• Le spontané

    Prithwindra Mukherjee

    • Almora
    • 19 Avril 2014

    Ce livre est la réédition et la réunion de deux ouvrages Chants bâuls, les Fous de l'Absolu, éd. Findakly/ Ministère de la Culture, 1985 et Chants Caryâ, Le Calligraphe, Paris, 1981.
    Prithwindra Mukherjee nous fait partager ici de magnifiques poèmes des Bauls du Bengale et des mystiques bouddhistes de l'Inde du moyen-âge. Ces chants célèbrent le spontané, le sahaja, qui est notre état naturel.
    C'est Tagore qui le premier a rendu les Bauls si célèbres. Mukherjee propose ici une collection de leurs textes parmi les plus anciens.
    Les Bâuls, les fous en bengalî, sont des groupes de musiciens itinérants qui parcourent le Bengale, autrefois en bateau (bâulea), maintenant souvent en train, en chantant des chants religieux, et mendiant pour assurer leur subsistance.
    Ce sont des hindous hétérodoxes qui ignorent le système des castes, les rituels de toutes sortes. Leur croyance est un syncrétisme indomusulman, incorporant des aspects venant du soufisme et du bouddhisme et des pratiques issues du yoga et du tantrisme. Proches de la philosophie de Kabîr, ils refusent la séparation entre les communautés hindoues et musulmanes, la différence entre hommes et femmes.
    Au lieu de se fondre dans l'état inné de l'union avec la Conscience suprême - but de la plupart des quêtes mystiques orthodoxes en Inde - le chercheur Baul revient sans cesse vers la réalité corporelle en vue de transformer ses allures physiques et de diviniser le quotidien, afin de jouir du « multiple » en présence de l'Un, en communion constante avec Lui.
    Les chants caryas sont des poèmes bouddhistes en bengali (vers le 9e siècle) qui célèbrent tous la simplicité et l'inné (sahaja). On y trouve des textes de l'illustre maître bouddhiste Saraha. Ces maîtres tantriques auront une influence profonde sur le Mahamoudra tibétain.

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  • Le sâmkhya étudie la structure naturelle de l'Univers: il analyse et fait l'inventaire des réalités constitutives du monde, de leurs modes d'organisation et de leurs relations. Plus qu'une " philosophie " intellectuelle et purement spéculative, il s'agit bien d'une description et d'une explication du monde visible et invisible qui conservent leur cohérence et leur logique jusque dans leurs implications les plus pratiques et les plus humbles des problèmes de santé et de diététique de la vie indienne à l'époque.
    Le sâmkhya est tout aussi bien une métaphysique qu'une physique, unitives et cohérentes.
    Très proche du yoga, souvent complémentaire de celui-ci, le sâmkhya ne saurait être ignoré des adeptes yogis.
    Pour la première fois en France, Prithwindra Mukherjee élabore dans cet essai les dynamiques essentielles de la vision s19khya.

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