• 21 leçons pour le XXIe siècle

    Yuval Noah Harari

    • Librairie generale francaise
    • 3 Novembre 2021

    Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre mondiale ? Que faire devant l'épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l'Occident, la Chine ou l'Islam ? Que pouvons-nous faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

    Avec l'intelligence, la perspicacité et la clarté qui ont fait le succès mondial de Sapiens et Homo deus, Yuval Noah Harari décrypte le XXIe siècle sous tous ses aspects - politique, social, technologique, environnemental, religieux, existentiel... Un siècle de mutations dont nous sommes les acteurs et auquel nous pouvons encore redonner sens par notre engagement. Car si le futur de l'humanité se décide sans nous, nos enfants n'échapperont pas aux conséquences.

  • La voyageuse de nuit

    Laure Adler

    • Librairie generale francaise
    • 6 Octobre 2021

    C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour, cette contrée qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse ? Les mots se dérobent. Aurait-on honte, dans notre société, de prendre de l'âge ?
    Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de faire éprouver ce qui est l'essence même de notre finitude.
    Ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat !
    L. A.

  • Violences policières : le devoir de réagir Nouv.

    « Il est urgent de réagir pour réconcilier la police et la population en prenant en considération l'ensemble des maux que les violences policières révèlent. » William Bourdon et Vincent Brengarth Les violences policières affectent la confiance de la population dans la police et, à travers elle, dans les institutions. Nos responsables politiques en dénient trop souvent l'existence et se refusent à tout débat public sur les maux qui en sont à l'origine. Nous sommes témoins des obstacles qui empêchent de constater ces violences et de les condamner. Nous proposons de partager notre expérience d'hommes de loi, avec le souci de la nuance sur un sujet brûlant, tout en formulant des propositions.
    Trouver les remèdes qui s'imposent pour mettre un terme aux violences policières, telle est la condition pour rétablir le crédit de la police et, au-delà, de l'autorité judiciaire. Une urgence démocratique et citoyenne.

  • Journal de guerre écologique

    Hugo Clément

    • Librairie generale francaise
    • 3 Novembre 2021

    « Nous savons désormais que l'Humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Nous savons que les écosystèmes dont nous dépendons pour survivre menacent de s'écrouler. Le doute n'est plus d'actualité.
    Pourtant, il y a de l'espoir. Cet espoir réside dans l'action. Chaque jour un nouveau front s'ouvre. Partout, des femmes et des hommes ont décidé de se lever pour sauver ce qui peut encore l'être, ou pour poser les bases d'un nouveau monde. Qu'ils soient scientifiques, activistes, militaires ou lanceurs d'alerte, ils mettent toutes leurs forces dans la bataille. Leur victoire sera la nôtre, leur défaite aussi. ».
    Auprès de celles et ceux qui s'engagent pour la défense de l'environnement, Hugo Clément dessine une carte stratégique des actions à mener. Car si l'on veut que la Terre reste une planète habitable pour notre espèce, c'est maintenant qu'il faut agir.

  • Flic : un journaliste a infiltré la police

    Valentin Gendrot

    • Goutte d'or editions
    • 3 Février 2022

    Jusqu'à présent, aucun journaliste ne s'était lancé un tel défi : infiltrer la police. Valentin Gendrot, adepte des reportages en immersion, a osé. Il a suivi une formation express avant d'intégrer un commissariat durant six mois. Celui du 19e arrondissement de Paris, un secteur réputé sensible. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent des coups à des jeunes hommes noirs, d'origine arabe ou migrants qu'ils surnomment « les bâtards ».
    À sa publication, Flic a déclenché un véritable séisme en France : réaction du ministre de l'Intérieur, enquête de l'IGPN, nomination d'un juge d'instruction. Le livre a été traduit dans cinq langues et vendu à plus de 50 000 exemplaires.

  • Born in the USA

    ,

    • Fayard
    • 27 Octobre 2021

    Un dialogue intime et passionnant entre deux icônes de l'Amérique : Barack Obama et Bruce Springsteen, des amis de longue date. Un beau-livre magnifique qui recèle plus de 350 photographies, des textes exclusifs et documents d'archives inédits.
    Deux amis de longue date se lancent dans une conversation intime sur la vie, la musique et leur profond amour de l'Amérique, avec ses défis et ses contradictions. Prolongement du podcast produit par Higher Ground, ce livre magnifique recèle plus de 350 photographies, textes et documents d'archives inédits.

    Born in the USA retrace le dialogue passionnant entre le président Barack Obama et le musicien de légende Bruce Springsteen. Ils y explorent aussi bien leurs origines et les moments marquants de leurs carrières que la polarisation de la vie politique aux États-Unis et le fossé grandissant entre le rêve américain et la réalité du pays. Enrichi de photographies en couleur et de documents d'archives inédits, ce livre dresse un portrait fascinant de deux outsiders - un Noir et un Blanc - cherchant à mettre en relation leurs quêtes singulières de sens, de vérité, avec le grand récit américain.

    Dans un studio d'enregistrement où sont entreposées des dizaines de guitares, et le temps d'une virée en Corvette, Barack Obama et Bruce Springsteen discutent du mariage et de la paternité, de la race et de la masculinité, de l'ivresse de la route et du retour aux origines. Ils échangent aussi leurs réflexions sur leurs protest songs favorites ou encore sur les grandes figures américaines les plus marquantes. Chemin faisant, ils révèlent la passion qu'ils ont éprouvée (et ce qu'elle leur a parfois coûté) à raconter une histoire plus grande et plus vraie de l'Amérique tout au long de leurs carrières, et à envisager la manière dont ce pays fracturé pourrait retrouver la voie de l'unité.

  • LE RECTEUR DE LA GRANDE MOSQUÉE DE PARIS PREND LA PAROLE.

    Aux armes, citoyens !
    Pourquoi ce court extrait de l'hymne national français ? Pour redire simplement que les musulmans de France adhèrent totalement, sans arrière-pensées et sans surenchères, à la nation française. Venez assister à une commémoration des combattants morts pour la France. Venez écouter des aumôniers musulmans de l'armée française chanter avec passion la Marseillaise. Oseriez-vous leur suggérer de s'intégrer à la société française ? Nous sommes des citoyens français, n'en déplaise à certains.

  • Pour garantir la survie de l'humanité, menacée comme jamais par la crise née de la pandémie de Covid-19 et de sa gestion, il faut faire naître une nouvelle économie de la vie. Regroupant tous les secteurs économiques qui se donnent pour mission la défense de la vie, ce nouveau paradigme pourra seul assurer un avenir souhaitable à l'humanité.

  • Voyage en terres complotistes

    Antoine Bristielle

    • Fayard
    • 2 Février 2022

    Un Français sur cinq recherche des explications complotistes alternatives aux grands événements qui bouleversent notre monde. Un chiffre qui a de quoi surprendre au pays des Lumières où l'on pense souvent qu'il s'agit là d'un phénomène marginal, prégnant aux États-Unis. Le terreau est pourtant fertile dans l'Hexagone. Surtout, ce sont les jeunes générations qui, tout en étant plus critiques envers les institutions, sont particulièrement sensibles à ces théories.

    À l'aide d'études chiffrées et de terrain, Antoine Bristielle, directeur de l'Observatoire de l'opinion de la Fondation Jean-Jaurès, offre une analyse brillante du phénomène complotiste dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19. Le discours conspirationniste s'est imposé comme une de grille lecture puissante, au point de saturer l'espace médiatique et politique. Pis, dans le sillage du populisme, le complotisme révèle de nouvelles fractures au sein de la société, qui expriment la défiance des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants. Nous sommes sur une pente glissante capable de saper les fondements mêmes de la légitimité des scrutins. Réformer la démocratie, voilà le défi majeur qui nous attend.

  • En 2011, Thomas NLend, petit voyou né à Créteil, est recruté comme indic pour infiltrer le mouvement d'Alain Soral. « Egalité & Réconciliation » rêve d'unir nationalistes et islamistes au nom du « Front de la foi » et de leur obsession commune : les Juifs.
    Sa vraie mission est de signaler d'éventuel « dingos », des apprentis terroristes. Mais l'infiltré va aller bien au-delà, jusqu'à gagner la confiance de sa cible, devenir son lieutenant et l'une des figures de la « fachosphère » sous le faux nom de Mathias Cardet.
    Il voit tout, entend tout, assiste à tout, jusqu'au fameux « Jour de colère » : dix mille extrémistes criant des slogans antisémites dans les rues de Paris.
    Avec l'aide de complices, Thomas NLend va tout tenter et parvenir à torpiller le projet d'un parti politique que Soral et Dieudonné voulaient lancer avec le soutien discret de Jean-Marie Le Pen.
    Des années plus tard, Alain Soral continue d'accuser « l'indic Cardet » de tous ses malheurs.
    Devenu scénariste à succès (plus d'un million d'entrées avec le film Inséparables), Thomas NLend se voit régulièrement menacé à cause de cette ancienne vie.
    Pour expliquer ce passé, parce qu'il y a prescription mais aussi parce que ce mouvement n'en finit plus de faire école, il décide pour la première fois de tout raconter.
    Un témoignage accablant, pour Soral, Dieudonné et l'extrême droite.

  • Contre la peur et cent autres propos

    André Comte-Sponville

    • Librairie generale francaise
    • 24 Février 2021

    Qu'est-ce qu'un « propos » ? Un article de journal, souvent inspiré par l'actualité, mais à visée au moins partiellement philosophique. C'est confronter sa pensée au monde, dans ce qu'il a de plus changeant, de plus inquiétant, en s'adressant au plus vaste public. Et chercher un peu d'éternité dans l'histoire en train de se faire. Cela vaut-il la peine ? Il m'a semblé que oui. L'actualité, si souvent décevante ou effrayante, est aussi une incitation à penser. On n'en a jamais trop - et cela guérit, parfois, de la déception comme de la peur. Le réel est à prendre ou à laisser. La philosophie aide à le prendre. Mieux vaut penser que se lamenter. Mieux vaut agir que trembler.
    A. C.-S.

  • La machine est ton seigneur et ton maître Nouv.

    La machine est ton seigneur et ton maître

    , ,

    • Agone
    • 6 Mai 2022

    Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation. Elles ont été le théâtre de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs. Ce livre propose une analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan.

  • Ouvrez les yeux

    Maurice Lévy

    • Fayard
    • 9 Mars 2022

    Que pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français ?

    Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays et l'action de ceux qui les gouvernent ?

    Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse. Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos.

    Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement ? Qu'en est-il du déclassement ? Pour eux ? Pour la France ? Comment vivent-ils leur situation ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues.

    Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse.

    A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir.

  • En vingt ans, les réseaux sociaux ont imposé leurs modes d'accès à l'information et changé la nature du débat public.
    Conçus au service de la publicité comportementale, leurs algorithmes enferment les individus dans des mondes étanches qui interdisent la confrontation des opinions contradictoires et renforcent les préjugés : la désinformation devient la règle, les discours de haine prospèrent et la polarisation politique s'accentue. Le Business de la haine montre que, plus encore que la haine ordinaire, c'est le mode de fonctionnement et le modèle économique des réseaux sociaux qui menacent la démocratie. Ce qui est désormais en péril, c'est la possibilité pour les citoyens de s'accorder sur les faits qui fondent leurs désaccords, et surtout de les résoudre selon un processus démocratique.
    Jean-Louis Missika et Henri Verdier racontent cette crise et l'inscrivent dans la perspective de l'histoire des médias et de leur régulation depuis le XIXe siècle jusqu'à l'attaque du Capitole, le 6 janvier 2021. Ils proposent de construire l'espace public de la délibération démocratique comme un bien commun qu'aucun opérateur privé ou étatique ne pourra s'approprier. Ils tracent les lignes d'une authentique régulation et en appellent au courage politique pour imposer aux plateformes ce nécessaire contrôle démocratique.

  • Réinventer les aurores

    Haïm Korsia

    • Pluriel
    • 9 Février 2022

    « Réinventer les aurores, c'est retrouver le souffle des premiers matins de la République : s'éveiller et s'émerveiller, lucides mais jamais désespérés.

    La réflexion que je livre est le résultat d'une longue fréquentation des textes, des acteurs de la vie politique et des citoyens de toutes conditions. C'est ma conception de la vie et de la politique, qui se rejoignent en leur point de plus grande fragilité, là où il s'agit d'affirmer que l'on peut reconstituer, maille après maille, le tissu de la société menacée par tout ce qui la délite, de la peur à la haine.

    Mon éthique est celle d'un amoureux de la République ; mon propos, celui d'un homme de parole et d'action. Je veux proposer un manifeste contre l'indifférence, un plaidoyer pour la fraternité, une politique de la jubilation et du bonheur retrouvé. ».
    H. K.

  • Au détour d'une conversation, l'auteur prend conscience un beau jour qu'il appartient à une communauté invisible : celle des gens qui marchent seuls, au hasard. Depuis l'adolescence, il s'adonne à cet art qui compte de prestigieux représentants : Rousseau, Baudelaire ou André Breton. Son métier de sociologue l'incite à entreprendre une enquête à la rencontre de ces marcheurs du hasard. Il découvre alors tout un monde, aux personnalités hautes en couleur : la flâneuse, le promeneur du dimanche, la mystique, le romantique, le fugitif, etc.
    Des liens se tissent, créant un réseau de correspondances d'où ressort une grande impression d'unité. La dernière partie du livre se concentre sur la personnalité de l'Errante, une inconnue rencontrée aux Puces de Saint-Ouen qui développe une approche sensorielle de la marche solitaire. Elle encourage Rémy Oudghiri à retourner sur les traces de ses premières errances à Casablanca. Un voyage qui se révèle décisif pour comprendre l'essence de la marche solitaire et le lien profond qui relie les membres de cette société très secrète.

  • Le futur du travail

    Juan Sebastian Carbonell

    • Amsterdam
    • 18 Février 2022

    Le travail est l'objet de nombreux fantasmes. Certains annoncent sa quasi-disparition prochaine, sous l'effet des transformations technologiques. D'autres se contentent de prophétiser la disparition du salariat, que ce soit pour la célébrer ou la déplorer. Pendant ce temps, le secteur de l'intelligence artificielle recrute des micro-travailleurs de l'ombre par millions. Les ouvriers de la logistique travaillent soixante heures par semaine et parcourent à pied jusqu'à 30 km par jour. Et les nouveaux secteurs d'activités sont le lieu de conflits sociaux inédits.
    Démontant les discours des futurologues, Juan Sebastian Carbonell montre dans cet ouvrage que le travail conserve une place centrale dans nos sociétés, que cette activité continue de jouer un rôle d'intégration majeur et d'être le principal ressort de la reproduction sociale. Contre la mise en avant d'une « crise du travail » qui permet d'affirmer qu'il n'existe plus de sujets politiques collectifs, contre le renoncement concomitant que constitue l'idée d'un revenu universel, il dessine une perspective révolutionnaire articulée autour de deux objectifs : libérer la vie du travail et libérer le travail de la domination du capital.

  • Un occident kidnappé : ou la tragédie de l'Europe centrale

    Milan Kundera

    • Gallimard
    • 4 Novembre 2021

    Aussitôt paru dans Le Débat, en novembre 1983, cet article, traduit dans toutes les langues européennes, a sonné comme un plaidoyer et une accusation.Plaidoyer pour la défense de l'Europe centrale (Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie), qui par sa tradition culturelle appartient tout entière et depuis toujours à l'Occident, mais que celui-ci ne voit plus qu'à travers son régime politique, ce qui n'en fait qu'une partie du bloc de l'Est. Une culture qui n'est pas l'apanage d'une élite, mais la valeur vivante autour de laquelle se regroupe le peuple.Une accusation, car la tragédie de ce foyer des «petites nations», qui se savent périssables, est en fait celle de l'Europe elle-même qui ne veut pas le voir et ne s'est même pas aperçue de leur disparition.N'est-ce pas là un des signes de sa propre disparition?La valeur du texte ne vient pas seulement de son habileté démonstrative, mais de la voix si personnelle, véhémente, angoissée de l'auteur, Milan Kundera, qui apparaît alors comme un des plus grands écrivains européens.Le voilà remis à la disposition du lecteur d'aujourd'hui, présenté par Pierre Nora, et précédé d'un texte inconnu du public français, le discours du jeune Kundera au Congrès des écrivains tchécoslovaques de 1967, en plein Printemps de Prague, présenté par Jacques Rupnik.

  • Se libérer de la domination des chiffres

    Valérie Charolles

    • Fayard
    • 2 Mars 2022

    Nous vivons dans un monde de chiffres : il en va du PIB, ou encore des scrutins en démocratie, et même de l'appréciation de nos émotions. Les chiffres sont devenus notre grille privilégiée de lecture du monde mais aussi de prise de décision. La pandémie de Covid l'a illustré avec une puissance inédite. Face à ce langage dominant, nous sommes pour la plupart en situation d'illettrés. Les occasions de malentendus et de raisonnements trompeurs s'en trouvent démultipliées. Ce livre veut y remédier.
    Valérie Charolles nous plonge au coeur de la fabrique des indicateurs qui jalonnent notre quotidien et montre comment nous sommes passés du problème « des mots et des choses » à celui « des faits et des chiffres ». L'illusion tenace selon laquelle on peut rendre compte exactement de tout sous forme de chiffres ne résiste pas à l'examen. Tous reposent sur des conventions : il faut définir ce qu'on l'on compte, choisir une méthode et la manière de rassembler les informations.
    Cet examen critique de nos instruments de mesure contient des clés pour s'extraire d'une emprise injustifiée et combiner calcul et liberté : le problème n'est pas de mettre de côté les chiffres, mais de se libérer de leur domination.

  • Histoire du féminisme

    Collectif

    • Larousse
    • 6 Avril 2022

    UNE HISTOIRE VISUELLE DU MOUVEMENT POUR LES DROITS DES FEMMES.

    Le féminisme a une longue histoire de combats et de défis !
    Ce livre célèbre les accomplissements collectifs et individuels ayant marqué son histoire.
    Avec plus de 100 infographies, il présente les revendications des mouvements des droits des femmes à travers des évènements clés, de courtes biographies et des citations célèbres.
    Voici un ouvrage inspirant et accessible à tous ceux et celles qui veulent en apprendre davantage sur les mouvements des femmes, leurs grandes victoires et les luttes féministes à travers le monde.

  • La société du dédain : pour survivre dans les temps heurtés que nous traversons Nouv.

    Le dédain nous menace, tous. « Quand vous vous en apercevrez, il sera trop tard. Qui que vous soyez. Le dédain vous enveloppe comme une nappe de brouillard subite. » Qu'il vienne des figures de la domination surplombante ou de ceux qui se révoltent contre elle, il vous réduit à l'insignifiance. Vous voilà invisible et sans poids, comme cette France des gilets jaunes qui se sent laissée pour compte.
    À peu près tout peut devenir objet de dédain : l'autre, l'élite, le peuple de la part des puissants, les puissants de la part du peuple. Des artistes devenus des géants pour la postérité furent dédaignés de leur vivant.
    Christian Vigouroux veut comprendre et combattre le dédain, « dévastateur élémentaire de vie sociale ». Il en repère les représentations dans l'actualité, mais aussi dans l'histoire et la littérature. Il examine les procédés qui lui sont opposés, pour bâtir un monde où chacun puisse se sentir considéré et entendu : « l'intelligence de soi, l'attention aux faits, l'écoute, la politesse, le respect, l'élection, la Révolution, parfois, et la fraternité, toujours ».

    Une oeuvre salutaire pour réparer le lien social.

  • Au secours, les vertueux sont de retour ! On les croyait relé>gués dans les livres d'histoire ou cantonnés Outre-Atlantique. Politique, entreprise, médias, culture : partout, ces défenseurs autoproclamés du camp du bien tentent d'imposer au forceps leur vision d'un monde qu'ils rêvent sous cloche, avec pour seule boussole leur propre morale.Ce mouvement est véhiculé notamment par les tenants d'une écologie radicale, de la nouvelle idéologie dite « racialiste » ou encore certaines néoféministes. Parmi eux, des individus qui se prétendent « éveillés à toutes les injustices que subiraient les minorités », et qui transforment la société en tribunal permanent.Aurait-on, sans ces vertueux, autant disserté sur l'écriture inclusive, le statut du sapin de Noël, la nécessité de rebapti>ser un best-seller d'Agatha Christie ? À l'heure de la culture de l'effacement, se serait-on autant écharpés sur l'opportunité de célébrer le bicentenaire de Napoléon ? Même la programmation de l'Opéra de Paris, accusé de ne pas prendre suffisamment en compte la diversité, devient objet de polémique.S'agit-il de quelques percées de soldats égarés du politiquement correct ou comme le craignent certains, des premières manoeuvres d'une armée désireuse d'imposer en France un nouvel ordre sociétal ? Enquête sur ces censeurs modernes qui, comme dans le poème de Baudelaire, « Le Vin des chiffonniers », s'enivrent de plus en plus des splendeurs de leur propre vertu.

  • Si je veux : mère célibataire par choix

    Johanna Luyssen

    • Grasset et fasquelle
    • 2 Février 2022

    Célibataire, trentenaire, plutôt hétérosexuelle, Johanna Luyssen a choisi : elle fera un enfant seule.

    Tôt confrontée à la maladie et à la mort d'un frère, Johanna pressent qu'avoir des enfants, c'est compliqué. La santé échappe à toute morale, vivre ne se mérite pas, la mort non plus, et au milieu de tout ça, il y a de l'amour. Mais dans sa famille, les femmes pensent à leur carrière après leur famille. Elle, elle veut l'inverse. « Je me disais donne tout, écris, apprends, tu verras bien, l'enfant paraîtra. » Or les histoires d'amour se sont succédé et l'enfant n'est pas venu.

    Comment se dit-on « Je vais faire seule », lorsqu'on a été élevée dans l'idée qu'il fallait impérativement faire « avec » ? Aujourd'hui encore, mère célibataire, cela ne va pas de soi. Si on échappait enfin au regard stigmatisant, honteux, pathétique attaché à la mère seule ? Et qu'est donc ce fameux désir d'enfant : une nécessité, vraiment, ou un caprice ? Vivre libre, assumer ses convictions, être la mauvaise fille qui ne rentre pas dans les clous : pas si simple. Comment retrouver le sens de ses choix, le sentiment de sa puissance, et prendre la décision si difficile de faire un enfant sans homme ?

    Dans un contexte juridique encore fermé aux mères célibataires, quand l'option coûteuse d'une insémination à l'étranger n'est pas possible, commence un parcours de la combattante que Johanna Luyssen dépeint avec une acuité sincère, sur un fil tendu entre émotion et humour. Les aventures d'un soir, le garçon qui se préoccupe plus du bonnet qu'il a oublié que d'un préservatif rompu, les sites de rencontre, les donneurs de sperme tarifé, du marin danois qui demande un peu plus pour un don exclusif, à l'astrophysicien généreux qui annonce 80 millions de spermatozoïdes en bonne santé, en passant par les conseils des amies sur l'auto-insémination en douceur...

    Et finalement... « Nous y sommes. Elle est là, à mes côtés, elle dort sur son petit matelas, ses joues bien pleines, ses sourires. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, mais je sais désormais ce que je ne veux plus. Je la regarde gigoter, son petit corps potelé et la couche à l'air, elle se dresse, elle regarde le ciel, elle rit, elle geint, elle se frotte les yeux et je songe : de fille-mère, je suis devenue la mère d'une fille. Elle, elle deviendra ce qu'elle veut. »

  • Par altruisme, nous nous soumettons à l'ordre sanitaire. À moins que ce ne soit un autre virus, celui de la peur. À placer la santé au-dessus de tout, à penser à la survie plutôt qu'à la vie, nous sacrifions une partie de l'économie, nous oublions la culture, nous détruisons ce qui fait notre société. S'il n'est pas impératif de se révolter, il est important de résister, et il est urgent de réfléchir.
    Que s'est-il passé ? Pourquoi avons-nous immolé si vite nos libertés au nom de la lutte contre le virus ? Nous avons renoncé à nous déplacer, à manifester, à nous exprimer, à nous cultiver, à travailler même. Nous avons placé la santé au-dessus de tout. Nous avons sacrifié à la vie biologique toutes les autres vies et découvrons désormais l'étendue des dégâts. Abandonnés à la « servitude volontaire », nous avons accepté les oukases du gouvernement, des médecins, de l'administration. Nous avons surtout cédé à la peur, de la mort et du gendarme. Nous avons oublié que vivre, c'est prendre des risques.

    En notre obéissance au nouvel ordre sanitaire, dans un choix collectif, nous avons préféré la sécurité des vieux à l'avenir des jeunes. Humanisme ou aveuglement, cet arbitrage aux apparences altruistes cache une guerre des générations.

    Face à toutes ces petites tyrannies, nous ne nous sommes pas révoltés, nous n'avons presque pas résisté, nous avons à peine râlé. Le moment est venu de réfléchir.

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