Ados / Adultes

  • Eksploracja Nouv.

    Eksploracja

    Julie Michelin

    L'univers tel que nous le connaissons est sur le point de disparaître. Pouf ? ! En un rien de temps, les étoiles, les planètes, les objets, les humains, celles et ceux que l'on aime sont petit à petit absorbés par le néant, emportés par un mystérieux phénomène de dématérialisation. Pour éviter que le monde ne sombre définitivement dans l'abîme, une équipe de scientifiques élabore un plan pour créer un stabilisateur de matière.
    Line et Marlène sont alors envoyées en mission à des années-lumière de chez elles, sur une planète inconnue. Elles doivent trouver L'Arbea Nauticeum et L'Obsidonita Kevlar, deux des matières organiques les plus stables de l'univers qui, associés à d'autres, mettraient un terme définitif à ces évènements paranormaux. Les deux jeunes femmes espèrent revenir victorieuses de leur voyage, mais l'entreprise s'avère plus compliquée qu'escomptée : la localisation étant pour le moins inhospitalière, la faune et la flore de cette planète jungle complètement inattendues.
    Eksploracja est un récit de science-fiction qui nous entraîne dans une aventure frénétique qui chamboule notre rapport aux temps et à l'espace. Emportées dans des tribulations hasardeuses, parfois hallucinées, Line et Marlène vont en voir de toutes les couleurs. Dans sa première bande dessinée, Julie Michelin déploie de magistrales doubles pages à l'aquarelle pour initier ces personnages aux mystères du surnaturel et les confronter au fabuleux extra-terrestre.

  • « Vers 9 ans, j'ai compris que je n'avais pas le sens de l'humour. A 13 ans et demi, j'ai trouvé un chat dans les bois. Je l'ai écrabouillé avec une pierre. A 15 ans, j'ai mis ma main dans le broyeur de la cuisine. A 16 ans, j'ai fait semblant de tomber amoureux d'Alyssa. Elle a vraiment essayé de me faire ressentir des choses. » Ainsi commence The end of the Fucking World, un récit initiatique cru et corrosif dans la ligné de cer-tains grands road-movie américains : Badlands, True Romance ou encore Sailor & Lula. Alyssa aime James, James pense que, peut-être, il aime Alyssa. Grandir c'est difficile, spécialement lorsque qu'on est incompris des adultes et qu'on a l'impression d'être méprisé par le monde entier. Lassés de cette vie déprimante, les deux person-nages de The End of the Fucking World entament la fin de leur adolescence par une longue fugue où ils vont se retrouver confrontés à des situations extrêmement cri-tiques.

  • Michel, reporter radio d'une quarantaine d'années, surnage dans le monde moderne et disruptif des années Macron : crowdfunding, Tinder et marketing par internet font irruption dans sa vie plutôt rangée.
    Le moins que l'on puisse dire est qu'il ne partage pas l'enthousiasme du reste de sa génération. Ce deuxième album des aventures de Michel est l'occasion pour Pierre Maurel de mettre en scène la cruauté mais aussi la drôlerie des situations rencontrées par son anti-héros joufflu aux abois. Ainsi faire soigner une rage de dents par un ami d'ami vétérinaire de son état n'est probablement pas une bonne idée mais Michel ne le saura qu'après. Michel - Les temps modernes décrit avec un ton léger et mordant les plans débrouille et les galères de personnages attachants que Michel rencontre sur sa route. Ennuis d'argent, de santé, d'amour sont abordés avec une bonne dose de mauvaise foi. Comme dans Blackbird, le dessin vif et rond de Pierre Maurel restitue avec justesse les personnages et le tragi-comique de leur situation.

  • Blackbird

    Pierre Maurel

    Imaginez : le gouvernement abroge la loi sur le prix unique du livre et déclare illégale l'auto-édition afin de contrôler au mieux les discours dissidents. Que faire ? S'organiser, pardi ! Voici le point de départ de ce récit d'anticipation qui survient dans un futur pas si éloigné. C'est dans cet environnement que Pierre Maurel nous invite à suivre un petit groupe de jeunes artistes qui ont décidé de s'engager clandestinement pour produire et diffuser leurs bandes dessinées afin de lutter contre le totalitarisme du pouvoir en place. Blackbird se lit comme un manifeste politique en faveur de l'expression libre et de la gratuité. Il se présente comme un remède contre l'oppression, les régimes sécuritaires et la consommation forcée. Par-dessus tout, Blackbird est un hymne au fanzinat, à ces bulles de libertés qui naissent hors contrôle et qui, parce qu'elles sont autonomes, secrètes et inattendues nous disent quelque chose d'essentiel sur le monde qui nous entoure. Le dessin au trait, précis et maîtrisé, prend souvent le pas sur le dialogue et renforce la dynamique de ce thriller militant !

  • Comme beaucoup de jeunes de son âge, Sydney se pose beaucoup de questions car elle ne se reconnaît pas du tout dans le monde qui l'entoure. À quinze ans, elle est plutôt grande, fine et réservée, la puberté ne lui a pas fait de cadeaux. C'est dans une banlieue pavillonnaire qu'elle habite seule avec sa mère et son petit frère depuis la mort de son père. Elle a le béguin pour Dina, sa voisine et meilleure amie qui lui préfère les abrutis finis du lycée. Pauvre Sydney commence comme une sitcom à l'américaine mais il n'en sera rien. Sydney n'est pas tout à fait une adolescente comme les autres. À la demande de la conseillère pédagogique de son lycée, elle se raconte dans son journal intime ; ses amours, ses premières expériences sexuelles, son entourage, ses frustrations, mais aussi son énigmatique pouvoir métapsychique qui lui en fait voir de toutes les couleurs.

  • L'âge dur

    Max de Radiguès

    Gautier sort avec la belle Louise, mais ressent aussi quelque chose pour Marc. Romain n'a jamais embrassé personne. Candice essaye d'avoir les devoirs de Pauline. Martin copie sur Jeanne. Nicolas a appris à jouer Stairway to Heaven. Ça n'impressionne pas du tout Sarah. Michel est trop timide pour parler avec Claire, surtout depuis le coquard qu'il lui a donné...
    À travers une série d'instantanés, Max de Radiguès représente le petit monde de l'adolescence telle que nous l'avons tous vécue ; des premiers flirts aux peines de coeur, des cigarettes en cachette, des jalousies mal placées, des devoirs oubliés, de la complicité et de la camaraderie, des découvertes comme des déconvenues. Au centre de ces petits évènements du quotidien, des personnages pour lesquels l'auteur a manifestement beaucoup d'affection. La composition des planches est réduite à son strict minimum afin de laisser la part belle aux interactions, transformant ainsi la moindre des futilités en une expression exceptionnelle de la sensibilité. L'Âge dur nous replonge avec délicatesse dans nos années « collège » et nous rappelle que l'âge bête (ou ingrat pour d'autres) n'est pas que mal-être et souffrances, mais aussi insouciance et plaisirs.

    Cette nouvelle édition est enrichie de pages inédites (dont 16 en couleur). À la suite de L'Âge dur, Max de Radiguès a publié plusieurs albums chez Sarbacane mettant en scène de jeunes protagonistes qui lui ont valu de nombreux prix. Preuve, si tant est qu'il y en ait besoin d'une, que la thématique de l'adolescence continuera d'être une source d'inspiration essentielle pour lui.

  • Monsters

    Ken Dahl

    Succès de librairie contagieux et enthousiasme viral, la première édition de Monsters est désormais épuisée. Il fallait absolument rendre ce bijou de l'autobiographie frustrée et névrosée à nouveau disponible !
    Augmentée d'une postface inédite qui, dessinée par l'auteur lui même, s'interroge profondément sur l'impact de ce livre sur sa propre vie, cette réédition offre une nouvelle peau à l'histoire de Ken Dahl : couverture cartonnée, vernis sélectif sur les zones sensibles, le tout bien protégé pour éviter de répandre l'infection.
    Imaginez ne plus jamais pouvoir embrasser quelqu'un sur les lèvres, par-tager de la nourriture, faire une pipe, fumer un joint entre collègues, em-prunter une brosse à dent, ou cracher dans le café de votre patron, sans transmettre une maladie horrible et incurable... Ken, le personnage cen-tral de Monsters, doit se rendre à l'évidence : il a transmis l'herpès à sa compagne. Ce virus dont il ne connaît rien va rapidement détruire son couple et modifier profondément la perception qu'il a de son propre corps.

  • Alors qu'il est en train d'effectuer une livraison avec son équipage sur une planète lointaine, Janos Cola reçoit en plein coeur une mystérieuse flèche d'or. Loin de le tuer, cet objet le transforme totalement et lui confère de mystérieux pouvoirs.
    Exalté par cette métamorphose, il devient « Dr Cataclysm ». Un morceau de la flèche d'or resté figé dans son corps va rapidement attirer les convoitises et un étrange cartel de malfaiteurs finit par le kidnapper. Tant bien que mal, son équipage se met alors à enquêter sur sa disparition. Ce petit groupe enthousiaste et désoeuvré, au coeur d'un vaisseau qui ressemble à une colocation des temps futurs, sillonne l'espace à la recherche d'un Dr Cataclysm insaisissable.
    De chapitre en chapitre, magnifié par un trait à l'encre rehaussé d'un lavis parfois sombre, ce récit empreint de fantaisie, d'humour et de mélancolie, prend des détours et nous laisse le temps de nous faire découvrir une galerie touchante de personnages, alternant les huis clos et les scènes de courses poursuites ! Bien que son travail fourmille de références, Mortis Ghost a construit un univers original qui lui est propre. Cette saga SF décalée et singulière est prévue en 4 tomes jusqu'à fin 2018.

  • Chemise à carreaux, veste en jean, sac sur l'épaule et casquette bien vissée sur sa tête rousse, Tasha parcourt l'Amérique et ses grands espaces. Clandestine à bord des trains de marchandises, elle vit la bohème, au rythme de ses envies et de ses rencontres, comme les Clochards célestes de Jack Kerouac. Mais cette liberté lui coûte beaucoup et parfois, Tasha regarde en arrière. Elle songe à l'époque où elle menait une vie classique, avec Tom et leur fille Sissy. Elle doit être grande maintenant. Les trains de l'Union Pacific passe par là-bas. C'est peut-être l'occasion...

  • Immobiles à proximité des côtes de ce continent encore inconnu qu'est l'Amérique, cinq bateaux attendent. L'amiral de la flotte vient de leur apprendre qu'ils resteront stationnés dans cette baie tout l'hiver et que les vivres seront rationnés. Ils ont tous passé leur vie sur des bateaux, vrais matelots ou vieux loups de mers, mais ils n'ont jamais été aussi loin de chez eux. Ils craignent et haïssent cet amiral hautain et sans empathie comme personne auparavant. On leur avait promis le paradis sur terre, ils vivent l'enfer. L'atmosphère est tendue, des bruits courent, chacun observe les silhouettes se déplacer sur le pont des ba-teaux distants.
    La Baie des Mutins raconte l'histoire d'une singulière expédition qui tourne au vinaigre : cinq caravelles parties sur La Route des Épices. Exaspérés par leurs conditions de vie, le manque de nourriture, le froid et l'immobilisme, les hommes des navires espagnols vont former une coalition contre les portugais et fomenter une mutinerie.

  • Toujours à la recherche de leur capitaine, Janos Cola, l'équipage du Plescops commence à manquer de pistes concrètes et semble proche de l'impasse !
    La célèbre présidente de la pègre de Fujiii a bien laissé quelques notes au sujet de Janos dans son carnet de bord, mais ses informations demeurent confuses et inutilisables. Et, comme si tout n'allait pas assez mal, un étrange brouillard gamma coupe le vaisseau du monde extérieur, condamnant l'équipage à manger des pizzas synthétiques pendant de longues semaines !
    Alors qu'une routine monotone s'installe entre les camarades de la mission, un personnage inquiétant et surpuissant débarque à l'improviste : le porteur de la flèche d'argent. Le troisième épisode de Dr Cataclysm fait une fois de plus la part belle aux digressions narratives. Grâce aux flash-back qui éclairent certains éléments clés du récit, nous en apprendrons plus sur l'origine des Maîtres Invisibles. Alors que nous étions habitués à un rythme paisible, l'histoire s'emballe par une course poursuite haletante qui annonce un dernier volume animé. Le dessin de Mortis Ghost s'affûte au fil des pages pour donner corps à cette saga interstellaire située à des années-lumière de la science-fiction traditionnelle.

  • Dernier tome du Dr Cataclysm où l'équipage du Plescops se confronte enfin avec le démiurge délirant qui fut autrefois leur capitaine ! En lisant cette BD, vous vivrez l'expérience du non-monde, vous découvrirez les origines des flèches d'or et d'argent et vous en apprendrez plus sur comment s'échapper d'un vaisseau propulsé à toute vitesse vers un soleil géant. Et puis à la toute fin, quelqu'un glisse sur une peau de banane.

  • Alors que la ferme familiale périclite, Arvo, le plus entreprenant des frères Ukkometsola, décide de lancer un business de lait porcin et de sperme avec l'intention de faire fortune. Il embrigade sa compagne ainsi que ses deux frères, malgré eux. Son manque d'expérience apparaît au grand jour mais Arvo s'obstine. Entre Steinbeck et « La merditude des choses », le livre sonne comme une débandade, une suite d'échecs auxquels répondent une frustration grandissante. L'auteur fait le portrait de trois frères portés par des désirs clairs mais sans aucune capacité de les atteindre tant ils entrent en contradiction avec leurs pulsions. De ce décalage entre leur détermination et l'évidence de leur inaptitude, naît un humour noir, cruel et burlesque. Jarno Latva-Nikkola s'appuie sur un traitement graphique sale et énergique pour soutenir le sous-texte sexuel et scatologique et refléter l'intériorité chaotique des protagonistes. Alors que les pays scandinaves passent souvent pour des modèles de progrès social et de réussite économique, Arvo, misogyne, raciste et brutal, représente une autre Finlande, rurale et réactionnaire. Un ancien monde aux prises avec les difficultés socio-économiques de la transition industrielle. Les frères Ukkometsola est une plongée singulière dans le « white trash » à la finlandaise signée par l'une des vedettes de l'underground finlandais !

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  • Maître incontesté de l'autoédition US, John Porcellino représente une influence majeure pour les auteurs de bande dessinée "indé" des deux côtés de l'Atlantique. Hélas, trop peu traduit, il reste méconnu du grand public en France. Depuis plus de 25 ans, il publie des histoires dans son célèbre fanzine King-Cat Comics. Issu de cette revue, Tueur de Moustiques compile ses histoires d'exterminateur de moustiques. Un métier pour le moins original qu'il a exercé dans les marais et les forêts du Colorado et de l'Illinois entre 1989 et 1999. C'est l'occasion pour lui de revenir sur les événements qui ont affecté sa vie, sa santé et sa vision du monde.
    Durant ces années, il a documenté son expérience de travail en toute honnêteté avec beaucoup de grâce, d'intelligence, de pureté, de poésie et parfois de naïveté. Porcellino utilise la bande dessinée comme un journal intime. C'est pour lui une pratique quotidienne, essentielle à son existence. Les différents récits publiés dans Tueur de Moustiques s'étalent sur une longue période de sa vie et permettent de saisir l'évolution de ses réflexions et de son dessin : de ses débuts bruts et hésitants, à l'affirmation d'un trait raffiné qui marque sa singularité. Selon Chris Ware : « Avec seulement quelques mots et quelques lignes, les bandes dessinées de John Porcellino dépeignent avec simplicité, la sensation d'être vivant ».

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  • Les têtards

    Pascal Matthey

    Les têtards est un récit divisé en cinq parties et se compose d'un ensemble d'anecdotes, rassemblées par ordre chronologique, qui raconte la vie d'un garçon d'une dizaine d'années, ponctuée de petits drames anodins dont l'accumulation nourrit la construction dela personnalité. Ces micro-événements tissent un réseau de symboles qui accompagnent la perception du cycle de la vie et l'éveil de la sexualité. Parmi eux, la croissance de têtards, qui permet d'évoquer la sexualité et donne son titre au livre. L'approche narrative est minimale et se passe de texte, mais ce récit de basse intensité est néanmoins traversé, sous la surface, par les troubles à venir de l'adolescence.
    Les Têtards est un projet d'inspiration autobiographique qui fait suite aux deux précédents ouvrages de l'auteur publiés à l'employé du Moi, Le verre de lait (2004) et Pascal est enfoncé (2007). Les Têtards traite quant à lui de la découverte du cycle de la vie du point de vue d'un pré-adolescent, de l'apparition des premiers actes indépendants, de la cruauté, de la moralité, et des premiers signes de troubles amoureux. Ce quatrième livre à l'employé du Moi confirme la cohérence plastique et narrative de Pascal Matthey, qui bâtit depuis le début de sa carrière d'auteur une oeuvre fine dans son écriture, délicate dans son dessin, riche dans sa signification.

  • Nu

    Sacha Goerg

    On n'imagine pas a quel point les écoles d'art sont des endroits problématiques. C'est un milieu ultra compétitif, ou les étudiants essayent par tous les moyens de montrer qu'ils sont les plus créatifs, les plus cools... Jean-Mi, un jeune garçon timide et légèrement introverti, évolue dans ce monde depuis peu de temps. Lui, son problème, c'est le cours de nu ; il n'y arrive tout simplement pas. Il est mal à l'aise et se fait constamment malmener par son professeur. Alors, le soir, il part espionner Iéléna, sa camarade de classe, afin de croquer ses courbes en toute discrétion. Il lui voue une adoration secrète.
    Lucas, son ami inquiet, décide de le suivre, mais ce dernier est surpris par Iéléna. C'est ainsi que Jean-Mi va se retrouver, malgre lui, au centre d'une performance artistique pour le moins inédite. Une « scripted reality », pour laquelle lui et ses proches ont été mis à contribution sans qu'on leur ait véritablement demandé leur avis. C'en est trop pour notre héros candide qui va essayer, par tous les moyens, d'empêcher la projection lors des portes ouvertes de son école.

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  • Printemps 1937. Deux hommes battent le pavé d'Istanbul. Un grand journal londonien leur a commandé un reportage illustré, le portrait de la capitale turque en cité moderne dans un pays laïque. Simon, l'écrivain terre à terre, ne voit rien qui y corresponde et aurait préféré être ailleurs. Aillil, le dessinateur épicurien, espère quant à lui de nouvelles expériences. C'est précisément ce que leur propose Abdolfaz, un prince autoproclamé rencontré sur les quais. Dans la citerne imposante qu'il a aménagée en lieu de débauche dans les bas-fonds de la ville, il leur fait entrevoir un autre Istanbul, qui n'a jamais coupé les racines de son passé, et les plonge dans une ivresse trouble dont on ne sait s'ils sortiront.
    Dérive orientale est un récit d'aventure envoûtant et une réflexion sur l'exotisme.
    Les deux protagonistes incarnent des positions diamétralement opposées dans la rencontre entre deux cultures, refus méprisant d'un côté, quête d'exotisme consumériste de l'autre. Le dessin de Younn Locard sied à merveille à la représentation orientalisante d'un Istanbul du début du 20e siècle, où les fastes de la bourgeoisie pro-occidentale côtoient l'indigence la plus crasse, et où la rationalité peut tout à coup s'effacer dans un tourbillon de fumée.

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  • Le palais de glace

    Aseyn

    La légende raconte qu'au-delà du palais de glace, vers le nord, s'étend une terre d'imagination, où la magie règne en maître et où la sorcellerie colore les actes. Un héros porte seul le fardeau d'une quête épique et se bat à tour de bras contre des goules et des chenilles géantes. Il cherche à atteindre le palais de glace et ses mystères. Même si tout cela n'est qu'un jeu vidéo avec un graphisme élémen-taire, pour le petit Blanchard, ces aventures occupent entièrement son esprit.
    Il est le guerrier mythique. Nous sommes à la fin des années 80, dans une banlieue quelconque, le garçon vit seul avec sa mère et semble occuper ses journées à explorer le monde avec candeur. Pourtant, le jour où sa mère l'envoie porter des courses dans une vieille maison un peu effrayante, c'est une aventure d'un autre ordre qui l'attend. L'étrange et fascinante rencontre avec la veuve Szalinski qui habite l'endroit avec ses souvenirs, se confond bientôt avec la quête du pa-lais de glace. Confronté à cette nouvelle quête, notre héros perdra un peu de son innocence. Guidé par un trait sensible, vivant et très agile, Aseyn nous livre un récit finalement plus initiatique qu'aventurier : l'exploration du monde par un jeune garçon à l'aube de l'âge adulte.

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  • Phase 7

    Alec Longstreth

    Alors, sans raison particulière, j'ai noté en phase 7 mon meilleur et ultime scénario.

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  • Shit is real

    Aisha Franz

    Tout commence lorsque Selma se fait mettre à la porte par Max, son compagnon. Elle se retrouve alors seule, sans emploi, aux prises avec son quotidien dans son nouvel appartement. C'est peut-être pour elle l'occasion de prendre un nouveau départ. L'intrigue se déroule dans un Berlin futuriste, excentrique et absurde où la technologie et les phénomènes de mode ostentatoires et excessifs mènent la danse. Son entourage ne déroge pas à la règle ; même Yumi, sa meilleure amie, la snobe et lui préfère les frivolités de la vie mondaine. Cette superficialité l'oppresse, elle se sent aliénée par la civilisation et finit donc par être gagnée par la mélancolie. Machinalement, dans ses rêves, elle s'échappe vers un mystérieux désert. Tout devient prétexte à l'évasion : un poisson dans un aquarium ou bien le trou dans le mur qui donne chez le voisin. Par la suite, Selma s'entiche d'Anders, le gérant d'une animalerie pour le moins ennuyeux. Mais ce dernier disparaît inexplicablement après leur premier rendez-vous. A-t-il vraiment existé ? Shit is real est un étrange récit qui mélange romance et science-fiction, fantasmagorie et réalité, imaginaire avant-gardiste et mine de plomb. Aïsha Franz décrit dans ce livre une crise d'identité, un mal contemporain que les habitants des grandes métropoles connaissent bien. Après Petite Terrienne en 2012 et Brigitte en 2013 (aux éditions Çà et Là), Shit is real est le troisième ouvrage traduit en français de l'auteure berlinoise qui avait plus récemment participé au collectif Échos à L'employé du Moi.

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  • Muriel c'est la petite nouvelle pensionnaire de la prison. Condamnée pour avoir poussé son père sous un train à l'âge 8 ans. Il va aujourd'hui falloir qu'elle s'adapte à la dure vie carcérale. Elle va pouvoir compter sur l'aide de Nina, sa compagne de cellule. Mais est-elle vraiment l'auteur du meurtre, elle ne se souvient plus, elle ne sait plus très bien, après tout elle détestait son père. L'unique preuve est un enregistrement audio de l'incident qui a refait étrangement surface 20 ans plus tard.
    En fait, Muriel est une chouette fille, pas bien compliquée et c'est pour cela qu'on l'aime bien. La vision du milieu carcéral féminin est ici peu banale et débouche sur un récit tragi-comique, parfois burlesque, réellement émouvant.

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  • Leem

    Stéphane Noël

    Leem est un bibendum géant à la peau laiteuse, un cyclope sans bouche qui court sans relâche à travers des paysages de campagne et aux abords des villes dans un but mystérieux. Il se nourrit d'eau et de soleil, s'effondre pour dormir avant de repartir, jour après jour. La course de Leem est remplie d'obstacles. Prédateurs, steppes désertiques, orages, villes, montagnes, sécheresse, et humains sont autant de dangers sur sa route.
    Leem ne les anticipe pas, il court. Naître, grandir, se reproduire, puis vieillir et mourir, chacune des 140 pages du livre est conçue comme un moment scandé et circonscrit, une unité graphique avec son propre rythme narratif, ce qui fait du récit un étrange documentaire animalier, à la fois grave et fantaisiste, dans lequel chacun peut retrouver une part de ses souffrances, ses difficultés mais aussi ses moments d'insouciance et de grâce.
    La diversité des situations nous amène dans les montagnes enneigées, au fond de l'océan, sur des îles paradisiaques, et n'épargne pas le lecteur ! Stéphane Noël est un des membres de l'Employé du Moi. Après avoir participé à plusieurs collectifs et dessiné Ressources humaines dans la collection Vingt-Quatre de l'Employé du Moi, il livre ici un récit de plus de 140 pages au dessin fin et régulier, entamé il y a plusieurs années et en partie pré-publié sur le site Grandpapier.

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  • Éclosion est un triptyque.
    Un enfant fait d'abord la rencontre de 3 soeurs inquiétantes qui dévoilent ses secrets les plus intimes, qu'un insecte connait et leur révèle sous la torture. Ensuite une jeune fille cherche refuge chez sa tante paraplégique vivant à l'écart du monde, en compagnie de son fils et d'un cheval, dans une petite maison perdue au milieu des étangs. Et enfin, deux militaires parachutés en pleine campagne se baignent dans l'eau tiède d'un étang. Pas loin, des oiseaux tournoient au dessus du cadavre d'un cheval.

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