Bandes dessinées

  • Eksploracja Nouv.

    Eksploracja

    Julie Michelin

    L'univers tel que nous le connaissons est sur le point de disparaître. Pouf ? ! En un rien de temps, les étoiles, les planètes, les objets, les humains, celles et ceux que l'on aime sont petit à petit absorbés par le néant, emportés par un mystérieux phénomène de dématérialisation. Pour éviter que le monde ne sombre définitivement dans l'abîme, une équipe de scientifiques élabore un plan pour créer un stabilisateur de matière.
    Line et Marlène sont alors envoyées en mission à des années-lumière de chez elles, sur une planète inconnue. Elles doivent trouver L'Arbea Nauticeum et L'Obsidonita Kevlar, deux des matières organiques les plus stables de l'univers qui, associés à d'autres, mettraient un terme définitif à ces évènements paranormaux. Les deux jeunes femmes espèrent revenir victorieuses de leur voyage, mais l'entreprise s'avère plus compliquée qu'escomptée : la localisation étant pour le moins inhospitalière, la faune et la flore de cette planète jungle complètement inattendues.
    Eksploracja est un récit de science-fiction qui nous entraîne dans une aventure frénétique qui chamboule notre rapport aux temps et à l'espace. Emportées dans des tribulations hasardeuses, parfois hallucinées, Line et Marlène vont en voir de toutes les couleurs. Dans sa première bande dessinée, Julie Michelin déploie de magistrales doubles pages à l'aquarelle pour initier ces personnages aux mystères du surnaturel et les confronter au fabuleux extra-terrestre.

  • Airpussy

    Ulli Lust

    A la fin de l'hiver, la déesse s'extirpe des enfers pour venir à la rencontre de son amant. Telle la nature endormie revenant à la vie, ils célèbrent, ensemble dans un jeu amoureux, le début de ce nouveau cycle. Inspiré par les mythes antiques du mariage sacré entre les divinités, Airpussy est un récit tout aussi mutique que symbolique, qui s'en remet à tous nos sens. Dans cette transfiguration contemporaine, une Vénus 2.0 nous invite à l'accompagner dans une déambulation érotique à travers la ville.
    La recherche des sexualités - dans toutes leurs formes et leurs genres - lui permettra d'envisager ses fantasmes et de la hisser, peut-être, vers ce fameux septième ciel. Cet ensemble allégorique, soutenu d'une belle bichromie, résolument séducteur et sensiblement provocant compose le premier livre d'Ulli Lust publié en Français. On retrouvera, d'ailleurs, dans les oeuvres plus récentes de l'autrice autrichienne - Trop n'est pas assez et Alors que j'essayais d'être quelqu'un de bien aux Editions Cà et là - les thématiques liées aux questions de la sexualité au féminin, la quête du plaisir, l'amour, le désir et la passion.
    Epuisé depuis quelque temps, Airpussy est aujourd'hui réédité dans une version cartonnée.

  • Michel, le quarantenaire râleur et hirsute créé par Pierre Maurel nous revient pour un troisième épisode. Cette fois, l'amour, le vrai, celui pour lequel on passe l'aspirateur, semble bien avoir frappé à sa porte. Mais les emmerdes ne cessent pas de pleuvoir pour autant. Dans une France traversée par les conflits sociaux, impossible pour Michel de rester indifférent et de garder son matériel de reporter en poche, ni sa langue d'ailleurs.
    Comme il n'est pas vraiment taillé pour l'aventure, c'est aussi sous une pluie de coups durs, pas toujours métaphoriques, que notre antihéros bedonnant va courir. Qu'il nous promène au milieu des lacrymogènes pendant une manifestation des gilets jaunes, dans un vernissage d'art contemporain, dans les petits boulots d'intérim ou le long d'un sentier de campagne verdoyant, Michel est toujours furieusement proche de nous, de nos espoirs, de nos coups de gueule et interrogations sans réponses sur ce monde hyperconnecté et pourtant bien terre à terre qui est le nôtre.
    Pierre Maurel décortique, avec son dessin nerveux et ses figures saisies sur le vif, les travers de notre époque. Avec drôlerie, intelligence, et au travers de situations et d'un personnage plus complexe qu'ils n'en ont l'air. Michel, Le Grand schisme est le dernier opus de la trilogie entamé avec Les Temps modernes en 2018. Pour l'auteur, c'est l'occasion d'aborder sous l'angle d'une comédie de moeurs à la fois sympathique et grinçante des thématiques liées à l'actualité.
    Les mouvements sociaux d'aujourd'hui, les trottinettes géolocalisées, mais aussi un furieux désir de changer le modèle de notre société. Ce dernier opus se veut plus jovial et ouvert sur l'inconnu.

  • Michel est un reporter radio free-lance d'une quarantaine d'années. Cela fait quelque temps déjà qu'il tente de concilier sans grand succès ses aspirations politiques et artistiques avec les galères que lui envoie le destin. Pas facile de garder de l'enthousiasme et du mordant à l'ombre de la startup nation des années Macron. Mais Michel sait aussi profiter des bons moments de la vie, comme d'annoncer, entre deux reportages sur les cheminots en grève, la naissance de sa petite-fille à un vieil ami, ou apprécier un bout de fromage devant un paysage au couchant. Cependant, trop occupé par ses propres tracas, il n'a pas vu vieillir ses parents. Et il doit se rendre à l'évidence: leurs disputes incessantes sur les petits riens du quotidien masquent mal leur inéluctable perte d'autonomie.
    Et il semble bien, contre toute attente, qu'il soit la personne désignée pour trouver des solutions, alors qu'il arrive à peine à s'occuper de lui-même.
    Pierre Maurel n'hésite pas, dans ce nouvel opus des aventures de Michel, à malmener son héros au grand coeur et au physique bedonnant, en le plongeant dans des situations grinçantes et burlesques. Mais c'est pour mieux nous rappeler qu'au final, la seule chose qui donne la force de tenir, c'est l'attention qu'on porte aux autres dans toutes ses déclinaisons : l'amitié, l'entraide, la lutte et puis évidemment, l'amour.

  • « Vers 9 ans, j'ai compris que je n'avais pas le sens de l'humour. A 13 ans et demi, j'ai trouvé un chat dans les bois. Je l'ai écrabouillé avec une pierre. A 15 ans, j'ai mis ma main dans le broyeur de la cuisine. A 16 ans, j'ai fait semblant de tomber amoureux d'Alyssa. Elle a vraiment essayé de me faire ressentir des choses. » Ainsi commence The end of the Fucking World, un récit initiatique cru et corrosif dans la ligné de cer-tains grands road-movie américains : Badlands, True Romance ou encore Sailor & Lula. Alyssa aime James, James pense que, peut-être, il aime Alyssa. Grandir c'est difficile, spécialement lorsque qu'on est incompris des adultes et qu'on a l'impression d'être méprisé par le monde entier. Lassés de cette vie déprimante, les deux person-nages de The End of the Fucking World entament la fin de leur adolescence par une longue fugue où ils vont se retrouver confrontés à des situations extrêmement cri-tiques.

  • Michel, reporter radio d'une quarantaine d'années, surnage dans le monde moderne et disruptif des années Macron : crowdfunding, Tinder et marketing par internet font irruption dans sa vie plutôt rangée.
    Le moins que l'on puisse dire est qu'il ne partage pas l'enthousiasme du reste de sa génération. Ce deuxième album des aventures de Michel est l'occasion pour Pierre Maurel de mettre en scène la cruauté mais aussi la drôlerie des situations rencontrées par son anti-héros joufflu aux abois. Ainsi faire soigner une rage de dents par un ami d'ami vétérinaire de son état n'est probablement pas une bonne idée mais Michel ne le saura qu'après. Michel - Les temps modernes décrit avec un ton léger et mordant les plans débrouille et les galères de personnages attachants que Michel rencontre sur sa route. Ennuis d'argent, de santé, d'amour sont abordés avec une bonne dose de mauvaise foi. Comme dans Blackbird, le dessin vif et rond de Pierre Maurel restitue avec justesse les personnages et le tragi-comique de leur situation.

  • Blackbird

    Pierre Maurel

    Imaginez : le gouvernement abroge la loi sur le prix unique du livre et déclare illégale l'auto-édition afin de contrôler au mieux les discours dissidents. Que faire ? S'organiser, pardi ! Voici le point de départ de ce récit d'anticipation qui survient dans un futur pas si éloigné. C'est dans cet environnement que Pierre Maurel nous invite à suivre un petit groupe de jeunes artistes qui ont décidé de s'engager clandestinement pour produire et diffuser leurs bandes dessinées afin de lutter contre le totalitarisme du pouvoir en place. Blackbird se lit comme un manifeste politique en faveur de l'expression libre et de la gratuité. Il se présente comme un remède contre l'oppression, les régimes sécuritaires et la consommation forcée. Par-dessus tout, Blackbird est un hymne au fanzinat, à ces bulles de libertés qui naissent hors contrôle et qui, parce qu'elles sont autonomes, secrètes et inattendues nous disent quelque chose d'essentiel sur le monde qui nous entoure. Le dessin au trait, précis et maîtrisé, prend souvent le pas sur le dialogue et renforce la dynamique de ce thriller militant !

  • Voici déjà un an que Fante Bukowski s'est installé à Colombus, une ville en pleine extension, capitale culturelle de l'Ohio. En "? beautiful loser ? " qui se respecte, héros-poète et roi des poseurs, il n'a toujours pas rencontré le succès qu'il pense égocentriquement mériter. Tant qu'il n'aura pas connu la bonne fortune avec sa littérature, il devra dealer avec la précarité. Ainsi, il occupe ses journées à picoler, discuter avec une prostituée au grand coeur et traîner avec Norma, son amie performeuse.
    Mais, alors qu'il reste encore le loyer à payer et que ses parents ne lui versent plus un centime depuis des mois, un miracle survient : un éditeur lui propose de devenir "? ghost writer ? ". Il devra écrire l'autobiographie de Royella, une starlette qui a le vent en poupe. Pour lui, l'enjeu est de taille ; ne risque-t-il pas de passer pour un vendu ? ? Qu'importe, pour l'instant il a trop besoin de cet argent.
    Et puis, il va enfin pouvoir fanfaronner auprès de son père à propos de sa réussite critique et financière... "? Fante Bukowski, L'échec était parfait ? " est le troisième et dernier volet de la série de Noah Van Sciver, auteur prolifique de la bande dessinée indépendante américaine actuelle. Explorant pour la première fois le passé de Fante, notamment au travers des relations qu'il entretenait avec son père, il parachève, avec l'humour caustique qu'on lui connaît, son récit sur la figure de l'écrivain maudit.
    Il aura ainsi rendu son personnage plus célèbre qu'il n'aurait jamais pu lui même l'espérer.

  • C'est la nuit, on y voit à peine, on ne sait pas comment s'y prendre, mais il va bien falloir la monter cette foutue tente ! Et voilà, les plaisirs du bivouac qui commencent pour la petite Lucy et sa grande soeur. Au coeur de l'été, les deux filles s'installent pour quelque temps dans un camping typique de la campagne française. Parmi ceux qui reviennent chaque année, il y a le jeune Roman : un garçon aventurier et brusque, que l'on devine, trop souvent, livré à lui-même. Il connaît les lieux comme sa poche, à l'aise sur son territoire, rien ne pourrait l'effrayer.
    Mais, lorsqu'il trouve sur son chemin une nouvelle tête, celle de Lucy, il se transforme en un animal farouche. Qui s'y frotte s'y pique ! Le temps d'un séjour fugace, les deux enfants vont apprendre à s'apprivoiser.
    Progressivement, malgré les secrets et les blessures, la curiosité pour l'autre l'emportera sur la méfiance. Cette rencontre éphémère et tumultueuse, au coeur d'une nature jaunie par l'été brûlant, se profile au travers des couleurs au crayon de Noémie Marsily, accompagnée pour cette aventure de la scénariste Isabella Cieli. Memet est un récit subtil, appuyé par une mise en scène faite de petites touches sensibles et délicates qui évoque la douce nostalgie des vacances de notre enfance.

  • Slasher

    Charles Forsman

    Christine est amoureuse de Joshua. Bien sûr, elle est profondément excitée par les vidéos qu'il poste pour elle sur le Net où il s'entaille délicatement la poitrine face caméra. Mais ce qu'elle ressent pour lui est un amour intense et pur.
    Son père vient de mourir et sa mère risque de sombrer dans l'alcool, une fois de plus. Pour couronner le tout, son manager, qui la croit timide et docile, est à deux doigts de l'abus de pouvoir. Alors, oui, le désir qu'elle a pour Joshua est la plus belle chose qui existe dans cette partie du monde qu'on appelle les États- Unis. Elle devra quitter sa vie conformiste, pour rejoindre celui qu'elle aime, dans cette chambre où sa mère, complètement dingue, le retient prisonnier. Rien ne pourra l'en empêcher. C'est l'histoire d'une femme qui a décidé d'accepter ce qu'elle est vraiment : quelqu'un de fort, malgré ses pulsions sanguinaires et ses fantasmes morbides. On connaît le talent de Charles Forsman pour créer des personnages fouillés et des situations explosives depuis la parution de The End of The Fucking World, devenu ensuite une série culte sur Netflix. Avec Slasher, il pousse plus loin encore ses interrogations sur la relation entre normalité et perversité.

  • Comme beaucoup de jeunes de son âge, Sydney se pose beaucoup de questions car elle ne se reconnaît pas du tout dans le monde qui l'entoure. À quinze ans, elle est plutôt grande, fine et réservée, la puberté ne lui a pas fait de cadeaux. C'est dans une banlieue pavillonnaire qu'elle habite seule avec sa mère et son petit frère depuis la mort de son père. Elle a le béguin pour Dina, sa voisine et meilleure amie qui lui préfère les abrutis finis du lycée. Pauvre Sydney commence comme une sitcom à l'américaine mais il n'en sera rien. Sydney n'est pas tout à fait une adolescente comme les autres. À la demande de la conseillère pédagogique de son lycée, elle se raconte dans son journal intime ; ses amours, ses premières expériences sexuelles, son entourage, ses frustrations, mais aussi son énigmatique pouvoir métapsychique qui lui en fait voir de toutes les couleurs.

  • Alors qu'une nouvelle antenne-relais est en construction aux abords de la ville, des morts inexpliquées se multiplient. La thèse de l'accident est rapidement écartée car auprès de chaque victime, est retrouvée une pierre parallélépipédique qui semble relier les affaires entre elles. S'il s'agit bien de meurtres, l'identité et la motivation de leurs auteurs (un tueur en série, des opposants fanatiques au projet d'antenne-relais ? ) restent mystérieuses.
    Mais pour les autorités légales, il s'agit de rationaliser, de trouver des causes, de protéger l'industrie des télécommunications et de dénicher des coupables. Entre un mari énigmatique et en retrait et ses collègues lourdauds, la gendarme Loreleï Soares se fie à son instinct pour faire avancer l'enquête dont les premiers suspects sont un sanglier et un lynx. S'agirait-il d'une nouvelle étape dans la guerre ancestrale entre l'homme et la nature ? Auteur de nombreux ouvrages singuliers (chez Atrabile ou la Cinquième Couche entre autres), Thomas Gosselin s'associe à Isao Moutte au dessin pour ce polar énigmatique qui questionne habilement les rapports entre l'homme et la nature, la fragilité de leur cohabitation, les luttes de pouvoir et l'équilibre des forces.
    Entre scènes d'action et pages contemplatives, La trêve, chérie livre un épisode tendu de ce face-à-face éternel et sans pitié. Le thème du rapport entre l'homme et la nature a été de nombreuses fois traité mais La trêve, chérie propose une tout autre approche. Construit sous la forme d'une enquête policière, le récit change régulièrement de rythme au fil des soubresauts de l'enquête ou des réflexions de ses personnages.
    Les courses poursuites s'enchaînent avec les questionnements identitaires dans ce polar métaphysique qui ne se refuse rien, ni la symbolique limpide d'une écluse, ni les discours menaçants d'un perroquet. La trêve, chérie a quelque chose du tour de force car en un peu moins de 90 pages, il aborde, de manière brillante, originale et décomplexée, rien de moins que l'avenir de l'humanité et sa cohabitation avec la nature.
    La richesse des textes de Thomas Gosselin joue d'ailleurs un rôle central dans cette réflexion et cet étonnant récit.

  • L'âge dur

    Max de Radiguès

    Gautier sort avec la belle Louise, mais ressent aussi quelque chose pour Marc. Romain n'a jamais embrassé personne. Candice essaye d'avoir les devoirs de Pauline. Martin copie sur Jeanne. Nicolas a appris à jouer Stairway to Heaven. Ça n'impressionne pas du tout Sarah. Michel est trop timide pour parler avec Claire, surtout depuis le coquard qu'il lui a donné...
    À travers une série d'instantanés, Max de Radiguès représente le petit monde de l'adolescence telle que nous l'avons tous vécue ; des premiers flirts aux peines de coeur, des cigarettes en cachette, des jalousies mal placées, des devoirs oubliés, de la complicité et de la camaraderie, des découvertes comme des déconvenues. Au centre de ces petits évènements du quotidien, des personnages pour lesquels l'auteur a manifestement beaucoup d'affection. La composition des planches est réduite à son strict minimum afin de laisser la part belle aux interactions, transformant ainsi la moindre des futilités en une expression exceptionnelle de la sensibilité. L'Âge dur nous replonge avec délicatesse dans nos années « collège » et nous rappelle que l'âge bête (ou ingrat pour d'autres) n'est pas que mal-être et souffrances, mais aussi insouciance et plaisirs.

    Cette nouvelle édition est enrichie de pages inédites (dont 16 en couleur). À la suite de L'Âge dur, Max de Radiguès a publié plusieurs albums chez Sarbacane mettant en scène de jeunes protagonistes qui lui ont valu de nombreux prix. Preuve, si tant est qu'il y en ait besoin d'une, que la thématique de l'adolescence continuera d'être une source d'inspiration essentielle pour lui.

  • Monsters

    Ken Dahl

    Succès de librairie contagieux et enthousiasme viral, la première édition de Monsters est désormais épuisée. Il fallait absolument rendre ce bijou de l'autobiographie frustrée et névrosée à nouveau disponible !
    Augmentée d'une postface inédite qui, dessinée par l'auteur lui même, s'interroge profondément sur l'impact de ce livre sur sa propre vie, cette réédition offre une nouvelle peau à l'histoire de Ken Dahl : couverture cartonnée, vernis sélectif sur les zones sensibles, le tout bien protégé pour éviter de répandre l'infection.
    Imaginez ne plus jamais pouvoir embrasser quelqu'un sur les lèvres, par-tager de la nourriture, faire une pipe, fumer un joint entre collègues, em-prunter une brosse à dent, ou cracher dans le café de votre patron, sans transmettre une maladie horrible et incurable... Ken, le personnage cen-tral de Monsters, doit se rendre à l'évidence : il a transmis l'herpès à sa compagne. Ce virus dont il ne connaît rien va rapidement détruire son couple et modifier profondément la perception qu'il a de son propre corps.

  • Alors qu'il est en train d'effectuer une livraison avec son équipage sur une planète lointaine, Janos Cola reçoit en plein coeur une mystérieuse flèche d'or. Loin de le tuer, cet objet le transforme totalement et lui confère de mystérieux pouvoirs.
    Exalté par cette métamorphose, il devient « Dr Cataclysm ». Un morceau de la flèche d'or resté figé dans son corps va rapidement attirer les convoitises et un étrange cartel de malfaiteurs finit par le kidnapper. Tant bien que mal, son équipage se met alors à enquêter sur sa disparition. Ce petit groupe enthousiaste et désoeuvré, au coeur d'un vaisseau qui ressemble à une colocation des temps futurs, sillonne l'espace à la recherche d'un Dr Cataclysm insaisissable.
    De chapitre en chapitre, magnifié par un trait à l'encre rehaussé d'un lavis parfois sombre, ce récit empreint de fantaisie, d'humour et de mélancolie, prend des détours et nous laisse le temps de nous faire découvrir une galerie touchante de personnages, alternant les huis clos et les scènes de courses poursuites ! Bien que son travail fourmille de références, Mortis Ghost a construit un univers original qui lui est propre. Cette saga SF décalée et singulière est prévue en 4 tomes jusqu'à fin 2018.

  • Le Mirliton merveilleux, album lithographié et mis en couleur à la main, paraît en 1868. Avec ce livre, le "Merveilleux", genre en soi - contes de fée, récits surnaturels et mondes magiques - connaît alors l'une de ses toutes premières incursions dans la bande dessinée. La vile fée Grain-de-Tabac, alliée du Soleil en personne, jette un sort au roi Berlingo et à sa bien-aimée Tapioka : leur nourrisson est changé en ours ! Muni du Mirliton, une sorte de flûte aux propriétés magiques, les multiples héros du récit combattront le maléfice, pour que l'ourson - redevenu un fringant jeune homme - puisse épouser la belle Bulbul, fille du Schah...
    Ce récit se déguste telle une pièce montée, garnie d'éléphants et de chameaux en sucre, dont chaque étage réserverait de nouvelles surprises, miniatures de décors exotiques et farandoles de marionnettes enchantées. Destinée à la jeunesse lors de sa parution, cette bande dessinée s'offre au lecteur comme une généreuse malle de jouets. On y compte de nombreux personnages et péripéties, que les auteurs animent dans une histoire qui évoquera tout autant, au lecteur réjoui, les aventures du Baron de Münchhausen qu'Iznogoud et ses jeux de mots faciles.

  • Solstice Nouv.

    Solstice

    Lucas Scholtes

    Bien que relativement indifférents quant à leur réussite scolaire, Gus et François sont deux brillants lycéens. Dans quelques jours, ils doivent passer le bac et l'on ne peut pas dire que cela les préoccupe véritablement. Heureusement, la horde de "clochards possédés" qui déferle sur la ville tous les soirs devrait pimenter un peu cette dernière semaine de révision. Qui sont-ils ?? Que veulent-ils ?? Il faut absolument partir à leur recherche pour essayer de comprendre ce phénomène stupéfiant.
    La piste débute à l'orée de la forêt qui borde les alentours. Alors que l'aventure ne fait que commencer, ils rencontrent Ivan dans ce qui semble être les vestiges d'une cité en ruine. Fascinés par cet étrange personnage, aussi sauvage qu'imposant, les deux adolescents pleins d'entrain décident de rester un temps avec lui pour découvrir les rudiments de la survie en milieu naturel. Derrière cette intrigue fantasque se niche un étonnant récit initiatique, naturaliste et existentialiste, égayé par la badinerie des deux jeunes personnages.
    Guère plus âgé qu'eux, Lucas Scholtes est étudiant aux Arts décoratifs de Strasbourg. Avec Solstice, sa première bande dessinée, il s'emploie à utiliser une grammaire narrative habile et moderne qui rappelle parfois le style fluide du manga et l'énergie du cinéma d'animation. Sur le plan graphique, il développe un univers riche et coloré qui met aussi bien en valeur la décrépitude urbaine que l'abondance des zones forestières.

    À paraître
  • Chemise à carreaux, veste en jean, sac sur l'épaule et casquette bien vissée sur sa tête rousse, Tasha parcourt l'Amérique et ses grands espaces. Clandestine à bord des trains de marchandises, elle vit la bohème, au rythme de ses envies et de ses rencontres, comme les Clochards célestes de Jack Kerouac. Mais cette liberté lui coûte beaucoup et parfois, Tasha regarde en arrière. Elle songe à l'époque où elle menait une vie classique, avec Tom et leur fille Sissy. Elle doit être grande maintenant. Les trains de l'Union Pacific passe par là-bas. C'est peut-être l'occasion...

  • Immobiles à proximité des côtes de ce continent encore inconnu qu'est l'Amérique, cinq bateaux attendent. L'amiral de la flotte vient de leur apprendre qu'ils resteront stationnés dans cette baie tout l'hiver et que les vivres seront rationnés. Ils ont tous passé leur vie sur des bateaux, vrais matelots ou vieux loups de mers, mais ils n'ont jamais été aussi loin de chez eux. Ils craignent et haïssent cet amiral hautain et sans empathie comme personne auparavant. On leur avait promis le paradis sur terre, ils vivent l'enfer. L'atmosphère est tendue, des bruits courent, chacun observe les silhouettes se déplacer sur le pont des ba-teaux distants.
    La Baie des Mutins raconte l'histoire d'une singulière expédition qui tourne au vinaigre : cinq caravelles parties sur La Route des Épices. Exaspérés par leurs conditions de vie, le manque de nourriture, le froid et l'immobilisme, les hommes des navires espagnols vont former une coalition contre les portugais et fomenter une mutinerie.

  • Toujours à la recherche de leur capitaine, Janos Cola, l'équipage du Plescops commence à manquer de pistes concrètes et semble proche de l'impasse !
    La célèbre présidente de la pègre de Fujiii a bien laissé quelques notes au sujet de Janos dans son carnet de bord, mais ses informations demeurent confuses et inutilisables. Et, comme si tout n'allait pas assez mal, un étrange brouillard gamma coupe le vaisseau du monde extérieur, condamnant l'équipage à manger des pizzas synthétiques pendant de longues semaines !
    Alors qu'une routine monotone s'installe entre les camarades de la mission, un personnage inquiétant et surpuissant débarque à l'improviste : le porteur de la flèche d'argent. Le troisième épisode de Dr Cataclysm fait une fois de plus la part belle aux digressions narratives. Grâce aux flash-back qui éclairent certains éléments clés du récit, nous en apprendrons plus sur l'origine des Maîtres Invisibles. Alors que nous étions habitués à un rythme paisible, l'histoire s'emballe par une course poursuite haletante qui annonce un dernier volume animé. Le dessin de Mortis Ghost s'affûte au fil des pages pour donner corps à cette saga interstellaire située à des années-lumière de la science-fiction traditionnelle.

  • Dernier tome du Dr Cataclysm où l'équipage du Plescops se confronte enfin avec le démiurge délirant qui fut autrefois leur capitaine ! En lisant cette BD, vous vivrez l'expérience du non-monde, vous découvrirez les origines des flèches d'or et d'argent et vous en apprendrez plus sur comment s'échapper d'un vaisseau propulsé à toute vitesse vers un soleil géant. Et puis à la toute fin, quelqu'un glisse sur une peau de banane.

  • H27

    Younn Locard

    ...
    On se vide, on vomit, on chie du sang et on meurt dans les 2 ou 3 jours.

    Sur commande
  • Alors que la ferme familiale périclite, Arvo, le plus entreprenant des frères Ukkometsola, décide de lancer un business de lait porcin et de sperme avec l'intention de faire fortune. Il embrigade sa compagne ainsi que ses deux frères, malgré eux. Son manque d'expérience apparaît au grand jour mais Arvo s'obstine. Entre Steinbeck et « La merditude des choses », le livre sonne comme une débandade, une suite d'échecs auxquels répondent une frustration grandissante. L'auteur fait le portrait de trois frères portés par des désirs clairs mais sans aucune capacité de les atteindre tant ils entrent en contradiction avec leurs pulsions. De ce décalage entre leur détermination et l'évidence de leur inaptitude, naît un humour noir, cruel et burlesque. Jarno Latva-Nikkola s'appuie sur un traitement graphique sale et énergique pour soutenir le sous-texte sexuel et scatologique et refléter l'intériorité chaotique des protagonistes. Alors que les pays scandinaves passent souvent pour des modèles de progrès social et de réussite économique, Arvo, misogyne, raciste et brutal, représente une autre Finlande, rurale et réactionnaire. Un ancien monde aux prises avec les difficultés socio-économiques de la transition industrielle. Les frères Ukkometsola est une plongée singulière dans le « white trash » à la finlandaise signée par l'une des vedettes de l'underground finlandais !

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  • Maître incontesté de l'autoédition US, John Porcellino représente une influence majeure pour les auteurs de bande dessinée "indé" des deux côtés de l'Atlantique. Hélas, trop peu traduit, il reste méconnu du grand public en France. Depuis plus de 25 ans, il publie des histoires dans son célèbre fanzine King-Cat Comics. Issu de cette revue, Tueur de Moustiques compile ses histoires d'exterminateur de moustiques. Un métier pour le moins original qu'il a exercé dans les marais et les forêts du Colorado et de l'Illinois entre 1989 et 1999. C'est l'occasion pour lui de revenir sur les événements qui ont affecté sa vie, sa santé et sa vision du monde.
    Durant ces années, il a documenté son expérience de travail en toute honnêteté avec beaucoup de grâce, d'intelligence, de pureté, de poésie et parfois de naïveté. Porcellino utilise la bande dessinée comme un journal intime. C'est pour lui une pratique quotidienne, essentielle à son existence. Les différents récits publiés dans Tueur de Moustiques s'étalent sur une longue période de sa vie et permettent de saisir l'évolution de ses réflexions et de son dessin : de ses débuts bruts et hésitants, à l'affirmation d'un trait raffiné qui marque sa singularité. Selon Chris Ware : « Avec seulement quelques mots et quelques lignes, les bandes dessinées de John Porcellino dépeignent avec simplicité, la sensation d'être vivant ».

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