• Sharon Stone, l'une des actrices les plus célèbres au monde, est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001 qui lui coûte non seulement sa santé, mais met aussi en péril sa carrière, sa famille et sa renommée mondiale. Dans La Beauté de vivre deux fois, elle se livre avec honnêteté : ses origines irlandaises et sa jeunesse en Pennsylvanie dans un milieu modeste, les traumatismes et la violence qu'elle a connus enfant, ses débuts comme mannequin, sa conquête de Hollywood et les sommets que furent Basic Instinct et Casino... et ce jour décisif où elle a failli mourir. Elle raconte sa lutte pour reconstruire sa vie, la force qu'elle tire de ses enfants et de ses engagements humanitaires.
    La Beauté de vivre deux fois est la célébration de la puissance d'une femme et de sa résilience. Dans un milieu qui n'accepte pas l'échec, dans lequel trop de voix sont réduites au silence, Sharon Stone a trouvé dans ce livre le courage, enfin, de prendre la parole.

  • Son nom est connu de tous, suscite l'admiration : Costa-Gavras a marqué l'histoire du cinéma. Intimes et tendres, ses Mémoires retracent sa jeunesse et racontent sa carrière. On y découvre Hollywood, on y croise des légendes dont il suffit d'évoquer les noms ? Yves Montand, Marlon Brando ou encore Romy Schneider ? pour comprendre que le réalisateur prodige a été nourri des plus grands rêves de notre temps, comme de ses combats les plus rudes.

    Né le 10 février 1933 à Loutra-Iraias, en Arcadie (Grèce), Konstantinos Gavras, dit Costa-Gavras, est l'auteur d'une vingtaine de films (Z, L'Aveu, Amen...) qui ont autant changé le cinéma que notre façon de voir le monde.

  • C'etait Kubrick

    Michael Herr

    • Seguier
    • 8 Avril 2021

    Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant appartenu au cercle très fermé des proches de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de vingt ans, était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate.
    Revenant sur près de cinquante ans de carrière, de polémiques et de malentendus - jusqu'à la controverse qui entoura l'ultime chef-d'oeuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut -, mêlant souvenirs, anecdotes et analyses, Herr livre une biographie sensible du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé. Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant de guerre au Vietnam, qui fit de lui l'une des grandes figures du journalisme "gonzo" , à l'égal de Tom Wolfe, Hunter S.
    Thompson ou Truman Capote. Herr rencontra Stanley Kubrick en 1980 et cosigna avec lui le scénario de Full Metal Jacket. Il travailla aussi avec Francis F. Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.

  • Né en 1935 à Brooklyn, Woody Allen se lance dans le show-business à l'âge de seize ans en rédigeant des gags pour des chroniques dans différents journaux de Broadway, avant d'écrire pour la radio, la télévision, le théâtre, le cinéma et le New Yorker. Il quitte ensuite la solitude du bureau de l'écrivain pour devenir humoriste dans divers clubs, puis le célèbre réalisateur que l'on sait.
    Durant les quelque soixante ans de sa carrière cinématographique, il a écrit et tourné cinquante films dont il est souvent aussi l'acteur principal. Il a reçu de nombreuses récompenses nationales et internationales, et a vu des statues érigées en son honneur (sans jamais d'ailleurs comprendre ce qui lui avait valu pareil hommage), et ses films ont été mis au programme d'écoles et d'universités dans le monde entier.
    Dans Soit dit en passant, Woody Allen parle de ses premiers mariages, l'un avec un amour de jeunesse, le second avec la merveilleusement drôle Louise Lasser, qu'il continue d'adorer. Il décrit aussi son aventure avec Diane Keaton, qui s'est transformée en l'amitié d'une vie entière. Il revient sur ses relations professionnelles et personnelles avec Mia Farrow, qui ont amené à la réalisation d'un certain nombre de grands classiques, avant d'être suivies par une rupture orageuse dont se sont repus les tabloïds. Il confie qu'il a été le premier surpris quand, à cinquante-six ans, il a entamé une amourette avec Soon-Yi Previn, alors âgée de vingt-et-un ans, qui devait conduire à une grande histoire d'amour, passionnée et retentissante, et à un mariage heureux de plus de vingt ans.

    Sur un ton souvent désopilant, d'une honnêteté absolue, plein d'intuitions créatives mais traversé de perplexité, c'est le récit d'une icône américaine qui vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander...

  • Le 29 mai 1982, Romy tire sa révérence, dans le silence d'une nuit d'été parisienne, dans l'intimité d'une chambre qui n'est pas la sienne, tapie à l'abri des regards comme un animal blessé. Ses derniers jours et son départ restent aussi méconnus que fascinants. C'est sur eux que Sarah Briand se penche dans ce livre intime.
    Le 29 mai 1982, Romy Schneider s'est éteinte à l'âge de 43 ans. Que s'est-il passé la nuit de sa mort rue Barbetde-Jouy, dans le VIIe arrondissement de Paris ? Icône du cinéma français à la photogénie incroyable, que sait-on vraiment de Romy, de ses bonheurs, mais aussi de ses chagrins et de ses blessures, notamment depuis la mort de son fils quelques mois plus tôt ?

    Sarah Briand a marché dans ses pas, du chalet de son enfance à Berchtesgaden en Allemagne, près du nid d'aigle d'Adolf Hitler, jusqu'à l'appartement parisien où elle a passé ses dernières heures, pour nous livrer une série d'instantanés de ces moments intimes.

    Un portrait nourri de témoignages inédits d'amis, de réalisateurs, ses partenaires de cinéma et parfois de vie, comme celui qui fut son époux, Daniel Biasini, le père de sa fille Sarah, ou encore Alain Delon, qui rend pour la première fois un hommage exceptionnel à la femme qu'il a aimée.

  • "C'est compliqué de programmer des réalisatrices... Des films de femmes, il y en a peu. Nous choisissons les oeuvres de talent." Halte à cette litanie que l'on entend encore beaucoup trop souvent de la part des programmateurs ! Des films de femmes il y en a, des très bons films aussi et bien plus que cent !
    La date de naissance officielle du cinéma est le 28 décembre 1895. Dès mars 1896, une femme, secrétaire de Léon Gaumont, imaginait son futur en tournant la toute première fiction de l'histoire : La Fée aux choux. Mais comme Alice Guy était très inspirée et très douée, elle a également inventé des effets spéciaux, le ralenti, l'accéléré, les surimpressions, la superproduction et même le gros plan. Quasiment toute la grammaire du cinéma actuel. Elle fut la première cinéaste à tourner des films sonores, des opéras, elle savait faire rire ou pleurer, filmer la guerre ou la vie du Christ, et même fonder et diriger un studio de production américain. Elle reste méconnue, son oeuvre est pourtant extraordinaire.
    A voir comment a été traitée la pionnière la plus prolixe et à la carrière la plus longue (elle tourne jusqu'en 1920), il n'est pas étonnant que toutes celles qui ont suivi ne jouissent pas de la même notoriété que les confrères masculins.
    Il est donc temps de réhabiliter leur place !

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, un tel guide qui recense les meilleurs films réalisés par des femmes depuis les débuts du cinéma n'existe pas encore. Arte éditions et Gründ ont la volonté de publier ce guide précieux pour rendre visibles toutes les femmes de cinéma à tous les cinéphiles.

  • Le véritable Yves Montand Nouv.

    La vie d'Ivo Livi commence comme une comédie italienne et se termine en Vaudeville sur un lit de réanimation trop petit pour lui. Jaloux et exclusif, Montand n'a jamais raté une occasion de se moquer d'autrui. Conscient que les autres ne l'épargnaient pas, il n'a jamais non plus raté une entrée en scène.
    Les grands défauts appellent les grandes qualités...
    Issu d'une enquête de terrain approfondie comme nulle autre, Le Véritable Yves Montand rend son humanité à un être qui n'en manquait pas dès lors que tous les papillons tournaient autour de sa lumière.

  • Théâtre de ma vie Nouv.

    La vie de Myriam Boyer est un véritable roman qui commence dans les bars de la Mulatière, banlieue populaire près de Lyon, où l'emmenait son père, petit voyou bagarreur. D'abord comédienne sur les planches des théâtres lyonnais, la jeune mère du futur Clovis Cornillac décide de tenter sa chance à Paris. Pendant les auditions, il lui arrive de laisser son fils sous la surveillance des habitués des troquets des Buttes-Chaumont. Des hommes blessés qui l'inspirent, des femmes indociles dont elle sait mieux que personne restituer la grâce. Des frères et soeurs d'âme de la Berthe, mère-courage invalide qui a donné à sa fille le goût d'une liberté non négociable. Tout à la fois pudique et entière, Myriam Boyer revient sur les grandes heures de sa carrière, les tournages, les répétitions, le mélange de l'art et de la vie dans toute son intensité. Elle fait revivre des rencontres inoubliables avec d'autres élus d'une humanité cabossée, de Bernard-Marie Koltès à Patrick Dewaere, de Philippe Léotard à Simone Signoret dont elle dresse pour nous des portraits magnifiques.

  • John Cassavetes expose en détail les étapes de réalisation de chacun de ses films, de Shadows à Love Streams, ses influences, ses méthodes et ses rencontres. Le livre alterne ses propos avec ceux de Ray Carney, qui viennent à la fois les resituer, les compléter et parfois les discuter.
    Salué à sa sortie aux États-Unis en 2001, Cassavetes par Cassavetes est, selon le cinéaste Harmony Korine, le « meilleur livre jamais écrit sur le cinéma ».

  • Mémoires

    David Niven

    • Seguier
    • 21 Mai 2021

    S'il fallait décerner un prix d'élégance aux acteurs, alors David Niven recueillerait tous les suffrages. Rarement le complet rayé et le trait de moustache auront été si bien portés à Hollywood, et l'on ne s'étonnera pas que Ian Fleming pût l'imaginer dans le rôle de James Bond. Est-il annoncé au casting d'un film qu'on s'attend à le voir dîner en chemise à plastron, noeud papillon et slippers aux pieds ; avec lui, on pressent surtout les dialogues ironiques et toute la panoplie de l'humour "so british" - ce tranchant de l'intelligence.
    Mais avant la célébrité, Niven aura connu une véritable vie d'aventures. Renvoyé pour indiscipline de plusieurs écoles britanniques, insolent à l'armée, mis aux arrêts pour insubordination, il se gagne la sympathie du geôlier en partageant une bouteille de whisky puis s'échappe par la fenêtre. On le retrouve quelques mois plus tard aux Etats-Unis, versé dans le plagiat littéraire, le commerce de spiritueux, la danse professionnelle et même la course de poneys, avant que le destin se ressaisisse et le pousse vers les caméras des grands studios.
    Ainsi débute une carrière de près de cent films avec, très vite, des rôles principaux. Niven révèle surtout une disposition pour les comédies romantiques où sa souriante désinvolture fait merveille ; il rencontre ensuite le succès international, d'abord grâce à son rôle de Phileas Fogg dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Michael Anderson (1956), puis avec Les Canons de Navarone (1961) de John Lee Thompson et Les Cinquante-Cinq Jours de Pékin (1963) de Nicholas Ray.
    Parus et traduits en deux volumes dans les années 1970, introuvables en français depuis, ses souvenirs sont ici republiés pour la première fois. Tout refroidit vite, la gloire d'un acteur en particulier. Mais que l'on se rassure dans les librairies : peu de choses sont aussi vivantes qu'une page écrite par David Niven. "Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood". - The New York Times Book Review "Désopilant".
    - The Dailymail "Une lecture hilarante". - The Sunday Telegraph

  • « On descend tous de Méliès ! » Martin Scorsese

  • Cookie, le retour ! Nouvel opus des incroyables récits autobiographiques de Cookie Mueller, après Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir paru il y a deux ans. Touche-à-tout de génie, icône de l'underground new-yorkais des années 70 et 80, elle évoque pêle-mêle souvenirs et amis : petits boulots improbables, voyage épique au fond de la jungle jamaïcaine, séance de tatouage collective sur la plage de Provincetown, portraits intimes de Jean-Michel Basquiat ou de Divine, visite mélancolique d'un musée de cire miteux à Coney Island...
    Conteuse géniale, à la fois nature et trash, Cookie écrit comme elle a vécu, avec une liberté et une insouciance qui sont la marque d'une époque révolue, celle de la génération fauchée par le sida.

  • Comme toutes les autres, elle a modifié son physique pour plaire à Hollywood et joué le jeu des prétendues rivalités entre actrices. Comme toutes les autres, elle avait des jambes magnifiques et un regard de vamp à faire fondre les coeurs. Comme les autres, sa vie sentimentale était aussi incroyable que dissolue.
    Pourtant, Marlene demeure unique. La parfaite création cinématographique. Un mythe, dira-t-on. Car le secret de Dietrich, ce qui la différencie des autres, c'est sa voix grave inimitable. Suave et cajoleuse. Celle-ci n'est pas la plus belle ni la plus puissante. Mais la star saura l'utiliser mieux que quiconque pour envoûter le public, se construire une carrière à l'épreuve du temps et vivre quelques aventures rocambolesques.

  • Cérémonies, au coeur de l'empire des sens Nouv.

    Célébré comme un chef-d'oeuvre du cinéma, L'Empire des sens est le film le plus connu de Nagisa Ôshima. Connait-on pour autant la vie de la femme des années 30 qui l'inspira : Abe Sada, geisha, prostituée et amante passionnée ? Témoin de l'ouverture et de la modernisation du Japon, du nationalisme et de la seconde guerre mondiale, Abe Sada était une enfant du siècle et son destin hors normes la mènera jusqu'au milieu des années 80.
    Martyre de la condition féminine japonaise, criminelle, et personnalité publique, Abe Sada fut pour Ôshima une héroïne révolutionnaire.
    Retracer l'histoire du film, de sa genèse à sa projection cannoise en 1976 jusqu'à son procès au Japon, est l'occasion de revenir sur la détermination politique d'Ôshima et sa lutte pour la liberté d'expression.

  • Le monde de Miyazaki

    Susan Napier

    Une jungle toxique du 30e siècle, un bain public pour les dieux fatigués, une fille aux poissons aux cheveux roux et un esprit de forêt poilu - qu'est-ce qu'ils ont en commun? Ils jaillissent tous de l'esprit de Hayao Miyazaki, l'un des plus grands animateurs vivants, connu dans le monde entier pour des films tels que Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro et Le vent se lève.
    Un portrait inoubliable d'un homme dont l'art a défié la domination hollywoodienne et a inauguré un nouveau chapitre de la culture populaire mondiale.

  • Bond

    ,

    À l'automne 2019, les premières éditions de plusieurs romans de Bond ont été mises aux enchères à Londres chez Bonham's avec des valeurs de départ estimées qui témoignent de la fascination apparemment infinie du public pour Fleming et sa création héroïque.
    En effet, depuis plus de cinquante ans, James Bond fascine, excite, dynamise et divertit comme aucun autre héros de cinéma - et il n'y a qu'un seul photographe qui ait capturé des images de ce personnage emblématique : le légendaire Terry O'Neill.
    De From Russia With Love (1963) jusqu'à ses portraits de Daniel Craig pris à l'occasion de la sortie de Skyfall (2012), ses photos ont permis de garder Bond sous les yeux du public, à la fois dans ses portraits iconiques, mais aussi dans les coulisses amusantes et encore plus glamour qui en faisaient un monde dont on voulait faire partie.
    Terry O'Neill ouvre ici ses archives pour nous donner la chance d'entrer dans le monde éblouissant de James Bond.
    Largement illustré de somptueuses photos en couleur et en noir et blanc, James Bond - Photographié par Terry O'Neill, met en valeur le style sans effort de Bond, de ses femmes, - et de son photographe.

  • Au printemps 2019, Line Renaud a vu la mort de près. Durant sa convalescence, des souvenirs qu'elle n'avait jamais évoqués sont revenus en nombre.
    Avec sa verve habituelle, dans un passionnant retour sur sa vie, elle livre ici sans détour les secrets d'un destin exceptionnel.
    Les souvenirs cachés d'une grande figure française.

  • « Je ne dépends de rien ni de personne. Je préfère vivre à mon gré et selon ce qui se présente que dans la peur de perdre une place. Il n'y a pas de place à prendre, de toute façon, il n'y a que des chemins à suivre. Des voyages que l'on fait grâce à des regards différents. Je ne vais pas aller chercher le client. Je n'ai pas à plaire. À personne. C'est ma liberté. Je ne fais rien pour paraître gentil et sympathique. Je vis, tout simplement. Les gens peuvent être déçus par moi, me perdre, me retrouver, accepter ou non ma diversité, je refuse de me mutiler. Chacun de nous est un monde et je ne veux pas laisser dans l'ombre une moitié de mon monde. Je préfère vivre ma lumière et mon obscurité. C'est ça mon équilibre. »

  • Lubitsch à Hollywood

    Katalin Pór

    • Cnrs
    • 10 Juin 2021

    Quand il arrive à Hollywood, Ernst Lubitsch est déjà un cinéaste prestigieux. L'aura dont il jouit et la diversité des fonctions qu'il occupe lui permettent d'y mener une action hors du commun.
    En observant la manière dont il travaille au sein de cet environnement particulier, Katalin Pór revient sur ses relations avec les structures de production hollywoodiennes. Comment parvient-il, au sein même de cette organisation hyper-normalisée, à imposer ses propres conceptions du travail créatif?? Ses interactions avec les différents studios peuvent être lues comme autant d'efforts pour lui permettre de travailler dans une relative autonomie, sur des projets qui l'intéressent, avec des collaborateurs librement choisis, et selon ses propres méthodes.
    Quel est l'apport de Lubitsch au cinéma hollywoodien?? Il y conçoit et réalise des films, évidemment, mais opère également des recrutements, fait acheter des répertoires de pièces, transforme le fonctionnement de certains studios... Son action hollywoodienne peut être assimilée à une véritable politique, d'une grande cohérence, guidée par deux questionnements poétiques fondamentaux?: sur la nature de la comédie, d'une part, et l'articulation entre musique et cinéma, de l'autre.
    Voici le portrait d'un «?Lubitsch au travail?», à la fois artiste et homme de pouvoir, à Hollywood.

  • Gena Rowlands habite deux mondes : celui des films de John Cassavetes et celui, plus me´connu et presque antagonique, de la te´le´vision ame´ricaine dont elle fut une pre´sence familie`re depuis les anne´es 1950.
    Ce livre retrace sa carrie`re, explore son jeu e´bre´che´, raconte une vie d'actrice a` la manie`re d'un roman a` plusieurs strates, celui d'une actrice, d'un couple et de la féminité.

  • Cyd Charisse et Fred Astaire marchent côte à côte dans un parc nocturne. Ils traversent sans s'arrêter une piste de danse où évoluent des couples, puis se retrouvent seuls dans un espace éclairé par la lune, tandis que la musique a changé de mélodie. Ils ne marchent déjà plus et ne dansent pas encore. Ce moment iconique de Tous en scène (The Band Wagon, 1953), mis en scène par Vincente Minnelli, produit par Arthur Freed pour la MGM, chorégraphié par Michael Kidd sur une musique d'Arthur Schwartz, est exemplaire d'un genre, le musical classique hollywoodien, qui célèbre l'art de la transition entre un réel quotidien et un imaginaire magique, fantasmé, spectaculaire.

    Comment ce genre cinématographique est-il né et a-t-il évolué ? quelle relation garde-t-il avec ses origines théâtrales ? à quel point a-t-il réussi à conjuguer la singularité d'une vision créatrice et la collaboration d'incomparables savoir-faire ? sous quelle forme se perpétue-t-il jusqu'à aujourd'hui ? Du Chanteur de jazz (1927) à La La Land (2016), en passant par le génie de Busby Berkeley, de Gene Kelly et de Bob Fosse, ou par les réflexions inédites de Ginger Rogers, cet ouvrage qui réunit les meilleurs spécialistes du musical tente de répondre à ces questions, en remontant aux sources de notre bonheur.

  • Voici enfin le premier livre consacré à l'ensemble de l'oeuvre de Marco Ferreri (1928-1997), le portrait inédit d'un artiste culte, sulfureux et original.
    Cinéaste de l'absurde, critique de la société de consommation, Ferreri a vu sa réputation taillée par le scandale de La Grande Bouffe ; mais son cinéma radical accueille aussi les rôles les plus controversés des grands acteurs de son époque : Gérard Depardieu, Annie Girardot, Michel Piccoli, Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni, sans oublier Ugo Tognazzi et d'autres figures incontournables de la culture italienne.
    Au-delà du scandale, de Rabelais à Camus, du néoréalisme italien au féminisme, du grotesque au sublime, ce livre permet d'approcher l'un des secrets les mieux gardés de la cinéphilie mondiale.

  • John Ford ; histoire, image et politique Nouv.

    Le cinéma de Ford est éminemment politique dans la mesure où il explore l'ambiguïté et l'équivocité même du vivre ensemble. Loin de toute idéologie et de toute propagande, sa mise en scène de l'Amérique, des hommes et femmes qui la font ou la défont, est l'image construite d'une incertitude du commun, qui se joue dans l'instabilité historique des temps. Tenant compte de la complexité à la fois thématique et formelle de l'oeuvre de Ford, cet ouvrage collectif présente une approche esthétique de l'image qui traite indissolublement les modes de composition plastique et narrative de l'image. Il multiplie les perspectives en proposant tout autant des analyses précises de séquences que des points de vue philosophiques transversaux.
    Les contributions ici rassemblées émanent de philosophes, de politologues et de spécialistes d'études cinématographiques.

    Gérard Bras (Université populaire des Hauts-de-Seine), Anna-Caterina Dalmasso (Université de Milan), Antoine Chollet (Université de Lausanne), Cécile Gornet (Université Paris I), Florence Gravas (Université de Lille), Sébastien Laoureux (Université de Namur), Natacha Pfeiffer (Université Saint-Louis - Bruxelles), Philippe Sabot (Université de Lille), Laurent Van Eynde (Université Saint-Louis - Bruxelles).

empty