Bord De L'eau

  • L'ouvrage est fondé sur les articles écrits et augmentés contre les politiques de l'identité, le féminisme radical, le décolonialisme, la «cancel culture», etc.
    Ces textes d'intervention sont parus soit dans des revues d'opinion (Le Débat, Cités, La Revue des deux mondes, Le Droit de vivre...), soit dans des revues universitaires, soit dans des journaux (Le Monde...), et vont de l'analyse sociologique au billet d'humeur.
    L'ouvrage se présentera en trois parties : «Identitarisme », «Néo-féminisme», «Nouvelles censures».

  • Présent dans tous les esprits, un spectre hante notre actualité : l'identité.
    Sur fond de mémoires blessées, certains citoyens s'inquiètent, alors, d'une remise en cause des valeurs de la République, pendant que d'autres dénoncent la persistance des logiques coloniales et les souffrances qu'elles engendrent. Dans ce contexte, des mots s'entrechoquent : « Racisation », « privilège blanc », « racisme systémique », « islamo-gauchisme », « essentialisme », « identitarisme ».
    Au-delà des invectives ou des polémiques, il convient de clarifier les courants de pensée qui irriguent les études postcoloniales et décoloniales.
    Pour quelle raison et à quelle fin, leurs promoteurs mobilisent-ils la psychanalyse ? Sur quelles traditions philosophiques appuient-ils leurs analyses ?
    Les penseurs décoloniaux interrogent, pour leur part, la modernité/colonialité en remontant à la « conquête » de l'Amérique (1492). Cette prise en compte d'une histoire s'étalant sur plusieurs siècles permet-elle d'éclairer notre situation actuelle ?

  • Cette étude dresse un portrait de femmes qui ont réussi et du prix de cette réussite. Il est sans concession avec leur vision de la société française qui n'a pas facilité les choses pour elles. À la fois plaidoyer pour une politique de l'intégration qui écoute celles qui ont réussi, sortant de la misère en une seule génération, mais aussi miroir sur la façon dont nous ignorons les efforts parfois démesurés qu'elles ont dû accomplir pour devenir ce que Bernard Stasi appelait des « chances pour la France ».

  • Cet essai propose de dépasser les limites sur lesquelles butent les analyses mémorielles comme l'opposition entre conflits de mémoire versus réconciliation, mémoire versus histoire, « politiques mémorielles » versus déçus des échecs de celles-ci.

  • À lire et écouter les actualités ces derniers mois, il semblerait que la haine soit devenue ce « mal » du siècle inévitable et incontrôlable. La haine de l'autre serait l'apanage d'un quotidien devenu pesant voire dangereux. Mais si la haine semble être sur toutes les bouches aujourd'hui, aucune recherche sur ce qu'est le discours de haine n'a encore été menée. C'est donc une définition de ce qu'est la haine en discours et une compréhension du processus qui sont proposées ici. Comment peut-on définir la haine ? À quoi renvoie-t-elle ?
    Que dit-elle des identités de chacun·e, des idéo - logies et des croyances actuelles ? Surtout, peut-on la contrer et comment ? Par le biais d'une analyse fine d'exemples concrets et contemporains, c'est une véritable réflexion sur le discours de haine, ses processus et ses enjeux qui est proposée ici.

  • Cet ouvrage déplace le regard en le focalisant sur la capacité des acteurs civiques organisés (associations, coopératives, collectifs) à lutter contre la mafia, plutôt que sur les « actes sensationnels » des réseaux criminels.

  • La société civile est régulièrement convoquée dans l'histoire de France depuis la Révolution française pour rendre compte de ses passions, de ses émotions et de ses crises.
    Pourtant dans la construction jacobine d'un Etat débordant largement ses prérogatives régaliennes, la société civile organisée a joué depuis plus de deux siècles et joue toujours, de plus en plus, un rôle décisif dans la construction de « l'archipel français ».
    Cet ouvrage retrace pour la première fois une trajectoire de longue durée, au prisme des sciences humaines et sociales (SHS), de la société civile organisée, dans la diversité de ses composantes et la recherche difficile de ses formes de coordination. La société civile organisée se présente ainsi dans l'arène politique comme un Janus travaillant à la fois avec l'Etat et contre l'Etat, tout contre. Elle quadrille l'Hexagone de ses « forces vives » entrepreneuriales, syndicales, socio-politiques et associatives. Comme galaxie elle fait et défait le tissu social français et la trajectoire différenciée de ses territoires.

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  • L'évolution des technologies a toujours soulevé des questions sociales et politiques majeures dans les sociétés.
    Aujourd'hui, leur omniprésence et l'accélération de leur développement provoquent un bouleversement dans la construction et les fonctionnements de la subjectivité, les flux informationnels et sensoriels continus semblant ébranler les repères stables et les limites tangibles organisant l'espace et dans le temps.
    En est-il cependant de même dans toutes les cultures ?
    Il est peu contestable que les technologies contemporaines semblent déborder les individus ; que l'omniprésence d'images sur les écrans paraisse entraver la construction du sens, l'intelligibilité, jusqu'à empêcher les hommes de comprendre ce qu'ils font et le monde dans lequel ils vivent : que tout cela puisse induire en effet un déclin, voire un effacement des limites, avec effets majeurs sur la subjectivité, sur la personnalité contemporaine.
    Pourquoi ? Parce que l'intériorité, l'espace intérieur, le for intérieur, ne sont pas donnés à l'homme avec la vie. Il faut qu'ils se construisent. Et cette construction n'est possible qu'à partir des dialectiques de la veille et du sommeil, du bruit et du calme, du visible et de l'invisible, du montré et du secret, de l'extime et de l'intime, du dehors et du dedans, du public et du privé, du collectif et du solitaire. Les nouvelles technologies ne tendent-elles pas à rendre difficiles ces dialectiques, puisqu'organisant un monde où l'espace du sommeil, du calme, de l'invisible, du secret, de l'intime, de la solitude se réduirait comme peau de chagrin ?

  • Croqués par Daumier, décrits par Flaubert et Balzac..., le médecin, l'avocat, l'architecte, le notaire et bien d'autres professionnels sont-ils toujours des notables conformes à leur identité dans l'inconscient collectif de notre société ? Dans notre monde en pleine mutation socio-économique, ces métiers libéraux, dits traditionnels, réglementés, voient émerger de nouvelles activités dans le champ libéral, tout comme l'apparition de la professionnalisation du chirurgien au XVIIIe siècle ou la naissance de l'expert-comptable au XIXe siècle avec l'arrivée des activités industrielles.
    Si le terme « profession » est clair, celui de « libéral » est parfois ambigü. « Libéral » et/ou « libéralisme » sont des mots polysémiques et de charge polémique. Ils désignent à la fois des rapports particuliers entre l'individu, le professionnel et la société, et des pratiques économiques qui ne sont pas forcément capitalistiques pour le secteur des professions libérales, mais dans une logique comportementale d'indépendance et de liberté d'action.

  • Dans ce numéro, le cOllectif illusiO invite les auteurs à penser les transformations contemporaines du statut et du temps de l'enfance. Ce premier volume (il y en aura deux) est composé de textes d'horizons disciplinaires et théoriques multiples. Il s'organise en trois parties :
    Émancipation - Éducation - Aliénation.

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  • L'Internet est-il le lieu de toutes les étrangetés, de toutes les irrégularités ? On peut être tenté de le penser comme une rupture avec notre monde. Cet ouvrage explore ce modèle pour mieux défendre l'idée de la continuité. On insiste souvent sur les ruptures qu'il occasionne ; il couperait de toute vie sociale, provoquerait des dysfonctionnements de la personnalité. Ici la perspective s'inverse : L'auteur propose de penser l'internet dans le prolongement de notre monde. Le passage se fait de l'un à l'autre sans rupture, dans une fl uidité des mouvements. Évitons la dénonciation de supposées étrangetés d'internet. Il vaut mieux l'accepter, pour penser aussi bien cet enrichissement qu'il constitue, que les effets (parfois douloureux) d'amplifi cation qu'il produit.
    Isabelle Pariente propose un nouveau modèle : le regard que nous portons sur l'écran de notre ordinateur traverse une fenêtre et peut se penser comme une extension des possibles. N'oublions pas que nous suivons notre chemin sur l'écran éclairé de notre téléphone et que nous nous orientons ainsi dans un monde qui serait, sinon, silencieux et opaque.

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  • Une défense du cosmopolitisme comme outil de résistance aux dérives identitaires et de transformation concrète de la vie en commun. Elle appelle à créer des dispositifs démocratiques différents du modèle de gouvernance planétaire, affranchis des frontières pour réparer les injustices de la naissance.

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  • Une crise se produit lorsque les routines de savoir sont débordées par des réalités qu'elles n'arrivent plus à attraper ; que les appareils ordinaires de gestion collective n'arrivent plus à borner un réel qui leur échappe, que les maillages sémantiques des « opinions » ne sont plus en mesure de nommer les choses dans leur vérité substantielle.
    Les diverses offi cines de production de sens, indolentes ou fi gées dans des formules toutes faites, arrivent-elles à rendre raison de ce qui s'est tramé en silence, frayé son chemin depuis des années, et qui annonce dans le fracas des épouvantes déjà en cours, la virtualité d'un pire encore à venir ?
    Ce qui vient faire signe maintenant sous le nom générique de djihadisme ou de daeshisme, pourrait bien se présenter, dans la contingence historique d'un télescopage entre les enjeux subjectifs internes à la sphère mahométane et l'aff aissement moral de l'hébétude angélique de nos régions supposées démocratiques, comme un nouveau moment de destructivité moderne. Un moment itératif qui se pré-positionne, prend ses marques mortifères, en prolongement du siècle passé, « siècles des génocides ».
    Un pas de plus. Il serait erroné de guetter des analogies visibles avec les précédentes vagues ; mais il ne serait pas vain d'en saisir la dynamique de leurs homologies profondes.
    Freud évoquant les désastres annoncés de son temps notait que « le progrès avait conclu un pacte avec la barbarie ». La réalité démontre la réciprocité et l'interchangeabilité des termes de l'énoncé freudien...

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  • Le lycée Jean-Quarré, dans le dix-neuvième arrondissement de Paris, est squatté depuis l'été par sept cents réfugiés tout juste arrivés en France. Mathilde Weibel entre un matin un peu par hasard, et y rencontre Saïd, Naïm et Ahmad, traducteurs pour l'armée américaine en Afghanistan, qui ont fui les menaces des taliban ;
    Isaak, emprisonné et torturé à Khartoum pour avoir participé à une manifestation ; Jamal, dont la famille a été décimée au Darfour ; Mimi, Palestinien qui a passé huit ans en Grèce avant d'échouer là, on ne sait pas trop pourquoi. Et les autres, les dizaines d'autres qui se mettent à partager avec elle leur passé et leurs souvenirs.
    Très vite, pour faire face aux bouleversements qui m'habitent, elle se met à écrire.
    Quand elle comprend qu'elle s'est laissée envahir par la situation, il est déjà bien trop tard pour se détacher d'eux. Le lycée Jean-Quarré est évacué en octobre.
    S'ensuivent les occupations de la place de la République, des trottoirs de Stalingrad et de l'avenue de Flandre. Elle continue de donner des cours de français, d'accompagner à l'hôpital et à la Préfecture, de partager des repas et des fous-rires. Entre La Chapelle et Jaurès, elle se fond dans leur monde et elle partage leur vie, apprenant leur langage et apprivoisant leurs histoires. Et elle devient peu à peu l'une des leurs.

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  • L'économie héritée du modèle de La distinction de P. Bourdieu manifeste des signes de fragilité.
    Un changement théorique et conceptuel est nécessaire parce que les goûts ne sont pas réductibles à la position et à l'origine sociales des personnes, parce que les biens culturels ne possèdent plus une seule valeur (leur légitimité sociale) mais une reconnaissance, parce que les usages sociaux de la culture varient selon les situations sociales (en couple, en famille, entre pairs, entre amis, etc.) et ont des significations diverses pour les individus (en termes de plaisir culturel, de savoir). Les goûts ne pas réductibles à des rapports de distinction et de domination. Pour saisir cette évolution, il faut requalifier la distinction en différenciation, la structure positionnelle en identité sociale et générationnelle, le capital culturel en savoirs et la légitimité en reconnaissance et en normes de groupe.
    Il faut poser le genre culturel comme catégorie constitutive du goût et du jugement de valeur, et enfin, soutenir l'autonomie sociale du monde de la culture par rapport au monde de l'école.
    Le livre se propose de renouveler la description et la conceptualisation des goûts et des pratiques culturelles contemporaines afin de les rendre plus adéquates à l'expérience et à la structuration des pratiques actuelles.
    Treize chapitres consacrés aux pratiques et goûts culturels qui défendent un modèle de la diversification culturelle et de la différenciation sociale.
    La première partie traite de la mise en genres esthétiques et axiologiques des domaines culturels, schématisée par une « tablature » contemporaine des goûts ; la seconde aborde la différenciation sociale à laquelle s'articule cette diversification, notamment par la génération historique d'appartenance des individus ; et, enfin, la troisième partie traite de l'évolution conceptuelle qui s'impose pour la sociologie de la culture.

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  • Cet ouvrage rassemble les meilleurs spécialistes de la consommation pour essayer de comprendre les nouveaux dispositifs de captation mis en place par le marketing, les marques ou la distribution et les consommateurs.
    Il nous fait découvrir tour à tour les transformations de la proximité des échanges marchands et la diversifi cation des stratégies de la distribution qui lui sont liées, les ruses du capitalisme vis-à-vis de l'économie collaborative, les contraintes de la géopolitique sur le pouvoir d'achat des classes moyennes les plus démunies, les stratégies de contournement, de résistance ou d'arbitrage des consommateurs. Le mouvement brownien qui caractérise la société des consommateurs nous conduit à repenser le sens de l'émergence, non pas du seul point de vue individuel du consommateur, mais comme un système d'interactions sociales, comme un jeu entre des acteurs collectifs, nationaux et internationaux, dans lequel chacun essaye d'infl uencer l'autre, de le capter, dans le sens de ses objectifs de rentabilité, de développement durable, de prise en compte de ses contraintes ou du sens et de l'imaginaire qui organise la vie de chaque acteur individuel ou collectif. Un regard pertinent de la part d'acteurs qui sont à la fois dans le monde académique et qui connaissent bien le monde des organisations marchandes.

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  • À quoi bon s'indigner si ce n'est pas pour reconquérir la dignité d'une citoyenneté active ? Se « redigner ». Une citoyenneté confi squée par le système de l'argent, des bureaucraties et des médias. De cette confi scation le sport est un parfait révélateur.
    On ne donne plus à voir que des superchampions trop souvent dopés, - un pour mille, dix mille ou cent mille sportifs -, et des instances dirigeantes trop souvent corrompues.
    Pourtant, un peu partout, les valeurs du sport restent celles qui suscitent le plus de passion et qui créent le plus de lien social.
    Dans les « quartiers », là où l'École et les institutions défaillent, seul le sport éduque encore à la citoyenneté. Mais ce qui est vrai du sport l'est de tous les autres domaines. Partout, dans tous les champs, c'est une citoyenneté active et digne, convivialiste, qu'il est plus urgent que jamais de (re)construire.

  • Automne 2014, un manifestant est tué par une grenade lancée par un gendarme à Sivens. L'armement de la police fait, pour la première fois, la une de l'actualité.
    Loin de susciter de réactions à la hauteur, ce drame est l'occasion pour le pouvoir de renforcer ses stratégies de maintien de l'ordre en faisant interdire et réprimer implacablement les mobilisations qui suivent. La mort de Rémi Fraisse n'est ni une « bavure », ni un accident. Elle est le produit d'une logique structurelle, qui s'inscrit dans un processus d'impunité généralisée et de militarisation de la police en germe depuis deux décennies.
    Sur fond d'hégémonie culturelle des idées sécuritaires, la police française se dote de nouvelles armes sous l'impulsion des gouvernements successifs : taser, grenades, fl ashballs, LBD. On tire à nouveau sur la foule. D'abord expérimentées dans les quartiers périphériques, puis contre les mobilisations incontrôlables, les armes de la police s'imposent aujourd'hui potentiellement contre tous. « En blesser un pour en terroriser mille », telle est la doctrine des armes de la police.
    Cet essai passe en revue l'armement de la police pour comprendre ce que les armes disent de notre temps, quelles sont les logiques politiques qu'elles suggèrent, au-delà des spécifi cités françaises d'un maintien de l'ordre présenté comme irréprochable.

    Indisponible

  • L'expérience culturelle ; catégories, caractéristiques et conditions des pratiques en régime d'abondance culturelle Nouv.

    Que ce soit en mode mineur de l'expérience quotidienne ou en mode majeur de l'expérience rare et intense, l'expérience permise par la multiplication de l'offre culturelle et des dispositifs qui n'ont plus le Lieu culturel (avec une majuscule) comme leur lieu de réalisation privilégié (espace dédié, rendez-vous fixe, présence d'autrui, format prédéfini), est l'objet de cet ouvrage.

    À paraître

  • Le fait associatif dans l'Occident médiéval : de l'émergence des communs à la suprématie des marchés Nouv.

    Les associations dominent l'économie du Moyen Âge central : monastères, paroisses, guildes, confréries, communes, fondent la renaissance du XIIe siècle. Acter le fait associatif médiéval invite à poser l'hypothèse selon laquelle les associations et l'économie sociale ne sont pas une invention de la société contemporaine, mais plutôt une découverte. L'économie sociale n'est pas née en réaction au capitalisme, mais l'économie capitaliste est née de la transformation des associations de métiers et la prise de pouvoir des marchands et des banquiers sur les communs et les communes aux XIIIe et XIVe siècles. L'origine partagée des associations et des communs, permet de renouer les liens oubliés des solidarités contemporaines avec les solidarités traditionnelles.
    Enraciner le fait associatif dans une histoire millénaire invite enfin à penser l'« associatisme », défini comme le mouvement associatif de longue durée. Les formes de l'associatisme évoluent au cours de l'histoire.
    Au Moyen Âge il prend la forme de l'association communautaire ; pendant la période contemporaine il prend celle de l'association coopérative.

    À paraître

  • Les nouveaux désobéissants sont-ils de dangereux « hors-la-loi » qu'il convient de traiter et de sanctionner en tant que tels ou, au contraire, sont-ils des « citoyens » exemplaires dont la bravoure permet d'approfondir la démocratisation de nos institutions ? La citoyenneté est-elle compatible avec la désobéissance et, si oui, à quelles conditions, jusqu'où et dans quel but ?
    Au cours des trente dernières années, le centre de gravité de la contestation sociale s'est progressivement déplacé du répertoire d'actions légal (vote protestataire, syndicalisme, grève, manifestation, pétition) vers des modes de contestation qui outrepassent de plus en plus fréquemment les frontières de la légalité (pirates informatiques, zadistes, manifestations interdites, désobéissants civils).
    Ce débat mobilise de nombreuses énergies politiques, médiatiques et judiciaires.
    Les sciences sociales et la philosophie politique sont en revanche restées discrètes sur la question. Le présent ouvrage entend combler ce manque.
    Loin de menacer la démocratie, la désobéissance civile lui confère un nouveau souffl e. A l'heure où, face à la montée du chômage, du racisme et des intégrismes, d'aucuns entendent sauver la République par un retour à l'ordre moral et juridique, l'auteur plaide au contraire pour une société ouverte au confl it et à la remise en question. « Il faut beaucoup d'indisciplinés pour faire un peuple libre », écrivait déjà George Bernanos à l'orée de la Seconde Guerre mondiale.
    Considérer les nouveaux désobéissants comme des « citoyens » plutôt que de leur attribuer les étiquettes diff amantes de « délinquants » et de « fossoyeurs de l'ordre public » permet de penser de nouvelles armes politiques pour renforcer la démocratie.

  • Après un premier volume consacré à l'éducation des enfants et notamment à l'analyse critique de l'institution scolaire, Illusio poursuit son exploration du continent « enfance » à l'heure de la massification, du conformisme et de la domination du « mondemarchandise ». Au temps de l'humanité superflue, les enfants y sont produits, fabriqués, numérisés, standardisés et surveillés dans les centres mondialisés quand d'autres, aux périphéries du monde, se trouvent brutalisés, enrôlés dans des organisations mafieuses et criminelles, exploités pour produire les richesses du monde sans que la plupart de ces enfants n'aient la possibilité de « jouer le monde » et par là d'échapper à l'aliénation et à la soumission.

    À paraître

  • L'ecole republicaine ou l'histoire manipulee - une derive reactionnaire Nouv.

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