• Comprendre la condition handicapée ; réalité et dépassement Nouv.

    La notion de condition permet de comprendre ce qui détermine la vie des personnes dites handicapées, leur manière personnelle d'être au monde, mais aussi celle qu'elles partagent avec d'autres. Historiquement située, socialement construite, la condition handicapée peut être dépassée ou modifiée, elle ne correspond pas à une identité figée.

    La notion de « condition » a souvent été utilisée par des auteurs célèbres : Malraux, Hanna Arendt, Simone de Beauvoir, Simone Weil, Pap Ndiaye, pour désigner notamment la condition ouvrière, la condition féminine, la condition noire... Appliquée aux personnes dénommées handicapées, elle permet de se dégager de toute perspective identitaire et essentialiste. En effet, la condition étant par définition historique, son analyse amène à envisager comment on peut la dépasser. Deux voies sont ici proposées : une philosophie de l'absolue singularité de tout humain ; une action pour mettre les personnes concernées en position d'acteur social et politique et non plus de simple bénéficiaire.

  • Remarquable approche historique et anthropologique du handicap, des "origines" à nos jours. Du mythe d'Oedipe (le boiteux) à la nouvelle loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, se trouve discutée et éclairée toute la problématique de l'intégration des handicapés, qui constitue à l'heure actuelle l'une des priorités de l'action sociale. 

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  • « La condition handicapée est une façon d'être au monde, d'être avec les autres ». Telle est la vision de l'auteur dans cet ouvrage qui ne définit pas ce qu'est le handicap mais l'envisage comme lorsque l'on évoque la condition ouvrière ou la condition des femmes.
    A l'origine, cet ouvrage avait l'ambition de regrouper des textes de l'auteur autour du thème de la condition handicapée. Parfois publiés dans des revues aujourd'hui introuvables, ces textes, repris par l'auteur, redevenaient ainsi accessibles et trouvaient un second souffle. Mais au-delà de cette reprise, l'auteur y a développé une réflexion véritablement nouvelle sur la place du handicap, toujours très ambivalente (ni exclu, ni intégré) dans la société contemporaine.
    Remettant fortement en cause les classifications de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), il s'interroge sur l'avenir de la contribution sociale du handicap : il milite pour que les handicapés s'emparent véritablement des débats sociétaux afin d'apporter leur pierre à la construction de la société du point de vue de leur condition : la condition handicapée.

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  • Il n'existe pas encore, à l'heure actuelle, d'histoire globale de l'infirmité - de ce que nous appelons pudiquement le handicap -, ni des systèmes de pensée qui commandent le rapport des sociétés au corps déviant ou diminué.
    Avec corps infirmes et sociétés, h-j. stiker a voulu combler cette lacune. en faisant revivre ce que fut le sort, si souvent cruel mais si différencié, des difformes, estropiés, impotents, l'auteur va bien au-delà du récit anecdotique. du mythe d'Oedipe relu et réinterprété jusqu'à la législation de 2005, il propose une histoire raisonnée, où les périodes historiques sont vues et rassemblées grâce à des idées maîtresses, à des concepts anthropologiques précis.
    Dans des contextes différents, les peurs, les rejets, les acceptations ne sont pas identiques. ainsi, à travers l'infirmité, ce sont les sociétés qui se dévoilent, de façon parfois inattendue - tant le particulier est souvent la meilleure entrée dans l'ensemble d'une culture. au fil de cet ouvrage, on pourra parcourir une histoire mal connue, pénétrer au plus profond des attitudes collectives, réfléchir à des fragments de politique, saisir l'importance extrême du culturel, subir un choc devant l'ampleur insoupçonnée de la question, comprendre, enfin, qu'elle ouvre en fait sur tout le social et permet de découvrir des voies nouvelles pour d'autres problèmes que celui des personnes handicapées.

  • Les personnes avec une déficience sortent-elles de l'ombre séculaire où elles furent laissées ?
    Les plus grands peintres n'ont pas hésité à placer les corps déformés dans la lumière de leurs oeuvres. Un parcours superficiel pourrait conclure à des mises en scène grotesques ou pitoyables, dérisoires ou accusatrices, contribuant au rejet des corps meurtris dans les ténèbres sociales. Intrigués et séduits par les corps infirmes, les peintres nous offrent au contraire des visions magnifiques et inattendues des défaillances, dénonçant, par des retournements subtils et admirables, le sort qu'on leur fait, nous renvoyant à notre condition commune, limitée et mortelle. L'art pictural dévoile le visible caché derrière les apparences et contribue à changer notre regard, sans faire la morale. De Pierre Bruegel à Frida Kalho, nous pénétrons dans les profondeurs de notre modernité quand elle rencontre les corps différents et passe de la prégnance du Crucifié à une indécision radicale sur l'humain.
    Tout presse la communauté internationale et chaque communauté nationale à prendre la mesure des souffrances et de la passion de vivre de ceux qui doivent lutter contre la dépréciation dont ils sont l'objet. Prendre cette mesure, c'est aussi fouiller la mémoire des siècles et convoquer les sciences à comprendre toutes les dimensions d'une question qui affecte chaque collectivité humaine. Les travaux croisés d'histoire, de sociologie, d'anthropologie sont aussi rares qu'indispensables. Le présent ouvrage est le premier, en français, à restituer les visions picturales du corps abîmé, indissociables de celles de notre corporéité commune.

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  • La perception que nous avons du handicap et la place que la société dans son ensemble se doit d'accorder aux personnes affectées de handicaps est une question qui suscite bien des débats. Mais qu'en disent les religions, qu'elles soient de tradition écrite ou orale ? Cet ouvrage se propose d'examiner les rapports que celles-ci entretiennent aux diverses formes d'infirmité : quelles représentations, quels discours se dégagent-ils des textes fondateurs, mais aussi des mythes et des différentes pratiques religieuses ? De la boiterie de Jacob au bégaiement de Moïse, de la folie de Saül aux corps problématiques de Muhammad ou Bouddha, en passant par les peurs ancestrales et le malaise souvent afférent, les représentations de l'infirmité, avec les traitements qui s'ensuivent, ne se comprennent que par le lien avec le type de divinités ou d'esprits dont les religions se dotent.
    Tout à tour péché, interdit, signe de malédiction, ou parfois encore, à l'opposé, symbole d'une cause élevée, l'infirmité revêt différentes significations relevant de la complexité et de la spécifité propre à chaque religion. Si le rapport au handicap d'une religion donnée n'est pas généralisable à la société dont elle émane, celui-ci, en revanche, est ici l'occasion d'examiner selon un biais inédit les grandes théories de la religion.

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  • « Qu'est-ce qu'accompagner une personne en situation de handicap ? » Question hantée et comme saturée par cette autre question : « Qu'est-ce que bien accompagner une personne en situation de handicap ? » Question plus éthique que technique.
    Le bon accompagnement ne peut être que celui jugé tel par les intéressés, seuls légitimes pour finalement décider de ce qui peut ou non être appelé accompagnement. Le bon accompagnement, n'est-il pas, au fond et simplement, l'accompagnement tout court ? Car s'il n'est pas par nature bon il disparaît pour laisser place à un autre type de relation reléguant la personne en situation de handicap dans un statut d'objet pris en charge.
    Articulé selon trois axes, l'ouvrage :
    - explore le champ de l'accompagnement, repère les logiques qui sous-tendent les discours sur l'accompagnement et explique la fortune récente de cette terminologie ;
    - propose, après avoir approfondi quelques notions clefs, des déclinaisons ordonnées de ce que signifie être compagnon sans confondre cette relation avec une multitude d'autres ;
    - pose la question de l'enseignement de l'accompagnement car l'accompagnement des personnes en situation de handicap est non seulement un contenu d'enseignement mais d'abord et avant tout un art à transmettre.

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  • Centré sur le XXe siècle, L'ouvrage croise à la fois les maux, c'est-à-dire les pathologies sociales de la précarité, et les mots servant à la désigner, le plus souvent de nature stigmatisante et aboutissant parfois à une exclusion, au sens d'une profonde altération des liens sociaux. Enfin, le livre interroge la question de l'intervention de l'État dans ces domaines, en comparaison avec l'Amérique du Nord.

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  • L'art modifie-t-il notre regard social sur ce que nous nommons aujourd'hui le handicap ? Ces images issues de la littérature, la peinture, le cinéma, la photographie, les séries télévisées...
    Trahissent souvent l'ambivalence faite d'attirance et de répulsion que nous entretenons avec l'autre si différent. Favorisent-elles la médiation entre les mondes distincts, le nôtre et celui des personnes souffrant de déficiences ? En amadouant le regard, les oeuvres d'art, quels que soient les supports utilisés (images fixes ou animées, images mentales), donnent corps et vie à l'atteinte, physique et morale, et à ses conséquences individuelles et sociales.
    Elles condensent des façons collectives de voir les personnes handicapées et constituent une manière d'officialiser les différences, sans les nier mais sans les exclure. Analyser, c'est-à-dire décrire et comprendre, ces oeuvres de culture provenant des siècles passés mais aussi d'aujourd'hui, telle est l'ambition de cet ouvrage qui témoigne des permanences et des évolutions de la place que la société réserve à la différence et à l'altérité.

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