parler ensemble, à critiquer mon travail, à m'aimer, à me détester comme si je vous appartenais en propre. Et cependant, je vous échappe à jamais... Vous êtes passifs, cloués dans votre canapé et je ne vous entends pas. D'où cette frustration incroyable que je provoque en vous.
    C'est moi qui vous console, moi encore qui vous tient compagnie. Je suis une machine à ne rien dire, une machine à solitudes. Plus je vous accompagne, plus vous êtes seuls face à moi. Je vous tiens par la main, je vous immobilise sur votre fauteuil et vous devenez gros, vous ne pensez plus à rien. Non, à rien. J'ai remplacé la pensée par de simples stimuli. Par du cul, de la violence, des drames, des rires, des faux débats, des clichés à l'infini.
    Oui, je suis le centre du monde et tout le monde veut venir chez moi. »

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  • Avec Nos vies formidables, Christophe Tison s'attache à mettre en lumière certains de nos petits secrets et de nos attitudes, avec lesquels nous vivons sans cesse, mais auxquels nous ne pensons jamais vraiment. Ces choses minuscules relevant de ce que Georges Perec appelait « l'infra-ordinaire ». Il nous propose ainsi une série de définitions drôles et précises, sous forme de mots-valises, illustrée par des dessins de l'auteur, passant en revue de nombreux domaines : vie quotidienne, amour, travail, argent, politique, cinéma, livres, médias, technologies, voyages. C'est alors le portrait craché et caché de notre époque qui se dessine, avec ses tics de langage, ses snobismes, ses ridicules et ses joies. Un cabinet de curiosités ordinaires, qui, ainsi épinglées, deviennent extraordinaires. Ou plutôt, oui. formidables.

    OK-SPAMERS : gens qui vous envoient systématiquement un texto « OK » pour confirmer qu'ils ont bien reçuvotre précédent texto.

    L'ORÉAL-POLITIQUE : moment d'animation intense où, dans une conversation politique entre amis, le débat s'oriente sur l'habillement ou le système pileux d'un leader politique. « Aubry ? Aucune chance ! Faudrait qu'elle perde 30 kilos... Jospin ? T'as déjà vu un président avec une moumoute frisée argent ? » 0% BAHAMAS : sentiment paradoxal qui pousse des non-joueurs à rêver secrètement de ce qu'ils feraient de leur fortune s'ils jouaient au Loto.

    BONHEUR EXACT : joie enfantine et inexplicable lorsqu'on surprend soudain l'horloge de sa télé, de sa NetBox ou un compteur kilométrique quelconque afficher 00 H 00 ou 77.777,777 km...

  • Le caca's club.
    1984-1994.


    En tant que « président à vie », il est difficile pour moi d'avoir la moindre objectivité sur cette société secrète qui saoula plusieurs centaines de garçons et filles des beaux quartiers de Paris dans les années 1980. Longtemps, à cause de ce club de fêtards privilégiés, j'ai traîné une réputation de gosse de riches, de tête à claques, de blouson doré, de petit con, de fils à papa. Avec ce livre de photographies, je vais en reprendre pour un tour. Car feuilleter cet album vous montrera à quel point je l'ai cherché et mérité?: j'ai toujours pensé qu'une mauvaise réputation valait mieux que pas de réputation du tout. J'avais une fascination pour de glorieux aînés ayant brûlé la vie par tous les bouts (Alfred de Musset, Antoine Blondin, Alain Pacadis, Charles Bukowski, etc). Et il est vrai qu'à vingt ans, j'avais deux gros défauts?: j'étais snob et obsédé sexuel. Le Caca's Club a ainsi comblé une double frustration. Rien que pour cela, je ne regrette rien. J'ajoute que j'ai conservé précieusement ces deux défauts, qui se sont même aggravés avec l'âge.
    Frédéric Beigeder

  • En tant que « président à vie », il est difficile pour moi d'avoir la moindre objectivité sur cette société secrète qui saoula plusieurs centaines de garçons et filles des beaux quartiers de Paris dans les années 1980. Longtemps, à cause de ce club de fêtards privilégiés, j'ai traîné une réputation de gosse de riches, de tête à claques, de blouson doré, de petit con, de fils à papa. Avec ce livre de photographies, je vais en reprendre pour un tour. Car feuilleter cet album vous montrera à quel point je l'ai cherché et mérité?: j'ai toujours pensé qu'une mauvaise réputation valait mieux que pas de réputation du tout. J'avais une fascination pour de glorieux aînés ayant brûlé la vie par tous les bouts (Alfred de Musset, Antoine Blondin, Alain Pacadis, Charles Bukowski, etc). Et il est vrai qu'à vingt ans, j'avais deux gros défauts?: j'étais snob et obsédé sexuel. Le Caca's Club a ainsi comblé une double frustration. Rien que pour cela, je ne regrette rien. J'ajoute que j'ai conservé précieusement ces deux défauts, qui se sont même aggravés avec l'âge.
    Frédéric beigeder

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