• Ce livre donne la parole à des philosophes de vingt ans.
    Huit étudiants de master réunis autour de leur professeur.
    Pour faire entendre la voix de cette jeunesse philosophe, on a choisi une méthode éprouvée depuis les Grecs : la question.
    Dans le choix de leurs questions, les auteurs nous parlent essentiellement de ce qui constitue la toile de fond de leur existence : la crise.
    En traitant de sujets aussi divers, brûlants et actuels que le racisme, la décolonisation, les tests ADN, le tirage au sort en démocratie, la perte de la souveraineté, la fin des partis politiques, ou tout simplement la fin du monde, ils nous invitent à repenser la crise, à la raconter autrement.
    Témoignage d'une génération philosophique, ce livre est aussi le laboratoire de la pensée de demain.

  • Ce livre veut reprendre les réflexions de sociologie de la littérature au point où curieusement elles s'arrêtent : avant une réelle explication sociologique.
    En 1992, dans les Règles de l'art, Pierre Bourdieu rendait compte de la constitution d'un « champ littéraire » organisé dans la seconde moitié du XIXe siècle autour d'une norme, celle de « l'art pour l'art » ou de la littérature pure. Quelques oracles choisis - Gautier, Baudelaire, Flaubert ou encore Mallarmé - auraient réussi à imposer au champ une autonomie de la chose littéraire contre les compromissions de l'art bourgeois mais aussi contre les vertiges de l'art social, de l'art engagé.
    Comment ? On ne le sait pas. Sartre, avant Bourdieu, avait pourtant apporté une réponse à cette question : dans une société de classes, l'écrivain ne pouvait se réinventer qu'en s'intégrant à une aristocratie fictive, idéalisée. Voici l'histoire de cette métamorphose.

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  • Contrairement à ce que laisse accroire une maxime pour nous sans âge - Nihil est in intellectu quod prius non fuerit in sensu, rien n'est dans l'intellect qui n'ait été auparavant dans les sens - le concept comme le lexique de la « sensation » (sensatio en latin) sont entrés très tardivement sur la scène philosophique, dans la première moitié du XVIIe siècle.
    Leur apparition nécessitait en effet un double processus d'unification, de l'instance psychique et de la causalité physique. Ce processus s'est amorcé certes tardivement, mais les catégories scolaires n'en ont malheureusement retenu qu'une version, celle de Descartes, dans laquelle pourtant ni le lexique ni le concept de sensation n'ont leur place. On peut alors fixer la tâche d'une généalogie : remonter aux sources multiples de cette double unification, à ses diverses formulations, ainsi qu'aux divergentes théories du sensible auxquelles elles ont donné lieu.
    La sensation se révèle alors être moins l'expression d'un « climat idéologique » que la résultante de choix théoriques précis, tant dans le domaine de la physique que dans celui de la physiologie ou encore de la psychologie. Ces choix permettent en outre d'établir plus précisément les coordonnées de l'empirisme moderne.

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  • Mon nom est Karl Marx. Ce que je fais dissimulé sous ce drap ? C'est une longue histoire. Celle de la lutte des classes ! Une histoire triste, mais à laquelle nous allons essayer ensemble d'apporter un dénouement heureux, une fin joyeuse, car à quoi sert d'inventer des fins si elle ne sont pas joyeuses ?

  • La pensée de Slavoj Zizek est-elle autre chose qu'une curiosité médiatique ? Cette courte introduction tente de montrer qu'une véritable théorie chez Zizek résiste aux exigences de simplification, de renouvellement, de contraste aussi bien que de neutralisation politique des extrêmes qui sont celles du journalisme culturel et politique.
    Cette théorie articule de façon neuve marxisme et psychanalyse, plus spécialement une psychanalyse d'inspiration lacanienne. Le freudo-marxisme, branche hérétique de la théorie critique de l'École de Francfort, a fait long feu. Sur ses cendres, Zizek compose un nouveau système, le lacano-marxisme, dont on s'efforce ici de détailler les principaux résultats : dans le domaine de la critique de l'idéologie, dans une métaphysique de l'acte, enfin, dans une eschatologie qui a pour nom « communisme ».

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