Editions De L'aube

  • "Ce à quoi doivent aboutir les tragiques expériences du xxe siècle, c'est à une nouvelle revendication humaniste : que la barbarie soit reconnue pour ce qu'elle est, sans simplification ou falsification d'aucune sorte. Ce qui est important, ce n'est pas la repentance, c'est la reconnaissance. Cette reconnaissance doit passer par la connaissance et la conscience [... ] Il faut être capable de penser la barbarie européenne pour la dépasser, car le pire est toujours possible.
    Au sein du désert menaçant de la barbarie, nous sommes pour le moment sous la protection relative d'une oasis. Mais nous savons aussi que nous sommes dans des conditions historico-politico-sociales qui rendent le pire envisageable, particulièrement lors des périodes paroxystiques. " Edgar Morin, né en 1921, ancien résistant, est sociologue et philosophe.

  • L'écologie est une donnée fondamentale de la pensée humaniste d'Edgar Morin. Précurseur dans les années 1970 avec un texte intitulé L'an I de l'ère écologique, le philosophe n'a cessé depuis de réfléchir, ajuster, chercher à convaincre d'une nécessaire "écologisation" de la politique française. Pour Edgar Morin, l'écologie politique ne doit pas se cantonner à la défense des animaux, ou uniquement aux effets du réchauffement climatique mais faire un tout concernant l'avenir de l'individu, de la société et de l'espèce humaine : l'Homme a besoin de la Terre qui a besoin de l'Homme. Face au développement techno-scientificoéconomique qui dégrade la biosphère et nous menace, il s'agit désormais de transformer nos vies et nos modes d'organisation. Telle devra être la nature de notre futur.

  • Ces dernières années, nos sociétés ont été bousculées, meurtries, secouées. Et, régulièrement, l'Aube a publié des dialogues d'Edgar Morin avec différentes personnalités - Boris Cyrulnik, Éric Fottorino, Stéphane Hessel, François Hollande, Laurent Greilsamer, Denis Lafay, Nicolas Truong -, pour nous aider à mettre en mots, à comprendre, à voir. « Le lecteur pourra donc, j'espère, trouver dans les textes ici réunis éléments et aliments à sa réflexion, invitation à repenser et incitation à la résistance. Toute régression doit stimuler une résistance, et toutes les résistances constituent des îlots de sauvegarde des valeurs essentielles pour nos vies et en même temps d'éventuels points de départ pour un renouveau transformateur. » Edgar Morin

  • Des écrivains, des historiens, des économistes et des philosophes dressent un portrait actualisé de K. Marx et de son oeuvre.

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  • Si l'on veut comprendre pourquoi Edgar Morin fait figure de franc-tireur, pourquoi il fut pionnier, pourquoi l'on revient désormais autant vers lui pour penser notre présent et nous offrir un avenir - alors il faut lire, ou relire, L'Esprit du temps.
    Paru pour la première fois en 1962, ce livre a été immédiatement mis à l'index. Sa faute ? S'être interrogé sur "l'universalité potentielle" des oeuvres issues de la culture de masse. Une "vulgate pathétique" selon les tenants de la sociologie dominante de l'époque qui considéraient que les goûts et les dégoûts esthétiques dépendent de la classe ou de la catégorie sociales.
    Depuis le mépris global de la culture "cultivée" pour les oeuvres médiatiques s'est quelque peu atténué.

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  • « La gauche politique fut le plus souvent divisée, mais ce qui unissait le peuple de gauche, c'était la foi commune en Liberté, Égalité, Fraternité. Nous sommes dans une période de régression ; nous ne savons si elle durera ; nous craignons de savoir où elle nous entraînera. Espérons qu'un jour, on ne sait quand, la devise trinitaire sera régénérée et que le soleil de 1789 éclairera une gauche elle-même régénérée. » Du haut de ses 96 printemps, Edgar Morin prend la plume pour dire ce qu'est la gauche, son histoire, ses combats, ses erreurs, ses évolutions. Dans ce texte lapidaire, brillant et sage, il dresse le portrait sans concession d'une gauche qui cherche son souffle et nous rappelle les valeurs que sont celles du peuple de gauche et qu'il serait, peut-être, temps de retrouver.

  • Ancien élève du lycée Jacques Decourt, Edgar Morin s'entretient dans ce lycée avec des élèves de premières et terminales. Il les interroge sur les questions essentielles de notre époque, après un travail de préparation de près de huit mois pour les familiariser avec son oeuvre. C'est une expérience unique et passionnante qui permet à l'auteur de tester ses idées sur les jeunes grâce à un étonnant travail pédagogique sans aucune vulgarisation.
    Dialogue sur la connaissance rend compte du dialogue noué pendant une année scolaire avec ces lycéens. Une façon pertinente et extraordinaire de leur faire aborder de grands thèmes de réflexion sur la société.

  • Dialogue sur la connaissance rend compte du dialogue noué pendant une année scolaire entre les jeunes du lycée Jacques Decour et Edgar Morin. Une façon de leur faire aborder de grands thèmes de réflexion sur la société.
    Reliances retrace le parcours d'Edgar Morin qui explique que nous sommes au coeur de l'age de fer planétaire et dans la préhistoire de l'esprit humain.

  • "Une rencontre éblouissante, un échange étincelant, un message incandescent : la lumière jaillit de ce dialogue inédit entre Edgar Morin et Pierre Rabhi. Un moment de grâce, une sorte de miracle. Le sociologue et l'agroécologiste dissèquent le moment de bascule civilisationnelle auquel la ¬pandémie de ¬Covid-19 - un peu - et l'état du monde - beaucoup - convoquent l'humanité des hommes. Ensemble, ils dessinent une ¬pensée nouvelle où la poésie, l'amour et l'intelligence éclairent la voie vers un "humanisme régénéré" et une fraternité d'âme.
    Brillant. " Denis Lafay

  • Le seul antidote à la tentation barbare est l'humanisme régénéré que propose Edgar Morin. Le seul antidote aux aveuglements que produit la connaissance morcelée, compartimentée, réductrice, manichéenne est dans une connaissance et une pensée complexes. Les bienfaits de notre civilisation s'amenuisent. Ses carences - s'accroissent. Nous avons besoin à la fois d'une nouvelle civilisation politique et d'une politique de civilisation. Edgar Morin, sociologue et philosophe viscéralement en lutte, ausculte la civilisation contemporaine, dissèque les innervations de son dépérissement et défriche les voies de sa revitalisation.

  • Économie, Front national, islam, fanatisme, immigration, mondialisation, Europe, démocratie, environnement : ces enjeux qui caractérisent et, pour certains, anéantissent l'ère occidentale trouvent leur issue dans l'acceptation de « la complexité », étranglée par le dogme binaire et la dictature du chiffre. Une « complexité du monde » source de décloisonnement des consciences, de conjuration des peurs, de confrontation des idéaux, d'hybridation des imaginations, et grâce à laquelle une espérance cultivée dans la fraternité, la solidarité et l'exhaussement de sens, peut ressusciter.

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique. À la fragmentation du discours compartimenté, techno-scientifique, ils opposent le discours du rassemblement, de la connexion, de la communication et de l'empathie.

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique. À la fragmentation du discours compartimenté, techno-scientifique, ils opposent le discours du rassemblement, de la connexion, de la communication et de l'empathie. Ce texte est l'un des classiques de l'Aube, il rejoint désormais la série des Petits Illustrés.

  • "La Marseillaise est un grand hymne où sont associés Nation, République, universalisme, liberté, dans une intensité frémissante qui est justement celle de l'an I, de Valmy, du moment fondateur de la France républicaine et du moment paroxystique de la défense de la liberté nationale. En dépit de ses excès de langage qui, en contrepartie, apportent un extrême romantisme, il doit être conservé. C'est un hymne d'éveil et de résistance qui a valu pour les résistances qui ont suivi, qui vaut pour celles que nécessite notre temps, et qui vaudra pour les résistances futures." Edgar Morin

  • Paris, été 1960. Alors que la guerre fait rage en Algérie et que le Congo lutte pour son indépendance, Edgar Morin, sociologue, et Jean Rouch, cinéaste et ethnologue, vont enquêter sur la vie quotidienne de Parisiens pour tenter de comprendre leur conception du bonheur... Première question posée : "êtes-vous heureux ?" Les thèmes abordés sont nombreux : amour, travail, loisirs, culture, racisme, etc.
    Ce livre reprend le texte du film et en élargit le propos, il propose également une préface inédite d'Edgar Morin.

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  • Le seul antidote à la tentation barbare est l'huma­nisme régénéré que propose Edgar Morin. Le seul antidote aux aveuglements que produit la connaissance morcelée, compartimentée, réductrice, manichéenne est dans une connaissance et une pensée complexes. Les bienfaits de notre civili­sation s'amenuisent. Ses carences ­s'accroissent. Nous avons besoin à la fois d'une nouvelle civilisa­tion politique et d'une politique de civilisation. Edgar Morin nous livre ­diagnostic, pronostic et esquisse les possibilités d'une refondation politique.

    Du haut de ses quatre-vingt-seize ans, le sociologue et philo­sophe Edgar Morin, viscéralement en lutte, ausculte la civilisation contemporaine, dissèque les innervations de son dépérissement et défriche les voies de sa revitalisation.

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  • Edgar Morin et Patrick Singaïny échangent sur la France. Edgar Morin écrit en parlant des jeunes de banlieue : "On ne peut être un vrai Français, mais on peut devenir un vrai musulman. Ils ont trouvé la voix de la vérité... La réponse n'est pas dans les polémiques lapidaires mais dans l'introduction au coeur de la culture française, d'une culture historique.
    La rééducation est beaucoup plus nécessaire que les proclamations anti-racistes. Même sans espoir il est nécessaire de l'entreprendre, et l'entreprendre ferait naître l'espoir même si celui-ci serait fragile." Un texte limpide, appuyé sur un savoir historique long de la construction du récit national, nourri de l'expérience interculturelle vécue à la Réunion par Patrick Singuaïny : une bouffée d'air dans une période dramatique.

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  • Lucide tout en restant optimiste, Edgar Morin nous donne une leçon de vie, d'espoir sans céder à la béatitude car, pour lui, « le vaisseau spatial Terre est dans nuit et brouillard. Nous allons probablement vers des catastrophes, peut-être même vers l'abîme... Mais dans l'histoire humaine l'improbable est parfois arrivé. Peut-être qu'un des improbables les plus admirables de l'Histoire se situe dans le Sud ». Pour éviter le pire, il préconise de ranimer la nature maternelle de la Méditerranée, matrice de tant de civilisations et de conquêtes essentielles de l'humanité. Pour autant, il faut arrêter de la considérer comme un mythe d'harmonie et de paix. Nous devons revenir à des réalités historiques, humaines et sociopolitiques pour la remythifier durablement...

  • Le " président normal " et le philosophe de la " démesure ", le socialiste de la " synthèse " et le sociologue de la " complexité ", se sont rencontrés au coeur de la campagne présidentielle de 2012. L'idée consistait à confronter leur vision de la gauche, du progrès et du nouveau désordre mondial. Car la crise que nous vivons est pour Edgar Morin une crise de civilisation, le socle de nos valeurs et de nos croyances vacillent sur ses fondations. Selon lui, seule une pensée politique capable de relier, de " tisser ensemble ce qui est séparé ", sera capable d'être à la hauteur de l'ère planétaire. Il souhaite que la France soit considérée comme " une, indivisible et multiculturelle " afin de reconnaître les différences sans tomber dans le communautarisme. Face aux ambiguïtés de ce mot qui risquerait de gommer les références communes, l'alors candidat François Hollande préfère " renforcer la laïcité dans la Constitution ".
    Ces deux hommes ont confronté leurs points de vue sur la conception de la gauche, le mitterrandisme, la mondialisation, la présidence de la République, la politique économique et la politique de civilisation. De grands hommes sur de grands sujets, les ingrédients sont réunis pour un excellent entretien.

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