Parangon

  • Animaux

    Collectif

  • La gauche des luttes ne peut-elle se définir que négativement ? Elle est antilibérale, anticapitaliste, souvent antinucléaire, anti-ogm, anti-gaz de schiste... Au mieux, quand elle se fatigue des luttes "contre", quand elle essaie de proposer des "pour" et des "avec", semble-t-elle pouvoir se définir en référence au monde qu'elle critique, de façon "alter": altermondialisme, alter-développement ; ou "slow": slow food, slow city, slow money...
    Pourquoi devrait-elle maintenant se prétendre antiproductiviste ? Est-ce seulement possible ? Car le productivisme a appartenu au logiciel commun de la gauche et du monde qu'elle prétendait critiquer. Une gauche antiproductiviste devra doubler sa critique du capitalisme d'une critique des critiques classiques du capitalisme. Autant dire qu'il y a là un potentiel de radicalité que la gauche n'a peut-être jamais osé approcher.
    Comment atteindre une telle radicalité ? Suffit-il d'ajouter au rouge du socialisme le vert de l'écologie pour obtenir une réelle transition vers une société libérée de la religion du progrès et de la croissance ? Suffit-il d'ajouter au refus du productivisme le rejet du consumérisme pour pouvoir construire un monde de juste répartition de la richesse et de respect de la nature ?

  • ENTROPIA N.12

    Collectif

    Découvrez Entropia N° 12, printemps 201. Fukushima, fin de l'anthropocène, le livre de Jean-Claude Besson-Girard. Loin de l'agitation médiatique et des surenchères de promesses électorales inhérentes au rituel quinquennal de l'Hexagone, cette publication semestrielle a choisi, pour sa douzième livraison, de consacrer son dossier à l'appréhension de la catastrophe de Fukushima comme dévoilement de l'Anthropocène. Notre ambition est ici de faire connaître à des lecteurs curieux et exigeants l'ampleur de la signification de ce mot nouveau qui, pour l'heure, reste largement méconnu. Cette ère est caractérisée par une espèce humaine devenue force géologique par la transformation systématique que ses activités font subir à la nature. Si Hiroshima en est le seuil, Fukushima sera-t-il le déclic qui détermine de nouveaux imaginaires, empêche l'amnésie et réveille l'insurrection devant l'illusion d'une croissance sans fin ?

  • Sommes-nous prêts à sacrifier la croissance, le productivisme et l'emploi pour la sauvegarde de la planète ? la critique de la mondialisation libérale - l'altermondialisme - peut-elle échapper à ce dilemme ? existe-t-il une politique économique de l'altermondialisme compatible avec l'écologie politique ?.

  • Grâce à sa robustesse, sa résistance, mais aussi sa maniabilité, le fer peut être transformé d'innombrables façons répondant à des besoins très divers.
    Traditionnellement, ce travail est le domaine du forgeron qui réalise les nombreux éléments architecturaux qui ornent l'intérieur et l'extérieur des bâtiments : balcons, balustrades, rampes d'escalier, impostes, marquises, auvents, enseignes, crêtes, faîtières et épis sur les toitures. ces artisans exécutent également des grilles de toutes sortes, qui servent de protection ou d'ornement, décorant principalement portes et fenêtres.
    Les serruriers participent eux aussi à l'élaboration d'éléments utilitaires ou décoratifs tels que les verrous, les clefs, les serrures, les peintures et les gonds. d'autres artisans fabriquent des objets de la vie quotidienne : chaudrons, casseroles, landiers, chenêts, fers et éperons pour les chevaux, ancres et chaînes pour les bateaux, canons et boulets pour la guerre.

  • La technique et la marchandise sont les deux faces de la même médaille. La technique a contribué à faire de la planète un territoire à asservir. La raison instrumentale de domination du monde n'est pas un modèle viable. Tous les indicateurs objectifs de cette perversion de la raison sont dans le rouge : crise climatique, effondrement de la biodiversité, accroissement des inégalités... La démocratie, la citoyenneté et la solidarité sont menacées. Face aux technophiles, il ne s'agit pas d'entonner la complainte des technophobes, mais de retrouver, pendant qu'il en est encore temps, le sens de la mesure et la mesure du sens de " la cause commune ". L'analyse critique des origines, des pratiques, des effets sociaux et écologiques de la technique est indispensable. Le monde de la virtualité techniciste n'a pas moins de limites que le monde réel. Le rôle et les orientations de la recherche doivent être soumis aux véritables attentes d'une société de responsabilité et de fraternité. L'objection de croissance donne à cette exploration une liberté d'interprétation, d'imagination et de proposition qui fouette l'esprit et repousse la fatalité. Son exigence est théorique, politique, pratique et poétique.

  • Manifeste utopia

    Collectif

    Oui, une autre manière d'imaginer, de penser et de faire de la politique est possible. Il existe d'autres perspectives que la résignation et la soumission
    au modèle actuel.
    Pour Utopia, il ne s'agit pas de corriger à la marge le système capitaliste, qui accentue les inégalités et détruit la planète. L'enjeu est de construire un projet politique permettant à chacun de se réaliser individuellement et collectivement.
    L'originalité d'Utopia consiste à porter analyses et propositions au sein du monde associatif, mais aussi des mouvements et partis de gauche, depuis
    les objecteurs de croissance jusqu'au Parti socialiste, en passant par les Verts, les altermondialistes, les antilibéraux et les alternatifs. Mais pour construire, il faut préalablement déconstruire et, pour cela, remettre en cause trois
    aliénations : le dogme de la croissance comme solution « magique » à tous les maux, la consommation comme seul critère d'épanouissement individuel,
    et le travail érigé en valeur absolue.
    Notre utopie considère que la réflexion alliée à l'imagination arrivera à fédérer un mouvement fort, capable de construire non pas l'alternance, mais un projet susceptible, à terme, d'entraîner l'adhésion du plus grand nombre.
    C'est notre impératif et notre urgence.

  • Une trentaine d'acteurs du mouvement Frères des Hommes se sont récemment retrouvés et interrogés sur leurs engagements, au fil des années 1965-1992.
    Pourquoi sont-ils partis " aider " le tiers-monde ? Quels obstacles ont-ils dû surmonter pour que cet élan fraternel qui - tous - les animait, se transforme en solidarité humaine effective ? Que leur reste-t-il de cette immersion dans l'incroyable diversité des hommes, où l'invincible espérance se mêle au tragique quotidien ? Et aujourd'hui, repartiraient-ils ? A travers ces témoignages, c'est une mémoire collective qui s'élabore et qui apporte sa lumière à l'actualité d'une planète en proie aux mêmes fléaux : régions arides ou climats hostiles certes, mais aussi injustices structurelles, corruptions, guerres civiles, sans parler d'une mondialisation économique forcenée qui détruit les identités culturelles.
    Autant de situations dramatiques et toujours scandaleuses qui appellent des consciences déterminées, des actions volontaires et patientes, au Nord comme au Sud, en faveur de la liberté, de la justice et de la fraternité. Ce livre, dédié à tous ceux qui se sont mis au service de leurs frères humains, devrait donner aux plus jeunes l'idée de les suivre sur ces chemins solidaires.

  • ENTROPIA N.11

    Collectif

    L'objection de croissance propose des outils de réflexion pour comprendre notre commune situation et pour s'opposer aux effets ravageurs de la sacro-sainte croissance, au plan écologique, social, culturel et politique, mais elle permet aussi d'interroger ce qui ressemble fort à une crise anthropologique sans précédent.
    Ces temps d'inquiétudes sont propices aux marchands de certitudes. Au coeur des croyances de salut portées par les technosciences ou les religions du Livre, au sein des rêves de rédemption par la catastrophe, comme au creux des langueurs mélancoliques de la modernité finissante, s'interroger sur la présence ou sur l'absence du sacré aujourd'hui est l'objet de ce recueil. Il s'agit d'ouvrir un dialogue exigeant à partir d'affirmations assumées et insoumises à quelque bienséance sans relief; il s'agit de lancer quelques sondes reliées à diverses interprétations de l'idée de décroissance dans ses relations avec diverses interprétations de l'idée de sacré.

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