Que Sais-je ?

  • En 1907, Maria Montessori, l'une des premières femmes médecins d'Italie, ouvre une école d'un nouveau genre au service d'une vision inédite de l'enfant, envisagé comme une personne libre et épanouie, qui apprend spontanément. Sa méthode ? Une pédagogie qui respecte ce qu'est l'enfant, les étapes de son développement, ses exigences, ses besoins. Ce projet d'une éducation nouvelle, qui s'inscrit dans la promotion de la paix universelle et du progrès, repose sur trois piliers : une posture particulière de l'éducateur, un environnement préparé et un matériel pédagogique spécifique.
    Mais bien plus qu'une méthode, la pédagogie Montessori est un état d'esprit, qui ne se limite pas à une tranche d'âge ni à l'école, et dont les principes sont maintenant confirmés par des recherches en neurosciences et en psychologie du développement.

  • Dyslexiques, dysphasiques, dyspraxiques, dyscalculiques... Les enfants dys souffrent de troubles cognitifs spécifiques qui, parce qu'ils apparaissent au cours de leur développement, ralentissent ou compromettent leur acquisition des savoirs fondamentaux. Leur vie scolaire en pâtit, et s'ils ne sont pas pris en charge, ils en subissent les conséquences à l'âge adulte, dans leur vie professionnelle et sociale. En France, 6 à 8 % des élèves d'une classe d'âge seraient concernés.
    Comment dépister et traiter ces troubles ? Comment accompagner au mieux les enfants dys ?
    Gabriel et Marie Wahl proposent des pistes et, à l'appui d'exemples concrets et d'une solide expérience de terrain, montrent que les troubles dys ne sont pas une fatalité.

  • Problème majeur de santé publique en France et dans de nombreux pays, le suicide reste une énigme. C'est aussi pourquoi il exige un incessant travail de pensée. Après un retour en arrière jusqu'aux stoïciens et un aperçu des diverses façons d'appréhender ce problème existentiel, Nathalie de Kernier propose un état des lieux des travaux actuels, essentiellement cliniques et psychopathologiques. Par son expérience du terrain hospitalier et ses propres recherches, elle ouvre des pistes de compréhension, appuyées sur des exemples cliniques dans des situations variées, dégageant ainsi des perspectives préventives et thérapeutiques.
    Sa démarche ? Se fonder sur la quête de sens qui anime toute vie humaine.

  • Depuis quelques années, la compréhension de la manière dont nous apprenons à parler s'est considérablement affinée. Des recherches ont mis en évidence que le foetus est sensible dès les derniers mois de gestation aux sons de sa langue maternelle.
    Certaines techniques, l'imagerie cérébrale en particulier, ont permis d'observer le cerveau en action lorsque la parole est produite ou reçue par l'enfant. Les comparaisons interlangues ont aussi été particulièrement fructueuses, révélant notamment les contraintes spécifiques imposées par chaque langue.
    Depuis la production articulée de sons jusqu'à l'élaboration de discours, cet ouvrage décortique les processus d'appropriation de sa langue par l'enfant. Il permet de saisir la finesse et la complexité de cet apprentissage qui est une spécificité humaine.

  • Tout enfant grandit au milieu des secrets, simplement parce qu'il est confronté à des mots, à des mimiques et à des attitudes d'adultes dont il ne comprend pas le sens.
    Bientôt, il questionne. Parfois on lui répond, ou on lui sourit en lui disant qu'il le saura quand il sera plus grand. D'autres fois, ses questions suscitent chez ses parents des réactions de colère, de tristes se ou de gêne incompréhensibles. Ces réactions, qui sont les « suintements » d'un secret de famille, incitent l'enfant à penser qu'on lui cache quelque chose de grave, et l'invitent à le deviner tout en lui interdisant tacitement d'y parvenir. De cette injonction contradictoire naissent des troubles dans sa construction psychique : le traumatisme vécu et tu par la première génération « ricoche » sur la deuxième, voire sur la troisième. Pour en guérir, il faut commencer par accepter que ces secrets s'opposent moins à l'idée d'une Vérité qu'il faudrait découvrir qu'à la communication entre les membres de la famille. Et la première chose à dire à un enfant pour commencer à l'en libérer est : « Tu n'y es pour rien. »

  • Isoler, discréditer, déconsidérer le travail rendu, intimider, insulter... Les moyens sont nombreux, les conséquences dramatiques. En France, la reconnaissance du harcèlement moral et sa condamnation juridique sont venues changer le regard que portent les salariés sur certaines situations vécues et interpeller les entreprises quant à leurs méthodes de management.
    Que sait-on aujourd'hui sur le harcèlement au travail ? Quels en sont les effets sur les individus, leurs proches et la société ? Comment le punir ou le prévenir ? En décortiquant les mécanismes du harcèlement, ses origines et conséquences ainsi que les réponses qui y sont actuellement apportées en France comme à l'étranger, cet ouvrage fait le point sur un fléau de nos sociétés narcissiques.

  • Si la notion de conflit est fréquemment étudiée dans sa dimension sociale et collective (guerres, lutte des classes...), sa dimension interpersonnelle a été rarement analysée en sciences humaines.

    Pourtant, le conflit est inhérent aux rapports humains. Il fait partie des formes « normales » de la relation à l'autre au même titre que la « bonne entente » ou l'évitement. Et, de la divergence d'intérêts à la défense identitaire ou encore au désir de pouvoir, de nombreux facteurs y mènent. Mais, tout en étant normal et même utile, le conflit fait peur : une fois déclenché, il a tendance à s'auto-entretenir...

    En jetant les bases d'une véritable psychosociologie des relations conflictuelles, Edmond Marc et Dominique Picard appréhendent les enjeux du conflit, ses mécanismes généraux et ses modalités. Ils permettent ainsi de mieux l'affronter et le résoudre.

  • Les enfants et les adolescents hyperactifs ne sont pas seulement de joyeux trublions ou de doux rêveurs. Ils subissent aussi les tourments et les épreuves que ce trouble ne manque jamais de provoquer dans leur vie familiale et scolaire. Car comme son nom ne l'indique pas, l'hyperactivité désigne non seulement un excès ou un désordre de l'activité, mais aussi l'association de trois types de troubles : l'hyperactivité elle-même ou l'agitation, l'inattention et l'impulsivité.
    Cet ouvrage présente l'hyperactivité, en décrit les symptômes de l'enfance jusqu'à l'âge adulte, en interroge les causes. Il souligne aussi - des thérapies cognitives comportementales au traitement pharmacologique - l'importance d'une stratégie thérapeutique plurielle.

  • Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) se proposent de soigner, de manière adéquate et durable, les patients qui souffrent de dépression, de troubles anxieux ou encore d'addictions... Traitant les idées négatives et les attitudes inappropriées, elles favorisent l'apprentissage de conduites plus adaptées à l'environnement personnel et professionnel.
    Relativement brèves, scientifiquement évaluées et supposant une étroite collaboration entre le patient et le médecin, elles relèvent d'un statut particulier du domaine de la psychologie. Dans cet ouvrage, Jérôme Palazzolo montre concrètement comment les TCC améliorent jour après jour la qualité de vie des malades.

  • Si les enfants apprennent à parler par simple immersion dans leur langue, il n'en va pas de même pour la maîtrise de l'écrit : lire, écrire, comprendre ou encore rédiger un texte sont autant d'activités qui ne s'acquièrent que par un long apprentissage. Car l'expression à l'écrit demande des savoirs spécifiques : savoir former rapidement et efficacement des signes graphiques complexes à reproduire ; disposer du vocabulaire nécessaire à l'exposition de son message, contrôler son orthographe, formaliser son discours en l'absence de retour immédiat d'un interlocuteur, prévoir l'enchaînement linéaire des idées, etc.
    Cet ouvrage présente et analyse les principales étapes et difficultés rencontrées lors de l'acquisition du langage écrit. En exposant les résultats d'expériences menées auprès des enfants, il ouvre la voie à un meilleur accompagnement de cet apprentissage si essentiel.

  • Le paradoxe n'est que trop connu : les surdoués ne vivent pas tous une scolarité heureuse. Mais s'il est vrai que la précocité intellectuelle peut provoquer des...

  • Ce n'est pas une surprise : les enfants intellectuellement précoces deviennent des adultes surdoués. Dans cet essai, Gabriel Wahl, après avoir passé en revue les...

  • Les pratiques sportives, au travers des exigences qu'elles imposent aux pratiquants (recherche de la performance, stress compétitif, pression temporelle, difficulté de la tâche, etc.), suscitent des comportements souvent exceptionnels, dont l'élucidation justifie une investigation spécifique.

    Les recherches en psychologie du sport ont considérablement développé nos connaissances sur la motivation, l'anxiété, la gestion du stress, l'apprentissage ou encore la cohésion des groupes. De plus, les résultats de cette discipline ont montré l'importance, à côté d'une préparation physique, technique ou tactique, d'une préparation mentale dans le suivi des sportifs.

  • Comment pense-t-on son devenir personnel ou celui d'une collectivité ?
    Les conduites à projet renvoient à une préoccupation grandissante dans nos sociétés.
    Par le projet, nous concrétisons notre propre pensée, nos intentions et nous les communiquons aux autres, les laissant seuls juges de leur contenu.
    Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Boutinet définit les conduites à projet, de l'élaboration de ce dernier jusqu'à son évaluation. Il expose cette méthodologie de l'action qui constitue une manière d'aménager l'espace et d'organiser le temps, et en relève les dérives pathologiques.

  • Le mot de « résilience » rencontre aujourd'hui un succès considérable. Pourtant, si elle constitue pour certains un véritable tournant dans la façon de considérer la psychopathologie, la résilience n'est pour d'autres qu'un habillage neuf pour désigner divers processus connus depuis longtemps : ceux qui permettent de résister à un traumatisme et/ou de se reconstruire après lui.
    L'auteur analyse les raisons de l'attrait que la résilience suscite. Il expose son histoire, d'abord américaine, et pointe les divergences autour de ses définitions et de ses usages. Tantôt processus et tantôt trait de personnalité, sorte d'immunologie psychique ou méthode de prévention, la résilience connaît en effet de multiples déclinaisons et recouvre des conceptions variées, voire opposées.

  • Bien adaptés socialement, professionnellement, voire familialement, certains sujets peuvent bénéficier d'un ancrage à la réalité apparemment solide. Mais très vite, ils révèlent de grandes fragilités : une estime de soi alternant entre sentiment de toutepuissance et vide sidéral, un monde psychique attaqué par de folles angoisses existentielles, un rapport aux autres marq ué par une grande souffrance. Ne rentrant résolument pas dans les modèles qui leur sont proposés, ils questionnent sans cesse le rapport entre norme et folie, vérité et mensonge, amour et haine, vie et mort.
    Les états limites ont longtemps été regroupés dans un ensemble aux contours peu nets, entre la névrose et la psychose. En fait, c'est bien la question de la frontière, de la limite, qui est central e chez ces patients : la notion de choix est ardue pour les personnalités borderline. Cet ouvrage dresse un panorama des connaissances théoriques et cliniques autour de la pathologie des limites du Moi.

  • Au croisement de la psychologie de l'enfant et des neurosciences cognitives, Olivier Houdé étudie depuis de nombreuses années les mécanismes du développement et de l'apprentissage. En bref : comment raisonne notre cerveau.
    Après avoir posé les jalons d'une histoire de la psychologie qui va de Platon à Piaget, il propose rien de moins qu'une conception nouvelle du raisonnement qui s'appuie sur des résultats obtenus à l'aide de technologies performantes comme l'IRM, laquelle permet d'observer le cerveau en marche - c'est-à-dire le plus souvent quand il se trompe, s'arrête, doute, reconfigure ses circuits de neurones et corrige ses erreurs.
    Enfin, à partir d'expériences simples que chacun peut réaliser chez soi ou à l'école, il explique la façon dont se construit la cognition chez l'enfant. Le volume se referme sur un lexique qui donne des définitions essentielles pour comprendre notre architecture cérébrale.
    Une somme réunissant des ouvrages importants, dans lesquels Olivier Houdé a su mettre le fruit de ses recherches à la portée de tous.

  • L'art-thérapie et la médiation artistique consistent en un accompagnement de personnes en difficulté (psychologique, physique, sociale, existentielle) mises en position de création artistique aboutissant à des oeuvres plastiques, sonores, théâtrales, corporelles et dansées. Ce travail subtil, qui prend les vulnérabilités comme matériau, cherche moins à dévoiler les significations inconscientes des productions qu'à permettre au sujet de se créer à nouveau dans un parcours symbolique de création en création. Les interventions d'artistes, de médiateurs artistiques et d'artthérapeutes s'étendent désormais au champ social et permettent notamment de traiter le problème de la violence contemporaine.

  • La reconnaissance d'une activité inconsciente de l'esprit a été tardive et les psychologues ont longtemps ignoré l'inconscient. Il revient à la psychanalyse, dont l'essor s'amorça vers 1900 avec la publication de L'interprétation du rêve de Freud, d'avoir en quelque sorte dévoilé des structures psychiques inconscientes et d'en avoir fourni des schémas cohérents.
    Quels philosophes jouèrent un rôle précurseur, avant Freud, dans cette découverte ? En quoi consiste l'apport spécifique de la psychanalyse ? Quelles sont les répercussions, jusque dans la littérature, de ce phénomène majeur ?

  • Le « facteur humain » est l'expression par laquelle les spécialistes de la sécurité des personnes et de la sûreté des installations désignent le comportement des hommes au travail. Il est fréquemment invoqué dans l'analyse des catastrophes industrielles, des accidents du travail, et dans les procès ou les commissions d'enquête. On lui associe l'idée de faute. Paradoxalement, cette conception négative de l'intervention humaine repose sur une confiance sans faille dans la technique, et sur une méconnaissance des sciences humaines.
    Cet ouvrage récapitule les progrès réalisés dans les sciences de l'homme au travail, afin de formuler une doctrine plus nuancée que celle de l'école des « human factors », dans les années 1950.

  • Échographie foetale, console de jeux vidéo, ordinateur, smartphone, etc., les écrans peuplent nos vies et la réalité virtuelle s'invite dans notre quotidien à tous les âges. Cet usage des écrans inquiète parfois, interroge dans tous les cas quant à ses effets sur notre rapport au monde et à nous-mêmes. Les professionnels de l'éducation et du soin en particulier ne peuvent désormais faire l'économie d'une réflexion critique autour de ces outils numériques omniprésents et en constante mutation. Mais comment appréhender cette réalité virtuelle si présente et si diverse ?
    Au-delà des idées reçues, en croisant les regards philosophiques, psychanalytiques et des sciences de l'information, cet ouvrage met en débat les vertus et vertiges des multiples avatars de la réalité virtuelle contemporaine. Il propose ainsi les fondements d'une véritable psychologie du virtuel.

  • Psychologie du travail

    Guy Karnas

    La psychologie du travail est généralement définie comme « l'application de la psychologie au domaine du travail ». Cependant, une telle définition, à l'évidence triviale, ne rend pas compte de la diversité des approches et des champs de recherche participant de la psychologie du travail, et encore moins de la finalité de cette méthode qui a été élaborée dans le contexte singulier de la révolution industrielle et de la naissance de la psychologie scientifique.
    Qu'appelle-t-on exactement travail ? Quelle est la signification du travail pour le travailleur ? Comment analyser la psychologie à la fois du personnel et des organisations ? La réponse à ces interrogations devrait permettre de mieux cerner la quête de sens que l'activité constitue pour tout être humain.

  • La Gestalt-thérapie arrive en France dans les années 1970, dans la vague des nouvelles thérapies issues du courant de psychologie humaniste né aux États-Unis. Son appellation étrangère intrigue, qui ne dévoile pas le sens de cette démarche psychothérapeutique particulière. Car si la Gestalt-thérapie s'inscrit dans une filiation psychanalytique - Fritz et Laura Perls, ses fondateurs, ont d'abord été psychanalystes - elle repose sur une théorie comme sur une méthode propres. « Gestalt » signifie en allemand forme ou figure, au sens de « prendre forme ». Pour le Gestalt-thérapeute, l'individu n'existe que dans sa relation à l'altérité ; il se développe dans un champ de résonances et d'interactions. C'est cette conscience des modalités d'échange entre l'individu et son environnement que le Gestalt-thérapeute utilise. Il recherche avec le petient la mise en mouvement des formes figées pour fluidifier l'échange entre l'organisme et l'environnement.
    L'auteur propose une introduction à cette psychothérapie du contact qui invite à repenser le rapport de l'homme au monde. Elle expose les origines de la proposition gestaltiste, présente les spécificités de cette démarche thérapeutique, montre l'apport de cette approche pour les éducateurs, dans les arts ou encore dans le monde de l'entreprise.

  • Le terme d'autisme dérivé du grec autos - « soi-même » - a été utilisé pour la première fois en 1911 par le psychiatre suisse Bleuler pour décrire, chez les patients schizophrènes, la rupture d'avec la réalité et le retrait sur le monde intérieur. En 1943, le psychiatre américain Kanner procéda à la première description de « l'autisme infantile précoce », affection psychiatrique sévère, survenant dès la petite enfance, marquée par l'absence de contact d'avec la réalité et le repli sur soi.
    Cet ouvrage retrace, dans une vision globale de cette affection, l'évolution des théories, des pratiques, et des recherches la concernant. Il insiste sur l'importance du diagnostic précoce. Il propose un panorama des différentes recherches sur les origines de l'affection, et des diverses modalités de prise en charge éducatives et thérapeutiques des enfants et adultes autistes. Il rappelle enfin l'urgente nécessité de créer pour eux des lieux nouveaux d'accueil et de soin.

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