• Anna Karenine

    Léon Tolstoï

    « Chaque fois que Vronski lui adressait la parole, un éclair passait dans les yeux d'Anna, un sourire entrouvrait ses lèvres ; et, si désireuse qu'elle parût de la refouler, son allégresse éclatait en signes manifestes. "Et lui ?" pensa Kitty. Elle le regarda et fut épouvantée, car le visage de Vronski reflétait comme un miroir l'exaltation qu'elle venait de lire sur celui d'Anna. »

    5 Autres éditions :

  • « - Ah ! enlevez ces... enlevez donc ces... (Elle désignait les lunettes.) Pierre les enleva. Son regard n'était pas seulement étrange comme l'est d'ordinaire celui des gens qui enlèvent leurs lunettes, il était apeuré et interrogateur. Pierre voulut se pencher sur la main d'Hélène et la baiser, mais d'un mouvement rapide et brutal de la tête, elle s'empara de ses lèvres et y appuya les siennes. Le visage d'Hélène frappa désagréablement Pierre par son expression égarée. »

    1 autre édition :

  • « - Ah ! enlevez ces... enlevez donc ces... (Elle désignait les lunettes.) Pierre les enleva. Son regard n'était pas seulement étrange comme l'est d'ordinaire celui des gens qui enlèvent leurs lunettes, il était apeuré et interrogateur. Pierre voulut se pencher sur la main d'Hélène et la baiser, mais d'un mouvement rapide et brutal de la tête, elle s'empara de ses lèvres et y appuya les siennes. Le visage d'Hélène frappa désagréablement Pierre par son expression égarée. »

    1 autre édition :

  • «Je posai le revolver et le recouvris d'un journal. Je m'approchai de la porte et l'ouvris. C'était la soeur de ma femme, une veuve à la fois bonne et stupide ...
    - Vassia, va la voir. Ah ! c'est affreux, dit-elle.
    "Aller la voir ?" m'interrogeais-je. Aussitôt je me répondis qu'il fallait aller la voir, que probablement cela se faisait toujours. Quand un mari, comme moi, avait tué sa femme, il fallait certainement qu'il aille la voir. "Si cela se fait, il faut y aller, me dis-je. Et si c'est nécessaire j'aurai toujours le temps", songeai-je à propos de mon intention de me suicider...
    - Attends, dis-je à ma belle-soeur, c'est bête d'y aller sans bottes, laisse-moi au moins mettre mes pantoufles.»

  • " il n'est plus possible de continuer à vivre comme j'ai vécu jusqu'à présent, et comme nous vivons tous.
    Voilà ce que m'ont révélé la mort d'ivan ilitch et le journal qu'il a laissé. je veux donc décrire ma conception de la vie et de la mort avant cet événement, et je transcrirai son journal tel qu'il m'est parvenu ".
    Ces lignes de tolstoï définissent le propos qui lui a dicté ces trois nouvelles. la maladie d'un magistrat, la mort et la rédemption d'un négociant pris dans une tempête de neige, trois morts, incarnent dans des personnages et des événements simples et poignants la même interrogation : " et la mort ?
    Où est-elle ? ".
    Il chercha son ancienne peur et ne la trouva plus. " où était-elle ? quelle mort ? ". et la découverte finale, qui permet de répondre : " il n'y avait pas de peur, parce qu'il n'y avait pas de mort ".

  • Reconnu pour son art de la fresque, Tolstoï s'illustre dans ces sept nouvelles par la maîtrise du détail. Avant que le romancier ne fasse chanter le choeur de l'histoire, le nouvelliste nous murmure la poésie des petits évènements : ici la neige se lève, là des paysans délibèrent.

    Le hennissement du cheval solitaire, la riche musique du violoniste crasseux entonnent à l'unisson une même plainte : celle de la nature blessée. Car la nature est l'autre nom de l'authenticité, mise en péril par le calcul égoïste, et de la communauté, que la société bourgeoise prétend civiliser.

    En peignant la détresse d'une Russie anonyme, Tolstoï offre un récit à tous ceux que l'Histoire a exclus.

  • «Puisant la matière de son oeuvre dans l'observation de soi nourrie par l'inquiétude morale et la soif de perfection, Léon Tolstoï (1828-1910) fait du roman réaliste, construit à partir de l'évocation plastique de l'instant concret, une épreuve de vérité soumise au critère esthétique de l' authenticité. Le sujet épique de La Guerre et la Paix étend ce critère aux mécanismes de l'Histoire, celui, tragique, d'Anna Karénine aux valeurs de la société et de la civilisation contemporaines dont il devient, après la crise existentielle de 1880-1881, le dénonciateur impitoyable au nom d'un christianisme ramené à l'exigence de l'amour du prochain et du perfectionnement individuel».
    Michel Aucouturier.

    Traduit du russe par Henri Mongault. Édition de Pierre Pascal. Index historique par Sylvie Luneau

    1 autre édition :

  • En 1851, Tolstoï, âgé de vingt-trois ans, décide de rejoindre son frère, officier dans le Caucase, où les Russes sont aux prises avec une guérilla qu'ils mettront plusieurs décennies à vaincre. D'abord simple observateur, il se porte volontaire pour plusieurs missions de combat, puis s'engage dans une carrière militaire qu'il poursuivra durant cinq ans.

    Les trois récits réunis dans ce recueil comptent parmi les premiers textes écrits par Tolstoï. Évocation terriblement vivante d'une de ces guerres de partisans telles qu'en connaîtront les XIXe et XXe siècles, ils sont également le témoignage de la maturité littéraire impressionnante d'un jeune homme appelé à devenir l'une des grandes figures de la littérature russe.

    Ce recueil contient : L'Incursion, Une coupe en forêt et Le Dégradé.

  • Les insurgés

    Léon Tolstoï

    Ce recueil de cinq textes a pour thème l'oppression politique que le pouvoir despotique du tsar fait peser sur la Russie du XIXe siècle et les résistances qu'elle suscite, en particulier dans l'élite intellectuelle.
    Le récit qui donne son titre au recueil, Les Révolutionnaires ( Les Décembristes , selon le titre original, en référence aux auteurs de la tentative de coup d'Etat du 14 décembre 1825), est en fait le début d'un roman, commencé en 1862 et resté inachevé. Il raconte l'accueil par la société moscovite de 1856 d'une famille revenue d'exil en Sibérie. Tolstoï en abandonne la rédaction pour se consacrer à La Guerre et le Paix , puis y reviendra beaucoup plus tard, en 1877, après Anna Karénin e.
    Les quatre autres récits réunis ici («Après le bal», «Pour quelle faute?», «Le Divin et l'Humain» et «Les Notes posthumes du starets Fiodor Kouzmitch») traitent également du pouvoir oppresseur, tout en se rattachant à un intérêt ancien et constant du romancier pour l'histoire de son pays et de sa société. Ils appartiennent également à une autre phase de la vie spirituelle de Tolstoï et de son activité intellectuelle, dominée par le prosélytisme et les préoccupations religieuses. Ils ont tous pour origine des faits réels, que le romancier fait revivre, en les modifiant ou en les étoffant. La dénonciation du pouvoir monarchique, qui se rattache à la condamnation générale de l'organisation de la société que développe Tolstoï, prend ici un accent religieux en se combinant à une autre constante de sa vie intérieure : le besoin du repentir et de l'expiation.

  • James Joyce, dans une lettre à sa fille datée d'avril 1935, écrivait qu'il tenait Ce qu'il faut de terre à l'homme pour « la plus grande histoire jamais écrite ».

    Dans ce conte fantastique sur la cupidité et la vanité des désirs humains, Tolstoï raconte comment un paysan russe trop ambitieux voit tout à coup ses projets étrangement favorisés par le Diable...

    Inspiré à son auteur par un séjour dans la province de Samara, sur les terres des peuples bachkirs, Ce qu'il faut de terre à l'homme, publié en 1886, reste l'une des plus célèbres nouvelles de Tolstoï.

  • Le cheval :
    Un cheval est chahuté par ses pairs car il est vieux. Il l'a été par les hommes car il est pie. Car il est différent. Pourtant, il possède une histoire extraordinaire : de son rôle de monture du prince Nicolas à la vitesse hors-norme qu'il pouvait atteindre, le récit de son passé force le respect.
    En donnant la parole à ce cheval, Tolstoï évoque la décrépitude de la vieillesse, et prouve qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
    Albert :
    Délessov rencontre Albert, un sans-abri alcoolique, qui s'avère être un violonniste talentueux.
    Touché par sa musicalité, Délessov décide de l'héberger et tente en vain de remettre sur pied cet homme qui fut un musicien prestigieux et respecté de tous, avant de sombrer dans l'alcool.
    Deux récits, deux prodiges déchus. Tolstoï rappelle avec poésie qu'il est parfois impossible de lutter contre certains éléments, tels que la vieillesse ou l'alcoolisme, et soulève l'absurdité de la distinction de valeur faite entre humains et animaux.

  • Anna Karénine et Résurrection sont accompagnés ici d'une partie importante de ce que l'on pourrait appeler leurs dossiers de préparation : pour Anna Karénine, les plans successifs envisagés par Tolstoï, des scènes entières qui n'ont pas été utilisées, des personnages différents ou les mêmes personnages vus tout autrement, une histoire aussi de l'élaboration du roman ; pour Résurrection, le premier brouillon achevé de l'oeuvre et quelques documents qui donneront une idée du travail accompli par Tolstoï avec la rédaction définitive.
    Entre Anna Karénine et Résurrection se place la période moralisante et théologique de Tolstoï. La préface de Pierre Pascal qui ouvre ce volume en explique le sens et le développement.

  • Le diable

    Léon Tolstoï

    Irténiev, propriétaire terrien, est un homme sérieux, qui gère son domaine avec efficacité et rigueur. Marié à la douce et fragile Lise, romantique amoureuse qui l'idéalise, Irténiev fait de son mieux pour être à la hauteur. C'est sans compter sur Stépanida, une belle paysanne impudique, au regard de braise, au corps vigoureux et à la peau laiteuse, qui met tous ses sens en émoi...

    Peut-on résister aux tentations de la chair? Tolstoï nous dresse un tableau diabolique de la sensualité.

    1 autre édition :

  • C'est dans son village natal que Léon Tolstoï reçut le témoignage bouleversant de sa voisine Anissia. Il en tira ce court roman, l'odyssée d'une jeune paysanne en route vers la Sibérie, accablée de privations mais animée d'une force de vie exceptionnelle.
    Du fond de la Russie du XIXe siècle, Tolstoï nous livre dans sa langue puissante un inoubliable destin de femme.

  • Tolstoï La Mort d'Ivan Illitch Trois nouvelles, six morts exemplaires, dont celle d'Ivan Illitch l'agonie la plus célèbre de la littérature.
    La mort, la vie et son mensonge soit qu'au dernier moment on s'accroche encore à ce mensonge comme la vieille dame (Trois morts), soit qu'on s'en dépouille enfin, comme Ivan Illitch, soit qu'on meure, comme l'arbre, «paisiblement, honnêtement, en beauté».
    «A la grâce de Dieu. Nous y passerons tous un jour !» Préface et commentaires de Dominique Fache.

  • En 1878-1879, autour de l'âge de cinquante ans et après avoir écrit Anna Karénine, Léon Tolstoï traversa une profonde crise de vie et de conscience, celle qui allait le mener à devenir celui qu'on sait, le quasi-prophète qui inspirerait Gandhi et des millions d'autres. Ma Confession est le livre crucial de cette crise, écrit en 1879, et depuis longtemps n'était plus édité.
    Initialement prévu pour être une « Introduction à une critique de la théologie dogmatique » préfigurant une vaste oeuvre théologique en quatre parties, Léon Tolstoï en a finalement fait un texte court et simple parlant à tout être humain, le réceptacle de toute ces interrogations qui le hantaient depuis son enfance et qui sont celles de toute personne en ce monde :
    « Qu'est-ce qui sortira de ce que je fais aujourd'hui ? de ce que je ferai demain ? Qu'est-ce qui sortira de toute ma vie ? » et « Quel est le sens de la vie ? », questions demeurant sans réponses pour lui et qui rendent la vie « impossible », et finissant par se transformer en une manière de concevoir Dieu et la foi qui ne pouvait que se heurter à l'Église orthodoxe et à tout dogme établi.
    Complètement inconnue du public français et longtemps interdite par la censure, Confession, est une oeuvre bouleversante à consonances très largement autobiographiques et totalement originale. Tolstoï y déploie le paysage d'une âme désespérément séparée de Dieu, désertée par la grâce, seule face à l'obsession de la mort.
    Une première tentative de publication eut lieu en 1882 dans une des plus grande revue de l'Empire russe mais le texte fut presque en totalité éliminé par la censure de l'Église orthodoxe. Il fut publié à l'étranger à Genève en 1884, avant d'être traduit en français en 1887. Il circula longtemps en Russie en manuscrits avant de connaître une première publication restreinte en 1906 et de devenir pour toute une génération le grand livre de cet idéal ascétique et mystique.
    Aveu d'une puissance rare, même chez un écrivain aussi considérable, précisément parce qu'il abandonne tout artifice littéraire, inévitablement entaché de péché dans sa nouvelle vision du monde, pour conférer aux mots une sorte d'énergie primitive, une signification transparente libérée de toute médiation.
    Nous sommes ici au coeur de la vérité tolstoïenne si proche de la sainteté, témoins fascinés d'une expérience unique, relatée dans une langue limpide et par-là même universelle.

  • Tolstoï entame une enquête immense, descend dans l'enfer putride des prisons, scrute les détenus, polémique avec les " idéologues " révolutionnaires, interroge le peuple.
    Résurrection se veut un roman total, mais cette fois-ci le tolstoï millénariste refuse la durée et exige tout tout de suite : le salut total de la création. c'est peut-être ce qui fait de résurrection, paru quand naissait le xxe siècle, un signe avant-coureur des grands soubresauts millénaristes de notre siècle à nous.

    2 Autres éditions :

  • «Puisant la matière de son oeuvre dans l'observation de soi nourrie par l'inquiétude morale et la soif de perfection, Léon Tolstoï (1828-1910) fait du roman réaliste, construit à partir de l'évocation plastique de l'instant concret, une épreuve de vérité soumise au critère esthétique de l' authenticité. Le sujet épique de La Guerre et la Paix étend ce critère aux mécanismes de l'Histoire, celui, tragique, d'Anna Karénine aux valeurs de la société et de la civilisation contemporaines dont il devient, après la crise existentielle de 1880-1881, le dénonciateur impitoyable au nom d'un christianisme ramené à l'exigence de l'amour du prochain et du perfectionnement individuel.» Michel Aucouturier.

    Anna Karénine et Résurrection sont accompagnés ici d'une partie importante de ce que l'on pourrait appeler leurs dossiers de préparation : pour Anna Karénine, les plans successifs envisagés par Tolstoï, des scènes entières qui n'ont pas été utilisées, des personnages différents ou les mêmes personnages vus tout autrement, une histoire aussi de l'élaboration du roman ; pour Résurrection, le premier brouillon achevé de l'oeuvre et quelques documents qui donneront une idée du travail accompli par Tolstoï avec la rédaction définitive.
    Entre Anna Karénine et Résurrection se place la période moralisante et théologique de Tolstoï. La préface de Pierre Pascal qui ouvre ce volume en explique le sens et le développement.

  • Les Cosaques, achevé en 1862, constitue l'oeuvre la plus audacieuse de Tolstoï, celle où s'exprime avec le plus de violence sa nature charnelle et où surgit en pleine lumière le visage païen de sa personnalité complexe.
    Ce roman teinté d'autobiographie nous livre le souvenir vivace d'une expérience intime, celle d'un jeune citadin écoeuré par les frasques de sa vie mondaine qui découvre brusquement la vie paisible et simple des Cosaques. Dans sa quête du bonheur, Olénine, tout comme Tolstoï dans ses jeunes années, essaye de se dépouiller de tout l'acquis de son éducation pour devenir semblable à ceux qui l'entourent. Au milieu d'une nature partout présente et révérée, la vie du village est cadencée par les récoltes, la chasse, le bétail et les heures passées à l'ombre du verger.
    Certes les abreks, montagnards inféodés, rôdent non loin, mais ils ne sont considérés que comme une distraction de plus pour juger de la bravoure des jeunes cosaques. Les officiers russes, à l'instar d'Olénine, peinent à s'intégrer à ces hommes frustes dont ils admirent pourtant l'insouciance. Le héros du roman, émerveillé par cette vie nouvelle, n'en finira pas moins par fuir, déjà oublié par ceux-là mêmes en qui il portait toutes ses espérances.

  • En 1855, Léon Tolstoï participa à la défense de Sébastopol, dont la chute mit fin à la guerre de Crimée. Quinze ans plus tard, il écrira la vaste fresque de «Guerre et Paix». Ces «Récits de Sébastopol» en sont la préfiguration. On y trouve déjà la tonalité et le rythme du grand roman à venir. On y discerne aussi le même mélange de scènes guerrières et de tableaux intimes. Un reportage unique sur un événement crucial de l'histoire de la Russie.

  • Hadji Mourat est un chef caucasien dont Tolstoï a fait le héros d'une ultime grande oeuvre. Malgré ses dimensions modestes, elle nous présente un vaste et saisissant tableau de la «guerre de pacification» du Caucase, à laquelle le romancier avait lui-même pris part un demi-siècle plus tôt et dont il avait rapporté Les Cosaques. Le choix d'un tel personnage est profondément révélateur : sa mort héroïque en fait un symbole de la vie même dans ce qu'elle a de plus irréductible.
    Ce récit, que Tolstoï n'a cessé de récrire pour le rendre parfait, n'a rien perdu de son actualité : il permet de déchiffrer la cruelle histoire contemporaine.

  • Dans son essai, Sur l'importance du refus du service militaire, Léon Tolstoï invite les citoyens à une forme de sédition au nom de la liberté des peuples et du droit de disposer de soi-même en toute quiétude. Contre l'oppression, contre les oppresseurs, Tolstoï fédère et apporte son soutien. La correspondance ici reproduite entre Tolstoï et les docteurs Skarvan et Makovitzky ainsi que l'article du docteur Skarvan « Le refus du service militaire » relaient l'influence que la contestation initiée par Tolstoï eu sur une partie de la population en Russie, comme en Europe.

  • Ce volume rassemble cinq des plus beaux récits de Tolstoï, écrits à la fin de sa vie. Travaillés avec un soin d'orfèvre, ils mettent en scène des personnages au destin hors du commun. Dans La Sonate à Kreutzer, un mari jaloux jusqu'à l'obsession veut que sa femme l'ait trompé, afin de pouvoir accomplir le passage à l'acte criminel libérateur. Le Père Serge retrace le parcours d'un aristocrate russe engagé dans l'armée, qui, pour échapper aux tentations du monde, se fait ermite dans une cellule creusée à même le rocher. Dans Maître et Serviteur, un riche propriétaire, pour ne pas manquer une affaire, entreprend de rejoindre avec son serviteur un village voisin, mais les deux hommes se retrouvent bientôt pris dans une tempête...

    Dans ces récits saisissants, Tolstoï donne à voir la complexité des êtres, l'âpreté du monde et la rudesse du chemin vers le renoncement.

  • «À dater de ce jour, prit fin mon roman avec mon mari ; l'ancien sentiment devint un souvenir précieux, perdu à jamais, et un nouveau sentiment d'amour pour mes enfants et pour le père de mes enfants posa les bases d'une nouvelle vie heureuse, mais cette fois d'une tout autre façon...» Que reste-t-il de l'amour, après des débuts passionnés, quand apparaissent au sein du couple de profondes divergences et que le sens d'une vie commune s'en trouve altéré à tout jamais? Raviver la flamme d'antan est-il possible?
    Dans ce récit, Tolstoï livre une réflexion essentielle sur ce qu'est l'amour à deux, le bonheur, ses tenants, sa fragilité mais aussi sa pérennité.

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