À propos

1729. La colonisation de l Irlande est achevée depuis près d un siècle. Le détournement du produit de la terre au profit des propriétaires anglais affame le peuple irlandais. C est dans ce contexte que Jonathan Swift publie cette Modeste proposition. Ce chef d uvre d humour noir, qui suggère aux Lords, pour remédier élégamment à la misère en Irlande, de mettre à leur menu de la chair d enfant de pauvres, est aussi une arme rhétorique redoutable contre le règne de l homme-marchandise, l anonymat glaçant des arguments statistiques, les logiques aveugles et simplistes du profit à tout crin.Raoul Vaneigem a fait partie de l Internationale situationniste. Son Traité de savoir-vivre à l usage des jeunes générations inspira largement le Mouvement des occupations de mai 1968. Son uvre oppose le concept d autogestion généralisée à l effondrement général programmé par la société marchande. Cet essai est suivi d un article de D. Millet et E. Toussaint intitulé « Pourquoi une faim galopante au XIXe siècle et comment l éradiquer », et publié sur cadtm.org.



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  • EAN

    9782916952291

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Longueur

    17 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    0.5 cm

  • Poids

    70 g

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Jonathan Swift

Jonathan Swift ne fut pas uniquement l'auteur mondialement connu des Voyages de Gulliver. Né en 1667 à Dublin, il fut tour à tour secrétaire d'un diplomate, docteur, doyen de la cathédrale de Saint Patrick de Dublin, précepteur d'une jeune fille, Esther Johnson, à qui il adressa le Journal à Stella... Avec ses amis John Gay, Alexander Pope, lord Bolingbroke et John Arbuthnot, l'écrivain irlandais fonde « le Scriblerus Club », attelé à vilipender la société de l'époque sous la forme de pamphlets, publiés sous le pseudonyme de Martin Scriblerus. Engagé dans les luttes littéraires, religieuses et politiques de son temps, Swift est satiriste à la mesure de sa misanthropie. Isolement qui ne l'empêche pas d'entretenir une profonde amitié avec d'éminents esprits de l'Angleterre du XVIIIe siècle, révélée dans sa Correspondance avec le Scriblerus Club (Allia, 2005). Il meurt en 1745 à Dublin.

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